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 Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse

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Bruce Wayne


MessageSujet: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Mer 21 Sep - 0:13


Perché sur les hauteurs de prison ville à feu et à sang, le Chevalier Noir ne savait plus quoi penser. Ni où donner de la tête. Le protocole 10 venait d'être annulé, mais personne ne pourrait ramener à la vie les milliers de morts qui jonchaient les rues. Les blessés qui affluaient par milliers vers les portes de sécurité ne seraient probablement pas tous traité à temps. Ra's Al Ghûl avait été vaincu, mais le prix était bien trop élevé pour qu'on puisse ne serait-ce que voir une esquisse de bon côté derrière ce véritable fiasco de la justice Gothamite.
Comble du malheur, les pires criminels jamais arrêtés étaient libres, ou presque à présent.

Blessé, lourdement éprouvé moralement, et fatigué par les affrontements qui s'étaient enchaînés pour lui, le Détective savait que la nuit était loin d'être terminée, et qu'il lui faudrait encore retrouver, arrêter ou contrôler le plus des prisonniers encore retenus ici. Ses cibles prioritaires restaient les plus dangereux des adversaires qu'il avait pu croiser. Jones, Isley, Sionis, Fries, Crane. La liste était longue.
Sa première visite serait celle qui lui semblerait la plus facile à atteindre : Poison Ivy. Qui plus est, l'empoisonneuse pouvait éventuellement faire office d'alliée momentanée. Elle n'avait pas le profil des dingues avec qui il devait composer habituellement. Dangereuse ? Oui assurément. Violente, ça il n'en doutait pas. Et mortelle ? Ce n'était plus à démontrer. Néanmoins, de tous, elle restait probablement la plus apte à entendre raison.

Arkham City n'offrant qu'une seule zone végétale, retrouver l'empoisonneuse ne devrait pas prendre beaucoup de temps. Le Chevalier Noir allait jusqu'à espérer qu'elle accepte de parler plutôt que d'en venir aux mains. Ou aux lianes, la concernant.

D'un bond, il se soumet à la gravité, plongeant entre deux immeubles avant de déployer sa cape. Malgré les déchirures la voilure suffit à le porter, freinant sa course pour finalement lui permettre de planer dans la direction souhaitée. Il ne lui fait que peu de temps pour atteindre le vieux jardin botanique et ses serres.
Comme il le supposait, la végétation était déjà anormalement développée. Il supposa qu'elle avait poussé ainsi pour protéger l'occupante des lieux des attaques des hélicoptères des Tygers.

Les Tygers... ils serviraient éventuellement dans les négociations. L'idée de Batman n'était pas vraiment d'amener Ivy à se rendre. Mais au moins de lui suggérer de rester calme. Et de ne rien tenter. Elle pourrait être tenter de transformer Arkham City et son côté post apolaptique en un enfer vert. Et ça... il ne pouvait pas le permettre.
D'une pression de l'épaule, il ouvre la lourde porte de l'entrée, bloqué par quelques pousses solides qui ne peuvent toutefois pas resister à la force brute d'un individu de son accabit. Et c'est alors d'un pas assuré qu'il s'enfonce au cœur de l'établissement, le système optique de son masque cherchant à déceler une forme de chaleur derrière chaque parcelle feuillue ou herbeuse.

Lorsqu'il parvint à rejoindre le cœur du bâtiment, il s'attarda à un regard circulaire, recherchant encore et toujours l'intéressée. En vain. Pourtant, il était à peu prés persuadé qu'elle était avertie de sa présence. Et qu'elle se trouvait dans le coin. Après tout, avec ce qui venait de se passer dehors, les chances pour qu'elle se risque à quitter un nid aussi formidablement douillet que cet Eden vert semblait peu probable. Le profil de Pamela Isley mettait en avant une intelligence rare et une sagesse certaine. Et inutile de dire que tenter de sortir dans l'immédiat allait à l'encontre même de ces deux traits.

« Ivy, je sais que tu es là. » grogne-t-il en se campant au beau milieu de la zone, refermant les pans de sa cape autour de sa silhouette sombre. « Montre toi. »

© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Mer 21 Sep - 20:54

    A l’extérieur, c’était le chaos et l’anarchie. Le protocole 10 avait été annulé, et elle s’était rendue compte que désormais, les foules avaient pris possession de tout ça. Alors elle avait cherché un refuge. L’Empoisonneuse n’était pas vraiment du genre sociable, et en plus de ça, elle n’était pas faite du même matériau que les autres criminels qui pouvaient tuer gratuitement, pour le simple plaisir. Elle avait besoin de raisons, de rancoeurs. En fait, en y réfléchissant, elle était plus en danger au lieu d’en être un pour les autres.

