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 Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]

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MessageSujet: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Sam 10 Sep - 21:39

    Sortant de l’échoppe asiatique, la rouquine passa sa main dans ses cheveux rougeoyant. A nouveau, la tignasse s’était éteinte, sous couvert de la nuit, et son body vert semblait noir à nouveau, au vu du manque d’éclairage public. C’était un peu ça, le problème des bas-quartiers de Gotham. Les lampadaires étaient tellement en piteux états, un peu comme les rues en règle général, et ne parlons pas des individus qui la peuplait. Non, décidemment, Pamela Isley n’aimait pas traîner ici. Mais Poison Ivy, elle, savait que c’était le meilleur endroit pour faire des affaires, organiser de sales coups – qui pour elle n’étaient pas du tout si mauvais que ça d’ailleurs -, et rencontrer foule de personnes qui pouvaient présenter, à un moment ou un autre, un interêt certain. !

    Les yeux de l’Empoisonneuse se levèrent vers le ciel. La nouvelle lune lui apportait la discrétion nécessaire à ses transactions, mais elle observait les étoiles, ces petits astres luisants au loin, qui semblaient attendre et observer. C’était toujours étonnant, selon elle. L’astronomie, elle trouvait ça bien trop approximatif, les calculs qui se faisaient sur des milliers ou des millions d’années. Non. Ca n’allait pas. Elle étudiait des faits, des réalités scientifiques, des êtres vivants qui lui offraient leurs secrets au jour le jour. Elle inventait des formules et des poisons, en se basant sur des combinaisons chimiques qui avaient prouvé leur efficacité. Oui. Poison Ivy était une femme de faits. Et pourtant, n’était-elle pas magique elle-même, guérie par miracle d’une maladie incurable, capable de parler et de communiquer aux plantes, pouvant éliminer quelqu’un par un simple contact de ses lèvres ?

    - Cette fois, c’est vous qui ne semblez pas magique.

    Un petit sourire en coin éclaira son visage aux reflets verts pâle. Quelques pas plus tard, elle s’installa sur un banc. Surement qu’elle ne passait pas inaperçu, mais elle mettait quiconque au défi de l’approcher. Ouvrant le sac qu’elle transportait, elle jeta un coup d’oeil à l’intérieur. Ivy hocha lentement la tête de droite à gauche. Elle n’aimait pas tout ça, ces remèdes de bonne femme, de grand-mère, et surtout les idées farfelues des asiatiques au sujet des médecines parallèles – encore son esprit scientifique, sans doute, qui s’exprimait pour la ramener à la raison -. Et pourtant, elle savait exactement ce qu’elle allait faire de tout ça.

    Quelques jours auparavant, elle avait découvert, au fond de sa serre, une formule explosive, qui lui permettait de créer une sorte de grenade, qui, en explosant, ne brûlait pas les spores qu’elle libérait. Mais pour ça, il lui fallait les ingrédients qu’elle était venue chercher ici et qu’elle s’apprêtait à ramener. D’ailleurs elle décida que sa pause était terminée, et se leva du banc, pour reprendre le chemin du retour. Maintenant, il fallait ne pas faire de trop mauvaise rencontre.
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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Dim 11 Sep - 16:23



Green is our blood





La tragédie qu'avait été Arkham City avait pris fin... Peut-être pas toujours de la meilleur façon possible, mais ça nous ne le saurions dans les jours qui suivraient. Pour pouvoir être catégorique, il faudrait attendre de voir les retombées juridiques... S'il y en avait.

Pour le moment, je me sentais désœuvré... La mission que je m'étais donnée était terminée. Et... Je ne savais pas vraiment quoi faire de mon avenir maintenant.

Recoller les morceaux avec Dinah pour commencer... Et ensuite ? Retourner à Star City ? Révéler au grand jour que, non, Oliver Queen n'avait pas péri en mer il y a cinq ans ?

J'allais m'attirer des ennuis... Ou plutôt des responsabilités. J'avais horreur de ce mot... Et encore plus de qui l'accompagnait.
Pour le moment, je me satisfaisait de continuer à jouer les justiciers à Gotham, mais je n'allais pas pouvoir me satisfaire éternellement de ce genre d'occupation.

C'était presque amusant de constater que les rues de la ville n'avait rien à envier à celles du ghetto d'Arkham City...
Je surveillais depuis un petit moment ce bouge de Chinatown qui semblait vendre des substances pour le moins... Douteuses.

J'avais hésité à aller y faire un tour incognito, mais je craignais trop que l'on reconnaisse Oliver Queen. Je préférais plutôt attraper un camé et examiner sa marchandise en tant que Green Arrow.

Et justement, le destin m'avait apporté tout juste ce qui me fallait. Une charmante rouquine était sortie de l'échoppe avec un petit paquet. Ce n'était pas vraiment le genre de personne que je m'attendais à voir ici, mais son allure soignée pouvait tout à fait être celle d'une cadre d'entreprise soumise à un stress intense... Pas besoin d'en dire plus.

Je dégainais mon arc et tirait au pied de la jeune femme une flèche... Pas dans le but de lui faire peur mais simplement d'attirer son attention.

D'un bond, je quittais ensuite mon perchoir pour aller faire ma petite enquête... Elle était encore plus mignonne vu de près. Dommage qu'elle ait de si vilaines habitudes...

- Bonsoir miss. Ne vous inquiétez pas, je ne suis pas de la brigade des stups... Je veux juste voir ce qu'il y a dans votre petit sac.

Je commencerais par la manière civilisée... Si elle refusait de coopérer je devrais me faire plus insistant.
Bien sûr, il était possible que son paquet ne contienne rien d'inhabituel mais j'avais quand même un sérieux doute... En cas d'erreur je n'aurais qu'à m'excuser poliment.

Mieux valait passer un imbécile que de laisser une crapule continuer à abuser des problèmes des gens en les tuant à petit feu.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Mar 13 Sep - 21:38

    La flèche vint résonner à ses pieds, rebondissant sur le sol dans un tintemment métallique. Evidemment qu’elle ne s’était pas fichée dans le sol, puisque c’était du béton. Et qu’à moins que la flèche soit dotée d’une perceuse à béton, bah… Bref, vous voyez l’image, on va pas faire un dessin. Il n’empêche que cette action avait eu le mérite d’attirer l’attention de la jeune femme qui s’était stoppée net, relevant la tête, cherchant l’origine du trait qui gisait désormais sur le trottoir.

    Elle n’eut pas à attendre longtemps avant de voir débarquer un homme étrange et encapuchonné. Bon sang. Elle pouvait sentir d’ici que c’était un de ces foutus justiciers. Il en avait l’aura, et surtout la façon de se déplacer, bien trop sûr de lui, l’arc à la main, comme si rien ne pouvait lui arriver. Et pourtant, elle ne lui conseillait pas de se frotter à elle. Parce qu’elle ne lui ferait pas vraiment vraiment de mal. Cependant, elle n’hésiterait pas à se défendre.

    - Voir ce que j’ai dans mon sac ?

    La rouquine haussa un sourcil à la fois interrogateur et affreusement désinvolte, puis baissa les yeux vers le sachet en papier kraft qu’elle portait. Oh, elle savait que si il y fourrait son nez, il ne trouverait rien de bien probant. Quelques remèdes chinois, des poudres un peu étranges, des sérums, des huiles, des végétaux. Tout ça, même mis à la suite les uns des autres ne pourraient pas l’aiguiller sur l’utilisation qu’elle pourrait en faire. Elle ne pouvait pas passer pour une droguée, ni même une revendeuse. Autant dire que c’est plutôt tranquillement qu’elle lui tendit son sac.

    - Je vous en prie M’sieur. Faites vous plaisir.

    Elle fit quelques pas en arrière, après qu’il ai saisi le sac, pour retourner s’asseoir sur le banc où elle était installée quelques minutes auparavant et croisa ses longues jambes, posant ses mains sur ses genoux. Là, elle était confortablement assise en attendant qu’il ai fini sa fouille.

    - Est ce que je pourrais savoir à qui ai-je l’honneur ?

    Est ce qu’elle n’avait vraiment aucune idée de qui il était ? Difficile de savoir, parce que la bougresse était bonne actrice. En tout ca, il ne pouvait pas le savoir lui-même. Elle attendit quelques minutes, qu’il puisse fouiller à sa guise, et se releva pour le rejoindre. Sans délirer, la première chose qui le choquait, c’était son sac et d’où elle venait, et pas son habillement ? Les héros étaient tellement bizarres parfois.

