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 A doll's memory : the secret memento.

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Amerlyllian Die Rosenberg


MessageSujet: A doll's memory : the secret memento.   Ven 19 Juin - 0:21

Gotham outside, 22 Septembre 2000.
La vieille horloge du salon sonna les douze coups de minuit, annonçant le début d'une nouvelle journée. Cela faisait déjà un peu six mois que ton cœur avait cessé de battre. Six mois que tu avais cessé d'être pour beaucoup. Peu de temps après que l'on ait trouvé ta dépouille, même si les médias n'avaient pas été informés de ton identité, ton ancien tuteur légal ainsi que les docteurs qui s'étaient occupés de toi avaient installé une petite dalle en marbre blanc dans la forêt, loin des autres tombes, en dehors du cimetière de Bristol car c'est ainsi que tu l'aurais voulu – selon eux. Les médias avaient uniquement annoncé l'arrestation du tueur d'infirmières ainsi que le décès de sa dernière victime – toi. Trevor Drevis s'était livré de lui-même à ce qu'il paraît, avouant son crime par regret : tu savais qu'il ne voulait pas te tuer et, si tu avais eu un corps sain, tu n'aurais pas trépassé ce jour-là.

Tu n'avais jamais osé t'approcher mais tu avais déjà vu les autres venir rendre visite à ce semblant de tombe –  vide, qui plus est ; on y déposait des fleurs et on y allumait des bougies tous les 15 du mois ainsi que lors de tes anniversaires – et autres fêtes dites importantes. Lors de ton dernier anniversaire, on y déposa une peluche avec laquelle tu dormais quand tu étais chez ton tuteur.

Un long soupir se fraya chemin entre tes lèvres.
La tête posée contre le mur, assise sur le bord de la fenêtre du salon, tu contemplais la ville. Tu savais que ce n'était pas l'endroit le plus sur ni le plus recommandable mais tu trouvais triste que des innocents doivent payer pour les crimes de certains. Gotham n'était pas entièrement pourrie car, sous les décombres et parmi ces multiples feux, des vaillantes fleurs se dressaient, renaissant une et une autre fois de leurs propres cendres. Gotham avait besoin d'espoir, pas de mercenaires ni de policiers ni des criminels qui traqueraient et neutraliser jusqu'au dernier individu sortant du moule : il n'y avait pas besoin que tout rentre dans l'ordre, il y avait juste besoin d'atteindre à certain équilibre. L'être humain a toujours craint l'inconnu et toi, tu faisais partie de ces choses qui leur échappaient et qu'ils n'arriveraient certainement pas à comprendre. Tu savais ce qui se passait dans cet enfer, tes rêves et tes visions t'aidaient à compléter le sinistre puzzle qu'était devenue la réalité.

Ludwig, ton terra-nova, vint te donner un petit coup de museau avant de poser sa tête sur ta cuisse.
Tendrement mais distraitement, tu l'as flatté pendant qu'il léchouillait ta main ; il savait quel jour on était et, comme tous tes autres compagnons, il était inquiet. Même les plantes avaient ressenti ta baisse de moral. À leur façon, chacun d'entre eux avait tenté de t'encourager et te réconforter : certains venaient se caler près de toi ; tandis que, d'autres tentaient de te transmettre leur calme ou bien te divertir en t'invitant à jouer avec eux. Après quelques instants de réflexion, pendant lesquels tu as erré dans ton appartement, attendant le retour de Hells – qui était allé faire un petit job –, tu t'es décidée à quitter les lieux afin de te diriger vers la forêt. Tu avais déjà mangé, plus tôt dans la soirée alors tu n'avais pas trop faim – pour l'instant. Il a fallu que tu traverses Gotham Uptown et le Cimetière St. Paul avant de pouvoir rejoindre les bois où on avait installé ton épitaphe.

Cela t'avait pris un peu plus de trois heures pour t'y rendre, puisque c'était dans un petit coin reculé. C'était dans une grande souche d'arbre se trouvant près d'un ruisseau qu'on l'avait mise. Lentement, tu t'es accroupie et tu as effleuré la dalle de marbre. Elle était incrustée par terre mais elle était aussi propre que le premier jour. Seulement quelques herbes avaient poussé autour, laissant retomber paisiblement leurs feuilles sur elle, la caressant. Tu as retiré ton masque tu l'as posé à côté des bouquets de fleurs qu'on y avait récemment déposé. Tu as retiré ce qu'on avait mis dessus afin de pouvoir lire ce qu'on y avait marqué :