    Aussi donc avait-elle cherché un havre de paix. Et son choix avait été facile. Le vieux jardin botanique et ses serres représentaient une aubaine pour elle. Son affinité avec la végétation lui avait permis de se créer un véritable cocon quasi impénétrable, au sein duquel elle pouvait à la fois observer l’extérieur, mais aussi vivre en toute tranquilité. Oui. La belle plante n’était pas de nature à être belliqueuse. Certes, s’il le fallait elle n’hésitait pas à répondre – et pour le coup, il fallait avouer que sa limite à supporter l’affront était assez peu éloignée – s’il fallait se protéger ou se défendre. Alors oui, certains ne voyaient pas la différence entre les deux, mais elle la connaissait, et l’appliquait assez souvent.

    Elle était donc confortablement installée dans son Eden artificiel, allongée entre quelques racines, apercevant quelques morceaux de ciels écharpés entre les branches des arbres qui avaient poussé autour d’elle et qui lui offraient leur corps pour s’endormir paisiblement. Oui. Là, elle était bien, prête à attendre que tout se calme au dehors et qu’elle puisse rentrer chez elle.

    Seulement, le calme n’était visiblement pas fait pour durer. La porte venait d’être enfoncée, et son souffle se coupa en entendant craquer quelques fines branches de celles qui gardaient l’entrée. Elle ne supportait pas cette souffrance qui leur était infligée et dont tout le monde se fichait pour la simple et bonne raison qu’elle ne le verbalisaient pas. Personne n’entendait les plantes crier, n’est ce pas ?

    Une voix grave suivi ce vacarme, et Pamela la reconnut immédiatement. Oh elle le connaissait, elle avait déjà eu affaire à lui dans le passé. Se levant d’un bond, elle disparu, s’enfonçant dans les fougères et dans les buissons. En fait, dans le bruissement des feuillages, elle était en train de le contourner pour arriver derrière lui.

    - Batou, Batou, Batou... Sa voix semblait lui tourner autour, alors qu’elle riait avec délicatesse. Puis soudait elle apparut, féline comme à son habitude, vêtue de son body, jambes et pieds nus, sa tignasse rouge flottant sur son épaule droite, les yeux rivés sur le justicier. Que me vaux cette visite, Chevalier Noir ? J’ai rien fait, c’est promis. Ajouta-t-elle, ses grands yeux ouverts comme une enfant prête à se aire disputer.
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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Mer 21 Sep - 22:06


Tournant sur lui même quand la voix d'Ivy se fait entendre, le Justicier tente, en vain, d'identifier la provenance des mots prononcés par la belle plante. En vain. Les feuillages et l'echo des lieux rendait impossible toute prévision quant à l'emplacement de l'empoisonneuse. Par chance, elle n'en profite pas, et la voilà qui se montre même lorsqu'il virevolte à nouveau et se retrouve face à face avec elle. Dardant les yeux blancs de son masque sur elle, le Détective n'esquisse pas le moindre mouvement. Ni sur la défensive, ni agressif.  Il reste où il est, droit comme un roc. Son visage muré dans la même impassibilité, il n'affiche pas de rictus au ton enfantin de la femme fatale. Il faut dire qu'il n'a rien d'un bout-en-train en temps normal. Et que les morts qui lui pèse sur la conscience et les blessures qu'il se traîne après sa rencontre avec le Démon il y a à peine quelques heures n'aideront pas à le dérider.

« Tu n'as rien fait oui. C'est pourquoi nous parlons. »

Sous entendu... qu'il aurait été bien moins prompt à causer si il avait eut des meurtres à lui reprocher.
Bien entendu en temps normal, il lui aurait très probablement reproché son accaparement des lieux. Mais l'heure n'est plus à la normalité. Les flammes rongent la ville et le sang inonde les caniveaux. La présence d'un jardin d'Eden au milieu de cette zone de mort s'avère être un souci très secondaire. Seulement, Ivy et ses compétences ne peuvent être relégués au plan secondaire.