    - Je peux repartir, ou…. ?


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Jeu 15 Sep - 15:28



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Pour une camée elle était bien calme et posée... Je sentais déjà venir la bavure. Bon après tout je ne l'avais pas brutalisé physiquement ou verbalement non plus...

J'étais cependant assez surpris qu'elle soit aussi à l'aise malgré le fait qu'elle se soit fait alpaguer par un type déguisé en Robin des bois. La plupart des Pékins moyens redoutaient encore les justiciers... D'autres leur faisait davantage confiance qu'à la police. Parfois pour de bonnes raisons hélas...

Son sac à malice était bien garni, mais j'étais bien incapable de dire de quoi... En tout cas ça ne ressemblait pas à de la drogue. À tous les coups, le vieux n'était qu'un rebouteux qui vendait des produits cosmétique bio. Pour le coup, la rouquine était tout à fait le genre de cliente désignée pour ce genre de substances...

- Est ce que je pourrais savoir à qui ai-je l’honneur ?

Oui c'est vrai que je ne m'étais pas présenté... Si je voulais préserver mon image de Gentleman c'était un minimum. Je ne voulais pas qu'on me prenne pour un sauvage...

- Green Arrow Mamzelle... Pas très spirituel hein ? Mais bon reconnaissez que c'est simple à retenir.
Désolé de vous avoir importuné, Les barons de la drogue ont la main lourde dans Gotham et Chinatown ne fait pas exception. J'ai simplement supposé que vous n'étiez qu'une victime de plus...


Je n'étais toujours pas sûr de moi à cent pour cent... Je n'avais pas clairement identifié tous ces produits comme étant des stupéfiants mais le marché allait vite et les nouveautés étaient chose courante dans le milieu. Je ne voulais pas me griller une piste juste parce que je n'avais pas poussé mes recherches à fond.

Des scanners similaires à ceux de Batman m'auraient aidés à dissiper mes doutes de façon définitive mais je ne disposais pas d'un matériel aussi sophistiqué. Si Green Arrow voulait continuer à subsister il était peut-être temps que je reprenne le contrôle de ma fortune... Et de mon entreprise. Si Queen CO était en mesure de fabriquer un équipement à la pointe pour la sécurité d'Arkham City, nul doute que je pouvais m'offrir de sacrés joujou.

Bref, il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond chez cette femme... De loin et dans le noir je n'avais pas fait attention mais son accoutrement était franchement bizarre.

- Je peux repartir, ou…. ?

Pour le moment, la réponse serait non. Je voulais poursuivre ma petite enquête.

- Ecoutez... De vous à moi. Je me fiche de ce que vous faîtes de votre vie ou non. Quelle que soit votre réponse je vous laisserai rentrer tranquillement chez vous... Je veux juste savoir précisément ce que vend ce rebouteux.

Je ne pouvais m'en remettre qu'à sa bonne foi, mais ça valait toujours mieux que rien. De plus, ce serait peut-être l'occasion d'en apprendre un peu plus sur elle.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Dim 18 Sep - 11:46

    Green Arrow. Ah ouais, elle avait entendu parler du justicier vert qui se prenait pour une sorte de Robin des Bois des temps modernes pour défendre la veuve et l’orphelin. Alors qu’est ce qu’il lui voulait, c’était une bonne question, qu’elle n’eut même pas le temps de poser dans la mesure où son interlocuteur lui répondait de lui même sans même attendre qu’ellee n’ouvre la bouche. Et la réponse était loin de lui convenir. Tellement qu’elle haussa un sourcil circonspect, et que sa bouche s’ouvrit légèrement, comme choquée par les propos qu’elle venait d’entendre.

    Elle ? Une victime ? Bordel, ça serait la meilleure ça ! Une victime ! Dans une mauvaise série comique, elle se serait retournée pour regarder la foule inexistante et l’interroger du regard en riant à gorge déployée. Poison Ivy, une victime des barons de la drogue ! C’était elle qui faisait des victimes, c’était elle la méchante dans l’histoire ! Est ce qu’elle avait seulement l’air aussi fragile ? Oui, clairement, l’Empoisonneuse était vexée, et la moue boudeuse qui prit place sur son visage ne pouvait que trahir cet état d’esprit.

    - Vous vous êtes donc fourvoyé. Claqua-t-elle sèchement, croisant les bras sous sa poitrine et détournant le menton, comme une enfant à qui on viendrait de dire quelque chose qui ne lui aurait pas plu.

    Replongeant son regard dans celui de Green Arrow, Ivy soupira. Elle n’avait donc pas l’autorisation du justicier pour repartir, et il cherchait désormais à l’inciter à balancer son revendeur préféré. Autant dire que ce n’était pas vraiment une option envisageable pour Pamela, qui songeait déjà aux différents moyens de négocier une fuite en avant. Oui, encore une fois, elle pouvait compter sur les transformations que les multiples expériences de Woodrue avaient infligées à son corps pour tenter de se tirer d’affaire. Mais pour ça, il fallait d’abord faire diversion, et elle était championne de la parlotte, ça tombait plutôt bien non ?

    Elle dirigea ses mains vers le sol, discrètement. Elle savait qu’en faisant de la sorte, elle entrait en contact avec les énergies terrestres. Elle le sentait, comme la sève dans le tronc d’un arbre, courir dans ses veines, remonter jusqu’à son cerveau, comme si son sang tournait vert, et qu’elle même devenait une plante.

    - Bah… Il vend ce que vend un rebouteux non ? Des remèdes de petite mamie asiatique, plissée comme un sharpeï obèse, des racines en tout genre… Entre nous, si jamais un jour vous avez des problèmes de… Elle lança un regard amusé vers le pantalon du justicier, vous voyez quoi, il vend, à ce qu’il paraît une poudre de corne de je sais plus quoi qui marche du tonnerre. Mais ça c’est la cousine de la voisine qui me l’a dit, alors je peux pas vraiment le vérifier.

    Pendant qu’elle parlait, détournant son attention, une petite foule de champignons minuscules s’extirpait de trous dans le béton de la route défoncée par le manque d’entretien. Elle comptait sur leurs spores qui, relâchées tout en même temps, pourraient être capable d’assomer un cheval. Mais ça, ça dépendrait surtout de la façon dont tournerait cet interrogatoire dissimulé.

    - Loin de moi l’idée de vous… De te hein, on peut se tutoyer, j’ai pas l’age d’être vouvoyée et toi non plus je pense… De te vexer donc, j’espère bien qu’avec tout l’exercice que tu dois faire au quotidien, tu dois pas être en trop mauvais état. Quoique ça veut rien dire. J’ai connu des gens qui n’était plus terrible à 20 ans !

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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Dim 18 Sep - 23:06



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Ma "suspecte" ne semblait pas de bonne humeur... Ceci dit, je ne pouvais pas trop lui en tenir rigueur. Je l'arrêtais en plein de milieu de la nuit pour lui causer drogue alors que si ça se trouve, son sac ne contenait tout au plus que des flacons d'huiles essentielles... Ça et le fait que l'avais pris pour une droguée, je pouvais comprendre sa vexation.

- Bah… Il vend ce que vend un rebouteux non ? Des remèdes de petite mamie asiatique, plissée comme un sharpeï obèse, des racines en tout genre… Entre nous, si jamais un jour vous avez des problèmes de… vous voyez quoi, il vend, à ce qu’il paraît une poudre de corne de je sais plus quoi qui marche du tonnerre. Mais ça c’est la cousine de la voisine qui me l’a dit, alors je peux pas vraiment le vérifier.

Bon sang... Ça sentait l'histoire à rallonge bien ennuyeuse. J'étais bien tenté de lui répondre qu'après cinq ans seul sur une île déserte, mon "vous voyez quoi" était parfaitement opérationnel (et même mieux que jamais) mais je préférai m'abstenir. Je n'étais pas là pour évoquer ce genre de détail avec une inconnue.

Ces histoires banales de commérage me laissait penser que je m'étais trompé mais ça pouvait tout aussi bien être une entourloupe... Finalement elle tournait autour du pot mais je ne savais toujours pas ce que contenait tous ses bocaux. Pire encore, son blabla était tellement ennuyeux que je commençais à me sentir fatigué...

- Loin de moi l’idée de vous… De te hein, on peut se tutoyer, j’ai pas l’age d’être vouvoyée et toi non plus je pense… De te vexer donc, j’espère bien qu’avec tout l’exercice que tu dois faire au quotidien, tu dois pas être en trop mauvais état. Quoique ça veut rien dire. J’ai connu des gens qui n’était plus terrible à 20 ans !