In memoriam Amerlyllian A.D. Die Rosenberg.
21 avril 1972 – 15 Mars 2000
« La Mort n'est pas la fin, mais le début. Puisse Dieu être avec toi, te guider et te protéger.
À présent, tu es loin de tes souffrances mais pas de nous : tu es et resteras dans nos cœurs.
Requiescat in pace, petit rossignol.
 »
Quiète, telle une poupée de porcelaine aux lèvres entre-ouvertes, tu es demeurée là – dans le plus austère des silences – pendant plusieurs minutes. Tes prunelles rougeoyantes prirent une teinte d'azur, témoignant de ta mélancolie. Tes iris étaient devenus tellement clairs, que leur couleur pouvait se confondre avec du gris glacé. Aucun oiseau nocturne ne semblait vouloir chanter, t'accompagnant dans ton deuil ; seuls les grillons crissaient afin d'annoncer les fraîches températures qu'auraient lieu durant la journée. Tu as fermé les yeux, redessinant ces gravures argentées du bout des doigts.
Do not stand at my grave and weep
I am not there, I do not sleep
When you wake in the morning hush,
I am the swift, uplifting rush 

I am a thousand winds that blow.
I am the diamond glint on snow.
I am the sunlight on ripened grain.
I am the gentle autumn rain.


Te laissant aller au gré de tes émotions, tu as entonné un requiem.
Ta voix angélique était emportée par la légère brise automnale, la répandant partout assez loin dans la forêt : il fallait que tu t'exprimes, que tu te défoules. Tu avais besoin de chanter ta peine... Des flash te ramenant aux instants où ceux qui ont déposé les fleurs et les bougies s'étaient tenus là, où tu étais, à te pleurer ou à essayer de s'adresser à toi. Tu étais vraiment soulagée de savoir que les citoyens n'ayant aucun rapport avec la police ou la mairie n'étaient pas au courant de ton trépas. Tu n'aimais pas être traitée comme n'importe qui ni être mise sur un piédestal, tu voulais juste qu'on s'adresse normalement à toi.
Do not stand at my grave and weep
I am not there, I do not sleep
When you wake in the morning hush,
I am the swift, uplifting rush 

I am a thousand winds that blow.
I am the diamond glint on snow.
I am the sunlight on ripened grain.
I am the gentle autumn rain.

Peu à peu, tu as rompu le contact physique avec l'épitaphe, faisant cesser les visions.
Tu as rouvert tes yeux, regardant tes mains : la pierre était froide, mais tu avais été incapable de le ressentir. Tu te souvenais d'ô combien épuisant était l'utilisation de ta Perception de Chronos, quand tu étais du commun des mortels. À présent, c'était une toute autre histoire : ça ne semblait pas consommer autant d’énergie. Était-ce parce que ton corps était en parfaite santé, maintenant... ? Tu l'ignorais. Tu ne savais pas grande chose sur tes capacités, en fin de comptes.
Gentle birds in circling flight
I am the soft star that shines at night
Oh do not stand at my grave and cry
I am not there, I did not die

I am a thousand winds that blow.
I am the diamond glint on snow.
I am the sunlight on ripened grain.
I am the gentle autumn rain.

Même si tu avais réussi à te faire oublier, tu aurais tant aimé dire à certaines de ces personnes que tu étais toujours là, que tu n'étais pas tout à fait morte : tu vivais, mais d'une autre façon. Par exemple, à ton ancien tuteur... Il ne savait que tu étais en vie mais il t'avait déjà aperçue en ville – ce ne fut qu'en un clin d’œil. Il t'avait surpris à l'observer mais il crut n'y voir qu'une illusion. Malheureusement, pour eux, tout comme pour la police, tu serais un monstre, sans doutes...
Gentle birds in circling flight
I am the soft star that shines at night
Oh do not stand at my grave and cry
I am not there, I did not die

I am a thousand winds that blow.
I am the diamond glint on snow.
I am the sunlight on ripened grain.
I am the gentle autumn rain.

Et puis, cet homme n'avait pas besoin de toi, il était heureux maintenant que tu n'étais plus dans les parages – quoi qu'il puisse dire ou penser. Tu avais été à deux doigts de briser sa famille en faisant naître quelques sentiments chez lui. Si c'était arrivé, tu l'aurais regretté. Tu jugeais avoir bien fait de partir et ne pas prendre contact avec eux, ne les croisant que de temps à autres – surtout ton tuteur, puisqu'il travaillait dans l’hôpital où tu étais soignée de ton vivant.
Do not stand at my grave and weep
I am not there, I do not sleep...

Doucement, tu as secoué la tête, chassant cette parade de sinistres pensées, tu t'es redressée et tu t'es éloignée de la fausse sépulture. Continuant de fredonner, tu as commencé à rebrousser chemin : il était temps de rentrer à la maison. Le soleil ne saurait tarder à se lever et si tu ne te dépêchais pas assez, il pouvait te surprendre dehors. Tu n'avais pas réussi à te changer les idées, mais tu avais pu te défouler un peu. Tu devras remercier tes compagnons en bonne et due forme – une fois qu'ils se réveilleront.



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