« Nous savons tous les deux que ça ne durera pas, Pamela. »

Son regard dévie doucement, pour venir brièvement fixer la sortie, qu'il désigne d'un petit mouvement de la tête. Il n'est pas habituer à beaucoup parler, pourtant il est là pour ça. Pour trouver un accord, et pour limiter les dégâts.

« Tu sais comme moi que bientôt, des gens vont venir. Des criminels ou des réfugiés, qu'importe. Ils mettrons en péril ton... écosystème. »

Son regard suit quelques racines et revient se planter sur elle. Il ne doute pas qu'elle est courant de ça. Elle n'est pas bête, au contraire. Le hasard ou la curiosité pousseront des gens à venir ici. Les prisonniers politiques ne sont pas tous des gens mauvais. Certains oui, mais une majorité ont été arrêté arbitrairement. Les combats auront dévasté leurs habitations. Et le temps que la police et les autorités Gothamites puissent reprendre le contrôle, ces gens vont devoir s'abriter. Et le paradis crée par Ivy ressemble à un endroit parfait pour ça. Or... l'humain même bourré de bonne intention, finit hélas par blesser la nature. Volontairement ou non. Et Batman savait qu'une blessure de trop pourrait sans problème pousser Ivy à sortir de son calme du moment, pour redevenir la machine mortelle qu'elle pouvait être...

« Et je doute fortement que ta mansuétude dure éternellement. »

Qui plus est, l'intelligence est souvent liée à une certaine vision globale et à une capacité à prévoir. La Chauve-Souris ne faisant pas l'erreur de sous-estimer celle qui lui faisait face, considérer qu'elle avait déjà prévu les dérapages des humains ne semblait pas être une supposition de trop. Et quand on aspire à la paix, mais qu'on sent une menace approcher, on adopte une maxime militaire vraie en toute circonstance : Si Vis Pacem Parabellum.

« Dans le meilleur des cas... tu craqueras devant les destructions involontaires d'un gamin qui aime cueillir des fleurs ou d'une fille qui arrache des pétales. Dans le pire des cas... quelqu'un de très mal intentionné et connaissant ton potentiel de destructeur viendra semer la graine de ta colère... »


© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Ven 23 Sep - 19:48

    Le justicier masqué avait donné le ton en lui sous-entendant que sa visite était forcément due au fait qu’elle se tenait bien puisqu’il avait une attitude des plus tranquilles et pacifique. Ceci dit il était là, et c’était déjà un fait qui faisait penser qu’il serait moins enclin à discuter au moindre faux pas de la plante vénéneuse. Elle le fixa du regard, et posa ses mains sur ses hanches.

    Elle allait ouvrir la bouche pour répliquer, mais il ne lui en laissa le temps, en lui assénant que ça ne durerai surement pas. Est ce qu’il voulait dire par là qu’elle n’était pas capable de se tenir à carreaux ? Qu’elle ne pourrait pas rester calme et sage, devoir devenir une criminelle de la même puissance que ceux qui sévissaient au dehors ? C’était pas vraiment le genre de choses qu’on dit à quelqu’un quand on veut qu’il continue sur cette voie non ?

    Et encore une fois, il ne lui laisse pas le temps d’en placer une, parce qu’il enchaine en essayant de lui faire peur. De lui mettre dans la tete que les gens vont venir, vont tenter d’envahir son espace vital, de polluer son paradis vivant. Tout ce qu’il fallait pour la mettre en rogne. Non, pire que ça, tout pour la faire devenir paranoïaque et qu’elle devienne folle d’inquiétude, sur les dents, et que là puissent arriver les drames.

    En fait, ce qui l’énervait vraiment, c’était le ton moralisateur du Batman. Il se comportait comme s’il la connaissait pas coeur, comme s’il pouvait anticiper chacun de ses gestes, ce qui, elle en était sûre, n’était absolument pas le cas. Alors oui, elle avait quelques fragilités lorsqu’on touchait aux végétaux, mais elle savait aussi se contrôler non ? Enfin, elle pouvait faire preuve de sang froid quoi. Quoique. Oui, c’était vrai, elle detestait les gamines qui pleuraient leurs copains perdus en demandant aux fleurs s’ils les aimaient, alors qu’elles leur arrachaient les tripes une par une. Ca lui donner des envies d’éviscération. Mais la majorité du temps elle se contrôlait.