Tout ça ne menait nul part, il était grand temps que je mette fin à ce petit manège...

- Ecoutez miss je... !

Je ne pus finir ma phrase, interrompu par un bâillement bruyant... Qu'est ce que j'avais à être fatigué comme ça tout d'un coup ?! J'avais dormi toute la journée !
Cette somnolence n'avait rien de naturel... Je m'en avisais en regardant au sol. Des tas de petits champignons juste sous mes pieds me balançaient des spores à plein régime. Des trucs pareils ne poussaient pas sous les pavés de Gotham c'était une certitude... Mais je n'eus guère le temps de me pencher sur le pourquoi du comment.

Je m'écroulais comme une masse sur le trottoir, terrassé par la dose phénoménale de spores que j'avais inhalé, totalement à la merci du premier venu. Le pire dans tout ça, c'est que je n'avais même pas fait le lien entre les "champignons dodo" et la rouquine du quartier chinois...


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Mar 20 Sep - 18:18

    Un début d’phrase et puis s’en va. Voilà que le justicier vert s’effondrait comme un cheval mort sur le trottoir, et qu’un sourire satisfait apparaissait sur ses lèvres. Elle ramena ses mains à elle, et aussitôt les petits champignons disparurent comme ils étaient venus, comme une illusion parfaite qui n’aurait existé que dans l’esprit de Green Arrow.

    - Bravo mes tout-petits. Encore une fois, je ne suis pas déçue...

    Faisant quelques pas de plus vers lui, elle le poussa du bout du pied pour le faire rouler et le mettre sur le dos. Endormi, elle pouvait scruter un peu plus son visage, et constater effectivement qu’il n’avait pas l’air ni méchant, ni d’une réelle menace pour elle. Et pourtant, il avait commencé à fortement l’ennuyer avec ses questions. Après tout, à partir du moment où elle ne transportait pas de drogue, qu’est ce que ça pouvait bien lui foutre de savoir ce qu’elle avait acheté ?

    Pamela observa un instant la silhouette gisant sur le sol, pour regarda autour d’elle. Quelques badauds avaient vu la scène, mais tous connaissaient l’Empoisonneuse, et sa réputation n’était plus à faire. De ce fait, aucun n’oserait s’approcher ou interagir dans la scène. Et en même temps, elle ne pouvait pas non plus le laisser ici, pas vrai ? Elle avait déjà eu des problèmes avec la chauve-souris, alors elle n’avait pas vraiment envie de remettre ça tout de suite. Et puis elle avait promis de se tenir à carreaux. Pas que ses promesses aient un véritable sens, elle avait une parole plutôt menteuse en général. Mais elle avait goûté à Arkham et à la présence des autres fous qu’on pouvait trouver la bas.

    Bon le problème principale, c’est que, même si elle n’était pas fine comme une brindille fragile, elle n’avait surement pas assez de forces pour transporter l’homme qui était plutôt costaud sous son costume. Il allait lui falloir de l’aide, et à nouveau elle décida de demander de l’aide à ses fidèles amies les plantes. De longues lianes s’élancèrent pour s’enrouler autour des poignets et des chevilles d’Oliver, puis le soulevèrent pour suivre Ivy jusqu’à son repaire.

    A son retour de Gotham, et lors de l’emprisonnement de son père, elle s’était installée dans la maison familliale. Elle avait fait réparer la serre laissée à l’abandon par son paternel, et refait la déco en général pour redonner un coup de frais à la maison. Les plantes avaient eu le droit de prendre possession des murs, des sols, d’ouvrir les fenetres. Elles avaient envahi la façade, repeint le crépi.

    Ivy installa son hôte dans le salon. Assis dans un grand fauteuil matelassé, lié aux accoudoirs et aux pieds par les lianes, il se réveillerait dans une pénombre douce, et une chaleur un peu humide liée à la présence des végétaux. L’Empoisonneuse, elle, s’était éclipsée dans la cuisine pour ranger ses achats.
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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Jeu 22 Sep - 21:57



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Je ne savais pas combien de temps j'avais dormi ni même exactement ce qui avait causé cette soudaine torpeur... Toujours est-il que je n'avais pas fait une aussi bonne sieste depuis longtemps !
Je ne me souvenais que de cette histoire farfelue de champignon, mais je prenais ça davantage pour une hallucination que pour quelque chose de réellement tangible.

Toujours est-il qu'à mon réveil, je ne me trouvais plus sur les pavés... Mais sur un fauteuil. Confortable certes, rien à redire là dessus. Le seul petit truc gênant c'était le lierre qui avait poussé de telle sorte que mes membres étaient totalement paralysés...

En fait, c'est la maison toute entière qui était envahi de végétation... De la végétation qui poussait de manière assez ordonnée en y regardant bien à deux fois. Tout compte fait, cette histoire de chamipgnon n'était plus si stupide que ça...
Mais je ne comprenais toujours pas comment ces trucs avaient pu pousser subitement sous les pavés de Gotham. Pas plus que je ne comprenais comment du lierre pouvait décider de lui même de ligoter des gens.

Plus je regardais cet endroit, plus je me posais de nouvelles questions...
Enfin, déjà je pouvais faire le point sur les certitudes. Je ne m'étais pas retrouvé là par hasard : quelqu'un m'avait forcément amené ici. Je soupçonnais bien évidemment la dernière personne que j'avais vu ce soir : la rousse incendiaire amateur de vieux remèdes chinois.

Il me semblait entendre du bruit dans la cuisine... Le mieux était donc d'aller vérifier par moi même de quoi il retournait. Comme à chaque fois que je me faisais capturer on m'avait confisqué mon arc et mes flèches. Evidemment.
Mais mes ravisseurs oubliaient plus volontiers le couteau caché dans mes manches... L'attraper n'avait pas été chose aisée mais je réussis à me défaire de ma prison végétale en tailladant la vigne qui me maintenait immobile. Il s'agissait maintenant de découvrir qui m'avait joué ce vilain tour...

Je me dirigeais vers le dernier endroit où j'avais entendu du bruit, espérant surprendre mon ravisseur.
Bien évidemment, j'y retrouvais ma suspecte de ce soir, affairée à je ne sais quoi dans ses placards.
Même si c'était plus agréable d'être capturé par des jolies filles que par l'Epouvantail je n'en étais pas moins contrarié...

- Nous nous sommes parlés quelques minutes et vous me ramenez déjà chez vous pour une séance de bondage ? Vous êtes une fille entreprenante et en principe j'aime ça. Mais reconnaissez que discuter un peu et faire connaissance c'est pas une mauvaise idée non plus...

Comme d'habitude, l'humour provocateur était la carte que j'abattais en premier. J'aimais bien ça. Et puis des fois, le résultat était intéressant...


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Ven 23 Sep - 21:11

    Pamela rangeait ses derniers achats dans les placards de la cuisine, organisant les articles par ordre alphabétique. C’était un peu son côté maniaque, et de fait, elle passait du temps à organiser les rangements. D’autant plus qu’il fallait avouer que l’aspect envahissant de ses colocataires de verdure n’aidait pas à ranger facilement, alors il fallait être d’autant plus organisée. Dans le salon, elle entendait du bruit, trahissant le réveil de Green Arrow. Un petit sourire en coin vint habiller ses lèvres. Elle le laisserait venir à elle, de toute façon elle avait prévu que ses liens ne soient pas trop serrés.

    Et cela ne tarda pas. Alors qu’elle était hissée sur la pointe des pieds, elle se figea, pour écouter ce que son invité avait à lui dire. Et visiblement, le bonhomme était bardé d’humour, et de sous-entendus graveleux. La rouquine roula des yeux, et soupira en baissant les épaules. Qu’est ce que c’était décevant de commencer une discussion de la sorte. Aucune originalité dans l’approche, au même niveau que les autres hommes.

    - Je vais t’arrêter tout de suite... Lança-t-elle sèchement. La situation danns laquelle tu t’es éveillé n’avait en aucun cas le but de terminer en situation gênante ou déviante. Je n’ai aucune intention… Elle se retourna pour lui faire face, et ses yeux glissèrent sur lui de haut en bas … Charnelle envers toi.

    Comme ça au moins les choses étaient claires et précises, et il n’y avait aucune possibilité de se fourvoyer. Enfin, du moins c’est ce qu’elle pensait, parce qu’il n’y avait aucun moyen de savoir ce qui se passait dans son cerveau. Elle se connectait avec les plantes, pas avec l’esprit malade des êtres humains. Elle avait déjà bien assez souffert de leur folie et leur manque de compassion.

    Du bout des doigts, ele fit glisser une tasse fumante vers lui.

    - Café ?

    Alors oui, elle pouvait bien comprendre que ça pouvait être déstabilisant de voir la nana qui vous a endormi, enlevé et attaché dans son salon vous proposer un café. Mais c’était un peu ça, Pamela. En fait, c’était les deux facettes communes à plusieurs criminels. Pamela était douce, calme, et le plus souvent bienveillante. Ivy, elle, était vicieuse, mauvaise, et le plus souvent imprévisible. Alors à qui avait-il affaire là, c’était un mystère, parce qu’il était même sans doute possible qu’elle même n’en ai aucune idée. Elle tendait juste ce café. Empoisonné ou pas, c’était à lui d’avoir le cran de le saisir.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Dim 25 Sep - 18:06



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Ah ah ! Elle aurait dû voir sa tête ! Impayable ! Cet espèce d'air mi-gêné, mi-agacé... Bon ça n'égalait pas les moues colériques de Dinah (qui étaient vraiment collector pour le coup) mais là c'était franchement pas mal. Je ne m'attendais pas à la vexer aussi facilement avec ce genre de boutade... Mais après tout, nombreux étaient ceux que le sujet mettais mal à l'aise.

- Zen la rouquine je plaisantes... D'ailleurs si je pouvais savoir ton nom ça m'arrangerait. À moins que tu tiennes à ce que je continue avec les petits surnoms ridicules...

Bon après tout je n'avais pas donner le mien mais le fait que je porte un masque et une capuche était au moins explicite là dessus : je tenais à mon anonymat.

C'était une drôle de fille décidément... Ses vêtements étaient étranges, sa peau aussi. Et je ne comptais pas son étrange propension à enlever les gens. J'avais toujours eu le don pour pêcher les excentriques (la fille que j'aimais actuellement avait bien un cri sonique après tout...)

Bon j'étais certainement catalogué comme un lourd, au pire comme un beauf mais ça ne me changerait pas trop par rapport à d'habitude. Pour le moment, mon hôte de circonstance semblait être revenue à de meilleures disposition : autant en profiter !

- Café ?

Bon vu mon attitude jusque là et son comportement plus que singulier, je la soupçonnais forcément de l'avoir empoisonné... Mais bon après tout si elle avait souhaitée m'éliminer, elle aurait pu le faire bien avant. Et puis au delà de la froideur qu'elle affichait la plupart du temps, il y avait une sorte de gentillesse enfouie profondément en elle... Peut-être que si je commençais à me comporter davantage en gentleman j'arriverais à quelque chose avec elle ?

Je regardais autour de moi, cherchant un sujet de conversation... Finalement il s'imposait de lui même non ?

- Tu aimes bien les plantes j'ai l'impression. Ma mère aussi en avait... Le jardinage ça avait été son hobbie un temps. Rien à voir avec la couleur de ma tenue ceci dit... Enfin voilà ça me rappelle des souvenirs. Sa serre ressemblait beaucoup à... Ton appartement.

Bon la fin était un peu maladroite mais... Comment ne pas l'être vu la situation ?

Pour le reste, il était difficile d'en dire plus sans commencer à trahir mon identité. Mais je n'avais pas menti : maman avait eu une cette passion fut un temps... Je n'avais pas d'attrait particulier pour le jardinage mais j'y avais passé pas mal de temps dans la serre. Pour Dinah, Tommy et moi-même l'endroit prenait des allures de vaste forêt tropicale lorsque nous étions enfant ! Maman piquait une crise à chaque fois que nous allions jouer là-bas, mais c'est peut-être ça qui rendait l'endroit si attrayant au final...


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Ven 30 Sep - 21:19

    Pamela posa à nouveau ses yeux sur lui pour le voir se saisir du café. Elle était toujours aussi impassible, ne laissant deviner ni ses intentions futures, ni les motivations qui l’avaient conduite à enlever ce pauvre Oliver. Enfin enlever. C’était un bien grand mot. Elle ne l’avait pas non plus kidnappé. Ivy lui avait très gentiment évité de rester étendu sur le trottoir, inconscient. Alors oui, certes, l’Empoisonneuse avait elle même provoqué cette inconscience, mais est ce que c’était vraiment là l’important ?

    Un sourire fugace traversa son visage, et ses yeux verts pétillèrent d’une malice que peu de gens lui connaissaient. Elle ne cherchait pas à créer la conversation. Non, elle l’observait. Silencieuse, le regard à la fois doux et terriblement perçant. Elle en avait fait plier, des volontés, par la force de ce regard.

    Et puis, soudain, c’est lui qui prit la parole, prenant les devants sur le reste de leur échange. Est ce que c’était son silence qui l’avait encouragé à parler ? Elle ne lui avait rien demandé pourtant. C’était quelque chose qu’elle ne comprenait pas avec le genre humain. Pourquoi se sentaient-ils toujours obligés de parler, de vouloir converser lorsque parfois les mots étaient bien trop superflus. Enfin, elle était polie, et de ce fait, l’écouta.

    - Ca vient d’où alors, la couleur de ta tenue ?

    Contournant le plan de travail de la cuisine, pour se rapprocher de lui. A quelques centimètres à peine, elle apposa ses reins contre le meuble, et ses coudes sur la surface plane. Elle n’était pas désagréable à regarder, loin de là même, et se plaisait à en jouer.

    - J’ai grandi ici tu vois. Enfin, ça ressemblait pas tellement à ça, quand j’étais gamine. Elles ne prenait pas autant de place, elles n’avait pas la possibilité de vivre autant à leur guise. Mes pauvres amies n’avaient qu’un espace minuscule, là-bas, au fond du jardin. Elle désigna du doigt l’endroit où elle avait passé la majeure partie de son enfance, à l’ombre des toiles tendues, perdue dans la contemplation de la végétation. Et puis quand je suis revenue, je les ai libérées, et voit comme elles sont reconnaissantes !

    Sans doute qu’elle passerait pour une fille étrange. Mais c’était sa manière d’être, et si ça dérangeait, eh bah… Elle en avait pas grand-chose à foutre en fait. Mais là, elle ne savait pas… Le justicier n’avait pas l’air spécialement dans une mauvaise dynamique face à elle. Cependant, elle se méfiait, elle restait sur ses gardes derrière sa facade souriante.

    Elle était délicate, mais elle restait une plante vénéneuse.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Mar 4 Oct - 22:22



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La couleur de ma tenue... C'est bête mais j'osais rarement l'évoquer tant c'était évident. Et un peu puéril d'une certaine façon. Robin des bois c'était mon livre préféré quand j'étais gosse. Et pourtant, dieu sait que j'aimais pas lire. Plus vieux j'avais essayé de prendre des vrais cours de tir à l'arc mais... C'était moins amusant que les livres finalement. Il fallait de la discipline et je détestais ça...
Ma dernière inspiration avait été Cage. C'est le surnom qu'il me donnait parfois... Trouvant la coïncidence amusante c'est autour du personnage de Robin que j'avais finalement créé mon costume.

- Oh ! Je croyais que c'était évident pourtant ! Tu sais Robin des bois, le gars qui défend la veuve et l'orphelin...

Heureusement, je n'avais pas eu le droit à une remarque moqueuse ou sarcastique... Ça me changerait. Au lieu de ça, la rouquine se mit à me parler d'elle. Peut-être avais-je réussis à détendre l'atmosphère ?

- J’ai grandi ici tu vois. Enfin, ça ressemblait pas tellement à ça, quand j’étais gamine. Elles ne prenait pas autant de place, elles n’avait pas la possibilité de vivre autant à leur guise. Mes pauvres amies n’avaient qu’un espace minuscule, là-bas, au fond du jardin.

C'était étrange mais... Elle parlait de toute la végétation qui l’entourait comme des personnes. Certes, les plantes étaient des êtres vivants et on disait même que leur parler pouvait favoriser leur croissance. Mais il ne fallait pas pousser dans les extrêmes non plus...
Les cinglés étant chose fréquente dans cette ville, je commençais à fortement soupçonner d'être tombé sur l'une d'entre eux... Alors certes, elle était mignonne, et ça ça changeait de d'habitude. Mais autant être lucide, cette plastique de rêve semblait aussi cacher un esprit malade.