    - Je dois avouer, Batou, que je ne comprend pas bien le but de ta visite… Tu es venu t’assurer que j’était au calme, enfermée dans mon petit cocon de verdure ? Où tu es venu me préparer à la guerre ? Parce que je t’assures que c’est à ça que ça ressemble… On dirait presque que tu voudrais que je m’énerve… Ce n’est pas le cas, n’est ce pas Batou ? Tu n’aimerais pas que je m’énerve ?

    En quelques pas, elle était au niveau de la Chauve-souris, et en fit lentement le tour en posant sa main sur son épaule, puis la faisant glisser sur ses omoplates.

    - Je n’irai pas mettre le bazar dehors, c’est promis papa. Mais si quelqu’un viole mon sanctuaire, je n’aurai d’autre choix que de le défendre… Tu dois comprendre ça.
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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Dim 25 Sep - 19:18


Droit et impassible, il se contente de darder sur elle ce regard sévère qui allait de paire avec ses grands élans moralisateurs. Est-ce qu'il était venu la préparer à la guerre ? Non. Parce qu'il était persuadé qu'elle n'avait pas besoin d'aide pour ça. L'avantage de la nature c'est qu'elle peut se montrer violente et dangereuse en toutes circonstances. Ce côté imprévisible rendait justement Ivy particulièrement dangereuse. S'il pensait pouvoir prédire ses réactions, il se savait incapable de deviner comment et avec quoi elle parviendrait à frapper.
Relevant un peu la tête, il la secoue finalement lentement de manière négative pour répondre à sa première tirade, sans pour autant la commenter de suite. Il avait, jusqu'ici, enchaîné les répliques sans la laisser en placer une, autant lui laisser le champs libre pour qu'à son tour, elle puisse rebondir et s'expliquer.

Peu inquiet en apparence quand elle passe dans son dos, il se contente de tourner la tête dans la direction opposée du premier contact de sa paume de la belle plante sur son épaule, afin de retrouver un contact visuel sur elle lorsqu'elle eut fait le tour dans son dos. Comme à son habitude, il ne réagit pas le moins du monde aux petits picots sarcastiques semés ici et là au gré de ses mots. Dans un sens... il l'avait bien cherché. Et d'une toute autre manière... il s'en fichait pas mal. Batman n'est pas quelqu'un qui agit par fierté.

« Quelqu'un viendra le violer. Que tu le veuilles ou non. Je suis ici pour te mettre en garde, voilà tout. »

Il marque une courte pause, avant d'ajouter quelques mots pour donner un sens moins général à la fin de sa réplique.

« En garde contre toi-même et tes réactions. Si tu tues quelqu'un Ivy, je devrais revenir. »

D'autant qu'elle n'était pas du genre à faire dans la demie mesure quand il s'agissait de châtier pour protéger sa précieuse nature. S'il respectait, dans le fond, sa dévotion et son combat, ses méthodes en revanche, il ne les tolérait aucunement. Dans le fond, parmi tous les gens incarcérés ici, elle est probablement celle dont il a le moins entendu parler.

« Si tu comptes rester ici, tu devras le faire selon ces règles. Mes règles.»

Tournant d'un quart pour lui faire face, il tarde son regard dans le sien, l'air toujours aussi autoritaire et patibulaire. C'est ainsi qu'il faisait régner la loi après tout. Sans négocier. Sans offrir d'opportunités aux gens face à qui il se trouvait. Tout bonnement, il ne pouvait pas se permettre de faire des fleurs à qui que ce soit. Il se devait d'être égal, juste. La même sévérité s'appliquant à tout le monde. Or, si Ivy voulait continuer à profiter du confort de son jardin verdoyant à l'avenir, il faudrait qu'elle le fasse en composant avec ce que le Détective lui imposait. Pas de meurtre. Même si des gens se montrent irrespectueux.

« Il va de soi que si tu es réellement attaquée, tu es en droit de te défendre. »

La légitime défense s'appliquant à tous. À condition que la riposte soit proportionnelle à l'attaque, évidement.  
© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Ven 30 Sep - 21:48

    Elle n’aimait pas le ton qu’il prenait. Entendons-nous bien, elle n’avait rien contre Batman. Oui, ça pouvait sembler bizarre, dis comme ça à ce moment précis. Mais c’était vrai. Elle l’aimait bien quand il ne venait pas pour l’arrêter et que ça se terminait en baston entre eux. Pas qu’elle n’aime pas le contact physique avec la chauve souris, mais quand elle pouvait l’éviter…

    Cependant, à l’instant T, il prenait avec elle ce petit ton moralisateur, presque paternaliste qu’elle detestait. Si elle regardait autour d’elle, elle se rendait compte qu’elle était encore vivante. Qu’autour d’elle, son écosystème se développait et grandissait librement. Qu’ils se protégeaient mutuellement. Non, le justicier ne pouvait pas comprendre ça. Il n’avait que lui n’est ce pas ? Savait-il seulement ce que c’était, de pouvoir faire confiance à quelqu’un ou quelque chose ?