J'avais à présent la quasi certitude que c'était elle qui m'avait endormi et ramené ici. Sans me faire le moindre mal. Je ne comprenais pas à quoi tout cela rimait et je voulais vraiment comprendre...

- Mmmm... Ces plantes sont tes amies alors. Et... À part elles ? Tu as d'autres amis... Humains je veux dire. Ou quelqu'un qui compte pour toi ?

Non pas que je cherchais à m'imiscer dans sa vie privé... Les ragots ce n'était pas tellement mon truc. C'était pour moi une façon de mieux cerner cettre rouquine que je ne parvenais pas à totalement déchiffrer.
Je pensais pouvoir dire sans me tromper que ce n'était pas une bonne personne... Pour autant, je ne sentais pas une envie profonde de me nuire. Ou pas dans l'immédiat tout du moins.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Jeu 6 Oct - 17:46

    Robin des Bois… Oui, en effet, elle n’avait pas pensé à ce gars là. Elle avait lu son histoire, quand elle était petite, mais honnêtement, ça c’était arrêté là, et elle n’en avait pas retenu plus que ça. Le regard vert perçant de l’Empoisonneuse se posa à nouveau sur Oliver. Ca faisait bien longtemsps qu’un homme n’avait pas mis les pieds dans cette maison, et mine de rien, elle trouvait que la présence masculine apportait quelque chose de fort à la domination féminine qui régnait ici. Oh, elle n’était pas féministe. Pas de « Les femmes c’est mieux » chez elle. Mais il fallait avouer qu’avec ce qu’elle avait vécu aux côtés de son père, le fait d’intégrer un homme dans son quotidien n’était pas vraiment devenu sa priorité.

    Glissant jusqu’à ses côtés, elle pris appui sur le plan de travail pour s’y hisser et s’y asseoir. Là, elle croisa ses longues jambes, le torse légèrement penché vers l’arrière. Sa lourde chevelure rousse glissa de ses épaules pour venir caresser son dos, et sa langue vint humecter ses lèvres un peu trop sèches à son goût. Voilà que le justicier vert lui demandait si elle avait des amis. Autres que ses plantes. Ce qui eu pour effet de lui faire ouvrir des yeux tout ronds.

    Elle tapota doucement la surface du bout des doigts, et une toute petite excroissance d’une plante non loin se mit à pousser en vitesse accélérée pour venir s’enrouler autour d’une de es phalanges, comme une bague délicate, ou une caresse fragile.

    - Elles sont là, parce que j’ai besoin d’elles. Elles ont toujours été là, pour moi, pour m’aider, me soutenir. Je n’avais personne, sauf elles. Alors c’était normal que je leur laisse leur place.

    Elle sourit à Oliver, étonnamment douce.

    - L’être humain est foncièrement mauvais. C’est comme ça. Tu veux le bien des gens, ça se voit, ça se sent. Et pourtant, je suis sûre et certaine, prête à parier...

    Ses fesses glissèrent du plan de travail, pour qu’elle retrouve ses appuis au sol. De là, elle s’approcha encore de lui, et posa sa main droite sur son torse, pour le tapoter à son tour.

    Que tu as en toi une part d’ombre qui sommeille. Une violence latente qui ne demande qu’à s’exprimer. Une colère folle qui attend qu’on libère ses entraves pour se déverser sur le monde. C’est comme ça. C’est en nous tous. On ne va pas contre son instinct tu sais ? Elle fit glisser ses doigts jusqu’à sa joue, les yeux dans les yeux. Il faut savoir écouter sa nature, se laisser guider.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Sam 8 Oct - 11:51



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Si j'avais encore des doutes, elle venait de les balayer d'un revers de la main... Une meta. Plus aucun doute là dessus. Soudainement, tout prenait du sens : les champignons qui sortaient de nulle part, le lierre qui poussait autour de mes poignets pour me maintenir captif...

Restait à savoir maintenant de quel côté de la barrière elle se trouvait... Bonne ou mauvaise ?
Rien ne me permettait de clairement donner une réponse. Vu ses capacités elle aurait pu me tuer : les plantes aux vapeurs toxiques existaient aussi. Pour autant elle s'était contentée de m'endormir et de me garder emprisonné chez elle...

- L’être humain est foncièrement mauvais. C’est comme ça. Tu veux le bien des gens, ça se voit, ça se sent. Et pourtant, je suis sûre et certaine, prête à parier...

À parier quoi ? Que j'étais un ex-milliardaire devenu clochard qui portait un costume de Robin des bois pour laver sa mauvaise conscience ?
J'avais des défauts... Une tonne même. Et pour faire ce que je faisais il fallait aussi certainement être un peu fêlé. De là à dire que l'être humain n'était pas capable de noblesse je n'étais pas d'accord. À Gotham, j'avais rencontré la lie de l'humanité... Mais aussi ce qu'elle avait su créer de meilleur. Attribuer à tout le monde la bassesse de quelques uns, c'était un peu trop simple comme raisonnement.

Je me concentrais tant bien que mal sur ma réplique, quelque peu distrait par ses mains baladeuses. Tout héros que j'étais, j'étais aussi un homme... Et voilà bien cinq ans que je n'avais pas eu une telle proximité avec un individu du sexe féminin (charmante de surcroît). Forcément il arrivait un moment où l'on était plus tenté de faire... autre chose que de parler. Mais je me devais de faire bonne figure, au moins pour lui prouver que non, l'être humain n'étais pas qu'une bête sauvage...

- Que tu as en toi une part d’ombre qui sommeille. Une violence latente qui ne demande qu’à s’exprimer. Une colère folle qui attend qu’on libère ses entraves pour se déverser sur le monde. C’est comme ça. C’est en nous tous. On ne va pas contre son instinct tu sais ? Il faut savoir écouter sa nature, se laisser guider.

Oui évidemment... J'avais vu mes parents la peau trouée de balle, mes amis massacrés comme de vulgaires bêtes. Il y avait de quoi en vouloir à la terre entière non ?

- Tu sais... On ne sort pas faire ce que je fais dans la rue si on est pas un peu pété à l'intérieur, c'est vrai. Je casse des mâchoires, des bras, des jambes... La différence avec d'autres tarés c'est que je le fais pour un idéal que ces salauds sont incapables de concevoir : la paix.
Parce que la vérité ma grande, c'est qu'on ne vie pas au pays des bisounours. Crois moi, je demanderai rien de mieux qu'à reprendre paisiblement le cours de ma vie, se battre c'est épuisant à force...


Bientôt six ans sur la brèche... J'avais peut-être quitté l'île, mais je restais toujours un naufragé. Combattre, était devenu mon quotidien, mon moteur... À un tel point que je me refusais de retourner à une vie normale par peur que celle-ci ne m'empêche de continuer la lutte.

- Mais malheureusement, tant qu'il y en aura pour voler, tuer ou violer, je continuerais à botter des culs parce que je ne peux pas juste fermer les yeux sur tous les trucs horribles qui se passent dans la rue. Aussi triste que ça puisse paraître, dans notre société, la non-violence ne résout rien. Notre part d'ombre, soit on la canalise pour en faire quelque chose de bien, soit on y laisse libre cours et on ruine la vie des autres...

Nous comparer aux bêtes ou aux plantes n'avaient aucun sens... Ces créatures n'avaient aucune raison, rien que de l'instinct. Si elles atteignaient un niveau d'évolution égal aux nôtres, qui nous disais qu'elles ne feraient pas preuves des mêmes travers ?

- Mais bref, j'imagine que tu ne m'as pas fait venir pour qu'on cause philosophie... En fait je ne sais même pas ce que je fais ici. J'étais clairement ton captif et ça, ça n'indique par les meilleurs intentions du monde... Pour autant tu ne m'as pas fait de mal. La vraie question que je me pose c'est "pourquoi je suis toujours en vie en train de te causer alors que tu avais mille et une occasion de me faire un mauvais sort ?"


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Sam 8 Oct - 20:12

    Elle était loin d’être bête, et loin d’être aveugle aussi. Et malgré le fait qu’il gardait le cap tant bien que mal, elle avait bien senti son trouble face au contact de ses mains. Tout en le regardant et en l’écoutant, elle se mordit la lèvre inférieure. Le justicier était non seulement séduisant, mais en plus il lui portait de l’interêt. Et c’était bien là tout le problème de l’Empoisonneuse. Elle avait tendance à voir apparaître des sentiments pour toute personne qui lui donnait de l’attention.