    - Oh… Je vois...

    Sa voix grave la faisait vibrer, c’était bien le truc qu’elle préférait, Ce timbre de voix si profond qui semblait s’insinuer en elle par chacune de ses pores. Qui la faisait même frissonner par moment. Elle tentait de cacher son trouble, cependant. Elle ne pouvait pas se permettre de se montrer en position de faiblesse face à Batman. Son sourire mutin revint, alors qu’elle dardait ses prunelles vertes sur lui.

    - C’est vrai que ça serait dommage de te faire revenir... Penchant légèrement la tête sur le côté, elle joua avec une mèche de ses cheveux roux. On ne pourrait pas éviter le contact physique. Ca serait vraiment, vraiment dommage...

    Il continuait de parler, de lui imposer ses règles. En fait voilà, elle comprenait maintenant pourquoi il était venu la voir. Ce n’était ni pour sa protection, ni pour la menacer. Non, c’était qu’en fait il se méfiait d’elle, ou de ses réactions plutôt. Et la conclusion qui venait à son esprit, c’est qu’il n’avait aucune façon de prédire ses actes. Ca la faisait sourire, finalement, de savoir que le grand Batman avait peur lui même. Oh elle n’était pas dupe, et il n’avait pas peur d’elle. Mais du chaos qu’elle pouvait créer sur un simple coup de tête.

    - Dans ce cas là, je ne vois pas trop où tu veux en venir. Parce que si on m’attaque, et que j’ai le droit de répondre sous couvert de la légitime défense, comment pourrais tu me juger pour quoi que ce soit ? Ou alors tu estimes que la légitime défense ne doit concerner que mon propre corps, et pas les extensions de mon être que constituent les plantes qui poussent autour de moi ? Eh j’ai un scoop… Si tu veux pas que je fasse de bêtises.

    Tout délicatement, elle posa les paumes de ses mains sur le plastron du justicier, et leva ses grands yeux angéliques vers lui.

    - T’as qu’à rester avec moi. On trouvera bien à s’occuper en attendant les autres.


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Ven 30 Sep - 23:16


Le regard toujours planté sur la femme plante, le Chevalier Noir se contente de chercher à comprendre ce qu'Ivy pouvait bien avoir en tête après les suggestions très dirigistes qu'il venait de lui opposer. Il n'avait pas d'autres choix que de tenter de prendre les devants et de faire comprendre à la belle plante que même s'il avait clairement d'autres chats à fouettés, il n'hésiterait pas à revenir sur ses pas pour revenir lui rendre une visite en cas d'abus de sa part. Et il était clair et net que s'il devait revenir la trouver, l'échange serait beaucoup moins... cordial. Il est déjà rare que le Chevalier Noir opte pour la voie diplomatique en matière de crime. Le fait qu'il vienne ainsi à elle avec des intentions presque pacifiques démontrait bien l'étendue du désastre d'Arkham City et du peu d'option dont disposait actuellement le justicier.

Elle l'avait visiblement bien compris, même si elle en venait à s'amuser du choix qu'il laissait – si on pouvait parler d'un choix. Badine et provocatrice comme à son habitude, elle se heurte encore et toujours à cette impassibilité totale de la part du justicier qui ne s'écorche pas même d'un petit sourire aux sous-entendus. Très premier degré sur le coup, il se contente d'ailleurs d'un simple petit signe de la tête de manière affirmative.

« Effectivement, ce serait dommage. »

Par chance, si Ivy est imprévisible, elle reste intelligente, et malgré son attitude, Bruce savait qu'elle prendrait en compte la menace qu'il faisait planer sur elle. Une visite de Batman n'a rien d'agréable après tout. Et femme ou non, quand il devait sévère, le Détective agissait avec une zèle... percutant.
Fidèle à elle même, elle l'interroge tout en jouant à ce jeu dans lequel elle est difficilement égale. Quelques regards, quelques contacts. Par chance, Batman sait relativement se tempérer devant ce genre de tentation. Qui plus est, la situation catastrophique à l'extérieur, et ses blessures de ce soir suffisaient à lui permettre de focaliser sans aucune difficulté son esprit sur autre chose.

« La légitime défense comprend une riposte proportionnelle à l'attaque. Si tu dois te défendre, ça se fera de cette manière là. Quant à tes plantes... si c'est elles qui sont menacés... défense de faire preuve de violence excessive. Et pas de morts. Sous aucun prétexte » Et c'est une fleur qu'il lui fait.
La proposition qu'elle sème à la fin de sa tirade le fait arquer un sourcil sous son masque. L'espace d'un instant, il détourne le regard. Pas par gêne, non. Mais parce qu'il cherche un éventuel mouvement dans son dos.
Ivy est une séductrice très habile. Mais il ne l'imaginait pas jouer de ses charmes sans raison. Or, la raison la plus évidente à ses yeux restait une feinte. Des mots et des regards pour attirer son attention, tandis qu'une liane ou dieu sait quelle racine s’apprêtait à le prendre en traitre.

« Je ne suis pas d'humeur à jouer à tes petits jeux, Ivy. Des gens meurent dehors. »

L'art et la manière de toujours tout casser. Que ce soit des os, des gueules ou comme dans ce cas précis : l'ambiance.

« Et je n'ai pas pour habitude de batifoler au milieu des plantes quand des gens ont besoin d'aide. Et que d'autres ont besoin d'être puni. »

La liste était longue. Les fuyards étaient nombreux. Certains n'avaient même pas attendu pour reprendre leurs activités. Crane s'était déjà approprié l'asile sur lequel il pensait pouvoir règner en maître en toute impunité. Ça ne durerait pas.  
© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Sam 1 Oct - 20:44

    Pas de morts ? Est ce qu’il était bien sérieux ? Si elle estimait que la légitime défense excusait quelques morts, il viendrait vraiment le lui reprocher ? C’est lui qui avait lancé l’idée, et maintenant il la brimait. Oui, une mine boudeuse s’installa sur son visage. D’autant plus qu’il repoussa toute proposition de jeux un peu plus adultes. Il n’était pas drôle, le Batou, ce soir, et elle se demandait bien pourquoi. Enfin, elle savait que c’était le chaos, là bas, à l’exterieur, mais du coup, ça lui aurait peut etre fait du bien de faire une petite pause… Enfin. Bref.

    - Tu prend tout ça bien trop au sérieux Batounet. Regarde comme on est bien ici, comme c’est calme.

    Elle savait, pour l’avoir déjà testé dans le passé, que la chauve souris était complètement immunisée à ses phéromones. C’était fort dommage, mais c’était comme ça. Du coup, elle n’avait aucun moyen de le retenir, et elle n’était vraiment pas sûr de le vouloir d’abord. Et puis soudain, deux lianes étaient apparues le long des jambes de la belle. Menaçantes, mais étrangement pas envers Batman. Non. La nature avait senti avant eux le danger.

    Et bientôt, ils entendirent les premiers sons venir de l’entrée de la serre. Les yeux de l’Empoisonneuse s’assombrirent de manière significative, et si l’une des lianes restait fixée vers l’entrée de la serre, la seconde – qui elle s’était munie à son extremité d’une petite plante carnivore – s’était tournée vers le justicier. Ivy le pointa du doigt, accusatrice.

    - Tu n’es pas venu me menacer, ni me prévenir… Non. C’était une ruse, pas vrai ?

    Oh oui, parce que même si elle pouvait être douce, et délicate, et parfois pacifique, elle avait tout de même un gros côté paranoïaque. Et pour le coup, elle pouvait pas s’empecher de constater que l’apparition de Batman coincidait comme par hasard avec l’arrivée des premiers esprits malfaisants.

    - Tu les as mené ici, c’est ça ? TU VOULAIS ME POUSSER A LA FAUTE !

    Comme elle se mettait à crier, la liane s’étira et s’élargit de la même façon que sa petite habitante qui devenait désormais tout à fait menaçante envers la chauve souris. Dehors, on distinguait quatre ou cinq voix différentes, qui annonçaient d’ores et déjà qu’ils avaient pour ambition de faire « cramer la serre ». Et évidemment, elle ne pouvait pas laisser passer ça. Le regard menaçant , elle allait de Batman à l’entrée, ne sachant pas vraiment duquel elle devait s’occuper en premier. En tout cas, si il la voulait mauvaise, il allait la trouver.