    - Tu ne pourrais pas reprendre le cours de ta vie. Nos causes sont différentes, et la mienne semble futile aux yeux de bien des gens. Mais nous avons en commun la recherche d’un idéal, l’envie de réussir à apporter à ce monde ce qu’on veut du plus profond de nous. Ma vision est différente, je ne donnerai rien pour revenir à ce que j’étais avant. L’enfant chêtive est loin, et c’est très bien comme ça.

    Aujourd’hui, elle était une femme forte, une femme puissante, qui n’avait peur de presque rien, si ce n’était faillir à la mission qu’elle s’était donnée. Il fallait qu’elle venge son Eden perdu. Là bas, elle avait réussi à se créer un véritable paradis, un endroit où elle se sentait heureuse et en sécurité. Où elle aurait pu s’imaginer un avenir, une véritable vie. C’était marrant, d’ailleurs, cette rencontre entre le rescapé du retour d’une île, et celle qui aurait préféré rester sur la sienne.

    - Ils m’ont cataloguée dans les mauvaises personnes. Mais finalement qu’est ce qui me différencie de toi, ou de Batman ? Elle se détacha de lui tout doucement, ne quittant pas son regard des yeux. L’intensité du vert de ceux-ci pouvait être troublant, elle le avait parfaitement, et elle en jouait avec plaisir. Après tout, vous faites preuve de violence pour parvenir à vos fins, et votre cause n’est qu’une raison parmi tant d’autre. Pourquoi la mienne ne justifierait pas que j’en use aussi ?

    Le sourire de la femme-plante s’élargit un peu plus. Il en venait au plus interessant. Et elle n’allait pas tarder à apporter quelques réponses à ses questions.

    - Captif est un bien grand mot. Le lierre est tout ça, c’était plus une petite mise en scène qu’autre chose. Tu ne crois pas que si tu était vraiment captif, tu aurais eu un peu plus de mal à t’en défaire ? Alors tu va me demander pourquoi… Je ne sais pas. Il y a quelque chose en toi qui m’a… Attiré. Elle sourit un peu plus. Pas… Dans ce sens là. Encore que. Non, je te l’ai dit. Je ressens en toi cette part d’ombre, et elle m’a interpellée.

    A pas feutrés, elle se rapprocha encore de lui, et ses mains glissèrent à nouveau sur son torse pour guider ses bras jusqu’à ce qu’ils habillent son cou. Le regard plongé dans le sien, elle rapprocha son visage. Elle savait comme son organisme marchait, et elle savait qu’il devait déjà libérer les phéromones dont elle commençait à avoir l’habitude, mais qu’elle ne controlait pas toujours vraiment. La preuve étant, c’était qu’elles avaient pour l’instant tendance à agir sur elle également, et la mettre dans des situations qu’elle ne maitrisait pas. Comme maintenant.

    Ses lèvres se rapprochaient des siennes, inexorablement, et elle ne savait plus s’arrêter. Elle en avait envie, et elle savait que son corps « ordonnait » à celui de son interlocuteur de faire de même. Elle n’était même pas inquiète des toxines que secrétaient ses lèvres, enfin si, un peu, parce qu’elle testait une formule de baume qui inhibait l’effet, espérant ainsi pouvoir vivre une vie plus ou moins normale.

    - C’est… Physique... Murmura-t-elle.




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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Dim 9 Oct - 22:24



Green is our blood




Quelque chose ne tournait pas rond... Enfin, encore moins que depuis le début de cette conversation. Avoir une vague attirance pour une jolie fille était une chose naturelle, sans l'ombre d'un doute. Mais avec la rouquine c'était... Bien plus que ça. C'était une vie dévorante, une passion incontrôlable...

Et plus elle s’approchait de moi, plus je me sentais céder... Pourtant tout ce qu'il y avait de rationnel en moi me hurlait que je devais la repousser. De son propre aveux, c'était une criminelle... Meta-humaine en plus. Les plus dangereux qui soient.
Pourquoi voulais-je à ce point m'abandonner dans les bras d'une inconnue ?

Je laissai pourtant bien vite toutes ces questions de côté lorsque son visage se rapprochait inexorablement de moi... Ensuite tout se passa très vite.
D'abord l'inévitable baiser, suivi d'une étreinte brusque et passionnée... Je le prenais dans mes bras comme la femme que je n'aurais pas vu depuis des années, retirant même la capuche qui couvrait mon visage. Bientôt, je m'abandonnerais à elle corps et âme...

Puis quelque chose d'étrange se produisit... Je fus soudainement pris de vertige. C'était désagréable... Suffisamment pour que je revienne à la réalité. Un goût acide circulait dans ma bouche... Du poison ! Pas assez pour que ce soit mortel visiblement : mon malaise s'était stoppé...

Petit à petit mon cerveau commençait à se remettre en marche... Et à nouveau, mon expérience sur l'île me fut d'un grand secours. À l'occasion de certaines de nos expéditions, Cage m'avait expliqué que certains organismes vivant utilisaient des substances chimiques pour attirer leur proie et les éliminer. C'était très certainement ce qui venait de se passer ici... Cependant quelque chose n'avait pas fonctionné. Le poison aurait dût être fulgurant, hors j'étais toujours là.
S'était elle contrôlée pour me laisser la vie sauve ? Était elle vraiment amoureuse ?

J'étais malheureusement trop paniqué pour adopter un raisonnement rationnel... Je me sentais trahi, perdu... En danger. Et comme toutes les bêtes paniquées, mon premier réflexe fut la violence.

- Ne bouge pas... Espèce de... De monstre ! Recule !

Je portais instinctivement la main vers mon dos avant de me rappeler que l'on m'avait ôté mon petit matériel... Faute de flèches je me mis en en position de combat.

Peut-être que si j'avais réfléchi, si j'avais trouvé les bons mots... Les choses se seraient finis autrement. Tout prouvait qu'aussi dingue qu'elle puisse être, il y avait quelque chose d'encore à peu près humain chez cette rouquine. Quelque chose qui valait la peine d'être aidé... Peut-être même d'être aimé.

Sauver les autres c'était ma vocation. Et ça ne se faisait pas nécessairement à coup de poing... Je ne le réalisais pas encore, mais j'avais à nouveau échoué à aider une personne qui en aurait eu besoin. Mais elle avait été maladroite, et moi... Dieu me pardonne je n'étais qu'un simple humain.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Mar 11 Oct - 17:19

    Les lèvres se rencontraient pour un premier baiser, avant que les mains de l’homme ne finissent par venir saisir la taille d’Ivy, puis l’entourer de ses bras pour la serrer contre lui. Fort, puissant, et passioné. Tout ce qu’elle aimait. D’ailleurs, l’Empoisonneuse avait elle même conservé ses bras autour du cou d’Oliver, jusqu’à ce qu’il fisse glisser sa capuche, permettant ainsi à la rouquine de poser ses mains sur ses joues, caressant doucement sa peau, contraste saisissant avec la violence de leur baiser, comme deux amants qui se seraient manqué pendant longtemps.

    Mais soudain, elle sentit les bras de son partenaire faiblir, et lui même coupa court au baiser, visiblement pris de vertiges. La scientifique s’en inquiéta, et le soutint comme elle put, bien qu’elle ne soit pas assez fort pour le maintenir en position debout s’il chutait soudainement, au moins elle pourrait l’accompagner au sol. Mais ce ne fut pas le cas. Elle chercha les raisons, et les trouva bien vite.

    Portant les doigts à ses lèvres, elle reconnut la légère pellicule grasse qui les couvrait. Visiblement, le baume qu’elle avait utilisé n’avait pas résisté à l’épreuve de leur baiser fougueux. Il faudrait qu’elle retravaille la formule. En attendant, le justicier avait sans doute pu gouter à ses toxines, d’où son malaise. Mais en tout cas, ça n’avait pas été suffisant pour le tuer, et Ivy soupira de réconfort.

    Lui ne fut pas rassuré. Ni soulagé de ne pas mourir. Non. Il était tout à fait paniqué, et en colère, et en ce mettant en position de combat, il se fermait à toute conversation, au grand desespoir d’Ivy qui voulait lui expliquer ce qui se passait. Elle recula assez subitement, les mains ouvertes vers l’avant, pour lui signifier qu’elle ne lui voulait pas de mal, et ce n’était pas vraiment chose aisée.

    - Calmes toi ! Laisse moi t’expliquer !