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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Dim 9 Oct - 13:42


Une fois de plus, Ivy se heurte au calme glacial de Batman, qui ne bouge pas lorsqu'elle tente de lui faire imaginer le bon côté d'être ici, au calme comme elle le dit si bien. Lui n'est pas capable de rester sans rien faire quand les gens souffrent et meurent ailleurs. Qui plus est dans sa ville. Il a fait une promesse sur la tombe de ses parents après tout. Et pour rien au monde il ne renoncera. Aider, coûte que coûte. Qu'importe la fatigue, qu'importe la difficultés, les douleurs et les blessures. Preuve en est, même blessé, il se tient là, devant elle, comme si de rien été, proférant ses menaces au cas où la femme fatale décidait de franchir la ligne, imposant ses règles du jeu à cette dernière.

« Dehors, ce n'est pas calme, Pamela. »

Lui l'était pourtant, en apparence du moins. À l'intérieur, il bouillonnait de rage, et aspirait à la vengeance. La rage. Bientôt, c'est à Ivy de la ressentir. Dans un premier temps, le Chevalier Noir ignore pourquoi. Autour de lui, il sent l'atmosphère s'alourdir, et l'ombre du menace planant sur lui. La nature semblait avoir décelé une menace, effectivement. Menace qu'Ivy avait l'air de voir émaner de lui. Il lui avait semblé être pourtant diplomate. Mais si elle voulait en venir aux mains, il était prêt. Serrant les poings, et courbant imperceptiblement les jambes pour se préparer à bondir vers elle en cas d'attaque de sa part, il retient de justesse son mouvement quand, dans son masque, la voix d'Alfred vient expliquer le fin mot de cette histoire.

« Monsieur, cinq signatures thermiques s'approchent de votre position. Ils sont armés à en juger par les images et... et je suis persuadé à leur démarche qu'il ne s'agit pas d'agent du GCPD venu vérifier l'intégrité des lieux... »

Voilà donc la raison de la colère d'Ivy. Il se détourne d'elle, la snobant presque en lui tonnant quelques mots en guise de réprimande.

« Tu manques de contrôle et ça t'empêche de réfléchir convenablement, Ivy. »

Et pour cause, jamais il ne s'associerait avec des truands imprévisibles et visiblement portés par des pulsions destructives tout à fait stupides. Pourquoi s'en prendre au musée ? Pourquoi attaquer le Havre Végétal d'Ivy ? Dehors, c'est une véritable guerre civile. S'ils voulaient du chaos et de la destruction, les criminels n'avaient qu'à aller participer aux émeutes et s'en prendre aux policiers. Non.. la présence de ces cinq hommes était tout à fait étrange. Et Ivy, bien que dans l'erreur dans ses accusations, n'était probablement pas si loin de la réalité.

« Quelqu'un veut visiblement te mettre hors de toi... » ajoute-t-il, l'air curieux.

D'un claquement de cape, il s'éloigne vers la sortie, bien décidé à aller stopper les individus. Hors de questions qu'ils aient la possibilité de faire dégénérer les choses ici.

« Je ne crois pas qu'ils soient là par hasard et par simple envie de destruction. Quelqu'un est derrière tout ça. »

Il espérait qu'elle serait en mesure d'écouter avant d'attaquer. D'autant qu'il tenait une raison suffisante pour ne pas qu'elle perde totalement les pédales ; à condition qu'elle soit encore d'humeur à écouter quoi que ce soit.

« Ils doivent rester en vie. Ils pourront nous dire qui leur a demandé de venir ici jouer avec le feu. »
© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Lun 10 Oct - 22:28

    Elle ne prêtait aucune attention aux gestes de la chauve-souris, à son attitude combattante, et encore moins à ses mots. Toute son attention était portée sur l’entrée de la serre. Elle ne bougeait pas, les plantes alentours frémissaient pour elle, tendues à la fois d’excitation et d’énervement. Elle avait promis à Batman de ne pas attaquer, de seulement se défendre, et c’est ce qu’elle faisait, étonnamment disciplinée. Elle attendait, patiemment, que la légitime défense devienne son seul moyen de se libérer. Patiente, oh oui, ça, elle l’était. Surtout pour parvenir à ses fins.