    Bordel, ça se passait pourtant bien. Pourquoi il fallait toujours que tout s’écroule sur elle ? Pourquoi elle n’avait jamais le droit d’avoir un semblant de vie normale hein ? Elle avait l’impression que tout était fait pour la pousser vers le mal, vers la criminalité. Lorsqu’elle se trouvait un endroit calme, où vivre heureuse, on le détruisait. Quand enfin on la prenait dans ses bras, on l’embrassait, voilà que les alternatives qu’elle avait trouvé ne fonctionnaient pas, et que l’homme qui lui avait fait face était désormais agressif avec elle… Elle n’avait rien fait pour mériter ça.

    - Mais… ECOUTES MOI ! Ce n’est pas… Ma faute. C’était pas volontaire !



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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Jeu 13 Oct - 22:29



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Petit à petit, je réalisais vite que quelque chose ne collait pas... Le fait qu'elle ne m'attaque pas du tout m'avait permis de recommencer à réfléchir normalement, et de comprendre que tout cela l'avait choquée autant que moi.
Ne sachant plus trop où j'en étais je m'asseyais deux minutes...

Je me sentais mal... Et pas seulement à cause du poison. Non, ce qui me gênait le plus dans cette histoire c'était d'avoir cédé aussi facilement aux charmes d'une parfaite inconnue.
Côté cœur je ne savais déjà plus trop où j'en étais... J'avais des sentiments pour Dinah c'était indéniable. Mais est-ce que j'en étais vraiment sûr ? Cinq ans d'exil, quelques souvenirs et une photo pouvait déformer tellement de choses...

Pouvais-je seulement me permettre d'aimer quelqu'un avec la vie que j'avais choisis ? Et de toute façon, avais-je même la moindre chance avec Dinah ? Aux dernières nouvelles, elles me haïssait toujours et ne voulait plus me parler.  

Bref, ma vie amoureuse c'était quelque chose de délicat en ce moment... Que quelqu'un joue avec ça m'avait fait monter en pression encore plus vite qu'à l'accoutumé.

- Ok Ok... Je te crois... De toute façon je pense que je serais bien incapable de te faire du mal. Je ne suis pas trop en état de toute façon...

Ses capacités dépassaient de loin les miennes... Et même mentalement j'étais plus abattu qu'autre chose. C'était la défaite assurée dans ces conditions.

- Tu vois ce qui me vexe le plus... C'est que dans ce baiser il y avait tout de même une once de sincérité.

Là était finalement tout le problème... La raison même de la violence de ma réaction. Je pouvais me trouver toutes les excuses du monde, mais la blâmer uniquement elle c'était un peu simple non ?

- Il y aussi quelque chose en toi... Qui m'attire. T'es mignonne c'est vrai mais... Y'a autre chose. T'as l'air un peu paumée, un peu perdu... Qui se ressemble s'assemble j'imagine. Mais entre nous... Rends toi service et trouve toi un vrai type bien. Je ne serais pas capable de t'aimer comme il faut... Je sais pas faire.

Ça, la quasi totalité de mes ex pouvaient le confirmer... Je foutais tout en l'air. Un gosse de riche pourri gâté qui pétait tous ses jouets. Même les plus beaux...
Jessica : une fille géniale, intelligente, et en plus qui m'aimait vraiment... Tout pour avoir un avenir quoi.

Mais ça, ça faisait un peu peur à l'abruti que j'étais. Alors, je l'avais trompé pendant une soirée avec la première venue... Sandra Hawke de mémoire. Dur de me souvenir, j'étais bien trop bourré ce soir là. Jess' l'avait appris et m'avait larguée. Logique.

Au fond... Je crois que j'avais toujours eu des sentiments pour Dinah. Ce n'était pas un hasard si j'étais sorti avec Jess'... Elles avaient tant en commun après tout. Inconsciemment, je m'étais simplement interdit de la voir comme autre chose qu'une amie d'enfance... Je savais quelle raclure j'étais. Je savais que je l'aurais fait souffrir...
J'avais déjà bien assez pourri sa vie en tant qu'ami, je n'osais même pas quels ravages j'auraient pu causer en tant que petit-ami.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Jeu 13 Oct - 23:36

    L’Empoisonneuse était proche du malaise, elle aussi, mais pas à cause du poison, plutôt un malaise intérieur, une douleur sourde qui tambourinait à ses tempes alors que son esprit cherchait à se remettre sur pieds. Elle était bouleversée d’avoir encore créé une telle situation, de se retrouver piégée de son propre corps. Il s’était assis, face à elle, et elle se sentait particulièrement impuissante. Elle restait à distance, comme méfiante face à un danger latent. Elle avait l’impression d’etre face à un animal acculé, qu’il ne fallait pas trop pousser dans ses retranchements. Et pourtant, il lui assura qu’il n’allait pas lui faire de mal.

    Elle baissa les yeux. Elle savait pourquoi ce baiser était arrivé, et elle savait aussi que lui n’en avait aucune idée. Il ne connaissait pas le pouvoir des phéromones d’Ivy. Et elle s’en voulait de lui avoir imposé ça. Enfin c’est ce qu’elle croyait, parce qu’avant qu’elle n’ai eu le temps de réaliser, et de lui avouer la réalité, il lui faisait une confidence.

    Et celle là la faisait tomber des nues : si ses pouvoirs avaient causé le baiser, il l’avait prolongé de son propre chef, sincèrement.

    Mais il y avait un mais, encore une fois, toujours. Elle l’attirait, il l’attirait, où pouvait bien se situer le problème alors, hormis de faux pretextes qu’il pouvait trouver, et qu’il commençait déjà à avancer. Le sempiternel refrain du « J’suis pas un type bien », « Je sais pas aimer ». Elle soupira, et ses yeux se fixèrent sur l’archer.

    - Qui se ressemble s’assemble, c’est toi qui l’a dit. Tu crois que je suis une fille bien ? T’en a l’impression ? Y’a cinq minutes, tu me traitais de monstre, j’suis pas vraiment sûre que ce soit une marque de fabrique des filles biens.

    Et ça, elle en était certaine. Quand à être capable d’aimer… Est ce qu’elle l’était elle même ? Elle n’en avait aucune idée, elle n’était même pas sure de savoir ce que c’était d’aimer ou d’être aimée. Après tout, la seule fois où elle avait cru à l’amour, où elle avait pensé être aimée, elle avait servi de cobaye à un tas d’expériences, avait failli mourir un certain nombre de fois, et s’était finalement retrouvée à l’hôpital abandonnée par celui en qui elle avait placé sa confiance. Alors est ce qu’il pourrait faire mieux ? Elle en était persuadée. Du moins, il ne pouvait clairement pas faire pire.

    Avec douceur, elle se mit à genoux, puis glissa à ses côtés en avançant à quatre pattes. Arrivée à son niveau, elle plongea un instant ses yeux verts dans les siens, puis se tourna pour lui faire dos, et venir se lover contre lui, comme un petit animal en mal de câlins. Puis elle murmura.

    - Tu ne pourra pas faire pire que ce que j’ai déjà connu. Et si… Tu me laissais essayer ? Si… Pour une fois, les gens pas bien qui savent pas faire ça, tentaient ? On a le droit d’avoir une chance...



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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Sam 15 Oct - 0:33



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J'avais donné une réponse honnête... Peut-être un peu trop. J'étais un peu désarçonné il fallait dire : en me retrouvant ligoté ici, je m'attendais à tout sauf à ça.  

- Qui se ressemble s’assemble, c’est toi qui l’a dit. Tu crois que je suis une fille bien ? T’en a l’impression ? Y’a cinq minutes, tu me traitais de monstre, j’suis pas vraiment sûre que ce soit une marque de fabrique des filles biens.

Formidable, nous étions donc deux rebuts de la société... Pas sûr que ça nous aide à avancer l'un et l'autre.
Je ne comprenais pas ce qui la fascinais tant chez moi... Qu'avais-je de plus que tous les beaufs qui avaient pu reluquer ses courbes (certes magnifique) ?

Je lui avais parlé et je ne l'avais pas traité d'emblée en ennemi (quoique j'étais tout de même resté sacrément méfiant), certes c'était un fait. Avait-elle connu des déboires à un tel point que ces quelques marques élémentaires de politesse et de sympathie me fasse passer pour un gentleman ?

- Excuse-moi... De t'avoir parlé comme ça je veux dire. Si tu regrettes vraiment, c'est que t'es peut-être pas la criminelle sans scrupule que tu m'as décrit.

Malgré tous mes efforts (parfois maladroits) pour mettre un peu de distance entre elle et moi, j'avais l'impression que l'exact inverse se produisait... Mince c'est qu'elle avait vraiment l'air amoureuse en plus.
Oliver, c'était le moment de te servir un peu de ta tête... Dire non à une fille comme ça, ce n'était clairement pas une évidence. Mais si je cédais serait-ce pour de bonnes raisons ? Non. Ce ne serait sûrement qu'une histoire d'un soir, puis je repartirai sûrement comme j'étais venu. Pour une raison élémentaire...

- Tu ne pourra pas faire pire que ce que j’ai déjà connu. Et si… Tu me laissais essayer ? Si… Pour une fois, les gens pas bien qui savent pas faire ça, tentaient ? On a le droit d’avoir une chance...

J'étais à deux doigts de franchir le pas... C'était presque un appel au secours qu'elle m'envoyait. Comment ne pas être tenté ne serait-ce que le quart de la tendresse qu'elle me témoignait ?

Tant que je n'avais pas revu Dinah, tant que je ne lui avais pas dit ce que j'avais sur le cœur... Je ne me sentais pas de m'engager avec qui que ce soit. J'avais blessée bien trop de jeunes femme durant ma courte vie et je comptais bien arrêter les frais. Pour une fois dans ma vie, me conduire en homme plutôt qu'en raclure...

- Je... Je suis désolé. Je veux pas te blesser ni rien mais... M'amuser avec une jolie fille juste pour un soir je l'ai fait un tas de fois. Tu attends autre chose d'une relation et je le comprends. Certainement que tu le mérites.
Pour ma part... Il y a quelqu'un d'autre dans ma vie... Quelqu'un qui compte. Me laisser aller, passer une nuit avec toi et s'amuser un peu pour te dire de temps à autres des "je t'aime"... Ce serait malhonnête de ma part. Pas tant que je ne serais pas sûr des sentiments que cette fille a pour moi...


Difficile de lui expliquer tout ce que j'avais sur le cœur... Mettre des mots sur des sentiments ce n'était pas mon fort. Si tout cela était une sorte d'épreuve imposée par le karma pour tester ma résolution c'était quand même balèze. Je serais tombé sur une simple nymphomane, je n'aurais eu aucun scrupule à la renvoyer paître...

Mais chez cette rouquine, quelque chose demandait sincèrement à être aimé... Et une part de moi voulait lui donnait cet amour. Vu l'affection qu'elle me témoignait, c'était on ne peut plus humain comme réaction après tout...


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Dim 16 Oct - 21:41

    Le regard du Justicier n’était plus le même. Elle sentait qu’il ne savait pas trop où il en était, et ce n’était pas vraiment fait pour la rassurer. Qui dit doute, dit décision difficile à prendre, et souvent, bien trop souvent, c’est en sa défaveur. Et le silence qui accompagnait le tout… Ouais non, ça sentait pas bon ça, définitivement. Et elle ne se trompait pas, puisqu’il ouvrit la bouche et prononça des mots que personne n’aime entendre.

    Quelqu’un d’autre. Ah bah ça, elle avait de la chance, pas vrai ? Quand elle ne tombait pas sur un mec qui l’utilisait pour faire des expériences, au risque de lui faire perdre la vie, et qu’elle acceptait encore et encore, aveuglée par l’amour, voilà qu’elle tombait sur un gars qui en avait déjà une autre dans la tête. Super. Merci la vie quoi.

    Autour d’elle, dans un rayon d’un mètre, l’herbe et les végétaux mourraient, à vitesse grand V. Sans doute que de la même manière qu’ils étaient liés à sa colère, on pouvait imaginer qu’ils réagissaient également à sa peine, sa deception, son desespoir parfois. Bon, là tout de suite, on était pas au stade du desespoir hein on va essayer de pas abuser non plus.

    - Et si elle n’en a pas ?

    Oh elle avait parfaitement conscience que par ses mots, elle jetait un pavé dans la mare. Un énorme pavé dans une toute petite mare. C’est vrai. Si ça dulcinée ne voulait pas de lui ? Après tout, s’il n’était pas encore avec elle, c’était pour une raison non ? Et peut être que c’était parce qu’elle ne l’aimait pas. Ou plus. Après tout, elle ne savait pas bien ce qui se passait de l’autre côté.

    - Elle… Elle vaut à ce point le coup ? Tu es à ce point sûr de toi, pour ne pas vouloir me laisser une chance de te la faire oublier ?

    A ses pieds, l’herbe était jaune, maintenant, complètement cramée. Pire que ça, le rayon s’étendait d’un mètre supplémentaire.

    - J’imagine que je devrais dire que je comprend, que je ne t’en veux pas. Qu’on ne choisit pas ses différences, ses affinités, ses choix. Que t’as l’air plutôt du côté de la justice, alors que moi je fais mes propres recette en matière de législation, et que du coup, nous deux ça pourrait jamais marcher, n’est ce pas ? Et pourtant c’est pas le cas. Et je comprend pas. Et je crois que j’ai pas le choix que d’accepter tout ça.

    Se détachant de lui à regrets, elle se leva, et fit quelque pas avant de faire volte face.

    - Sors de chez moi. Sa voix ne trahissait rien, et pourtant, à l’intérieur, c’était le chaos. Au revoir.


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MessageSujet: Re: Green is our blood, honey [Oliver/Ivy]   Mar 18 Oct - 23:22



Green is our blood




Inutile d'être devin pour deviner que je venais de larguer une sacrée bombe... Je pensais que dire la vérité me soulagerait ou me ferait me sentir bien, mais à vrai dire... Pas plus que ça.
Je l'écoutais m'harasser de question... Chercher à me fais changer d'envie... Mais j'en étais au stade où je ne savais même plus quoi répondre.

Je me murais simplement dans le silence, priant pour ne pas avoir provoqué ma perte... Je sentais la colère croître en elle à chaque seconde qui passait. Et tout le végétation qui mourrait autour d'elle ne me disais rien de bon non plus.
Je maudissais mon boy-scoutisme et tout spécialement la situation délicate dans laquelle il m'avait mis...

Finalement, je commençais à envier le côté froid et insensible de Batman. Rien ne semblait l'atteindre : les situations comme ça il n'y étais jamais confronté puisqu'il les désamorçais aussitôt. Je n'approuvais pas nécessairement sa façon d'être et ses méthodes, mais force était de constater que cela lui évitais ce genre de déboires.

Mais au delà de tout ça ce qui me chagrinait le plus était peut-être de l'avoir blessée... Oui ses sentiments étaient peut-être totalement irrationnel, oui c'était certainement une erreur de flirter avec une de flirter avec une criminelle. Mais c'était plus fort que moi, je n'aimais pas faire du mal aux autres...

- J’imagine que je devrais dire que je comprend, que je ne t’en veux pas. Qu’on ne choisit pas ses différences, ses affinités, ses choix. Que t’as l’air plutôt du côté de la justice, alors que moi je fais mes propres recette en matière de législation, et que du coup, nous deux ça pourrait jamais marcher, n’est ce pas ? Et pourtant c’est pas le cas. Et je comprend pas. Et je crois que j’ai pas le choix que d’accepter tout ça.

J'avais vraiment la côté avec les femmes ces dernières années... À un tel point que je commençais à ne plus rien y comprendre. Les comportements volage les indignait et la sincérité les blessait... À ce jeu là on était perdant à tous les coups.

Enfin... Peut-être qu'au moins cette fois-ci j'arriverais à me regarder dans un miroir.

- Sors de chez moi. Au revoir.

J'avais entendu ces mots bien trop de fois... Et je savais aujourd'hui qu'il était inutile de discuter avec une femme qui était à ce point en colère.
Au fond la rouquine avais possiblement tout a fait raison au sujet de Dinah... Peut-être que je me plantais en beauté.
Mais j'avais passé ma vie à la repousser pour sortir avec d'autres filles... Et persister dans l'erreur, je ne le voulais plus.

- Je... Je suis désolé.

Comme elle me le demandait, je pris la porte avec un air de chien battu, m'attendant à tout moment à ce qu'elle en vienne au main...

Sur ce point au moins, je l'avais mal jugé. Pas d"attaque, pas de violence... C'était déjà ça. Oh bien sûr, très certainement que cela allait me contrarier plusieurs jours... Mais pour le moment j'essayais de me rassurer en me disant que je venais de faire le bon choix tout en espérant retrouver mon équipement là où elle m'avait endormi.
*

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