    La voix gronda à nouveau, comme un éclair dans la nuit noire. L’Empoisonneuse secoua un instant sa tignasse rouge. Bon, alors quoi ? Ce n’était pas lui l’origine de tout ce bordel ? Bah tant mieux. Elle avait un peu de mal à le croire, vu leur conversation précédente, mais ce qu’elle aimait encore moins, c’était ce petit ton qu’il prenait, à essayer de lui intimer qu’elle ne savait pas se contrôler. Alors que si c’était vraiment le cas, il serait à terre, attaché par des lianes bien trop épaisses pour lui.

    Evidemment qu’on voulait la mettre hors d’elle, que sans doute qu’une personne, là, dehors, avait un interêt à réveiller le potentiel de carnage dont elle recellait au fond d’elle. Et s’ils continuaient à avancer vers son jardin d’Eden, ils allaient y arriver assez vite.

    Assez vite, elle emboite le pas derrière lui. Elle ne sait pas vraiment pour quoi, c’est plutot instinctif en fait. Comme si elle ne lui faisait pas confiance, et qu’elle avait besoin de le surveiller. De connaître le moindre de ses gestes, de boire la moidre de ses paroles. Sait-on jamais, s’il voulait la trahir, au moins elle serait prête à agir.

    Arrivée à l’entrée de la serre, elle ne pu que constater ce qu’avait donné l’arrivée relativement fracassante du Batman au sein de l’écrin de verdure. Une ouverture béante dans l’entrelac de lierres et de plantes grimpantes de divers diamètres, créant une barrière végétale relativement solide – bien qu’apparemment insuffisante face aux capacités sur-developpées de la chauve souris -.

    Il avait raison. Les garder en vie était la solution la plus logique et la plus raisonnable, notamment pour connaître le nom de leur commanditaire, et enfin savoir qui en voulait à Poison Ivy, ou plutôt, qui voulait la pousser dans ses retranchements pour en faire une machine de guerre, et peut être l’attirer ver le mal à nouveau.

    - Soit… Mais je te préviens. Je ne laisserai rien passer… S’ils rentrent, je ne te promets plus rien.



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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Ven 14 Oct - 14:39


Le Justicier ne s'attarde pas à savoir si la femme plante comptait le suivre ou non. Il fallait qu'il arrête ces hommes, c'est tout ce qui comptait. Plonger Ivy dans une rage vengeresse ne donnerait rien de bon. Et s'il ne craignait pas d'avoir à l'affronter, il savait qu'une telle confrontation risquait non seulement de l'épuiser plus que de raison à un moment assez peu opportun, mais qu'en plus de ça, les dégâts pour la ville serait bien trop chers payés. Hors de question de se risquer à une victoire à la Pyrrhus. Il préférait et de loin, limiter la casse et la garder sous le contrôle relatif d'une approche diplomatique.

Refermant les pants de sa cape, il écoute ses dernières paroles en jetant un coup d'oeil par dessus son épaule, avant de secouer la tête de gauche à droite. Une fois de plus, il lui tonne quelques mots :

« Même s'ils entrent, tu ne tueras personne. »

Une affirmation qui cachait surtout la menace. Si elle prenait la vie d'un de ces vauriens, elle finirait à nouveau enfermée. Et cette fois elle aurait droit à une cellule bien plus adaptée à ses... dons. Quelque chose doté d'un système de filtrage de l'air pour éviter ses phéromones par exemple. Les ingénieurs en engins de détentions pouvaient se faire plaisir et laisser libre cours à leur imagination ici à Gotham. Le panel et l'étrangeté des criminels du coin n'avait pas d'égaux dans le monde.

Il se fraye un chemin à l'extérieur et utilise d'emblée son grappin pour prendre de la hauteur, afin de prendre en embuscade ses opposants. L'attaque par les hauteurs reste le meilleur moyen de vaincre un groupe. Plus de surprise. Plus de vitesse. Plus d'impact physique et moral. Attendant avec opportunisme d'avoir une mire optimale pour son attaque, il finit par bondit usant de sa cape pour planer et venir percuter presque à l'horizontal l'un des hommes qui valse jusque dans un second. Deux au tapis, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Profitant de son élan, il roule rejoignant un troisième homme à qui il envoie un furieux coup de pied au terme de son roulade, droit dans son genou qui plie dans le mauvais sens et craque un bon coup. Lui non plus ne fera plus de mal à personne pendant un bon moment. Quand il se remet debout, c'est pour lancer d'un revers de la main deux batarang qui viennent tout simplement désarmer les deux hommes. Plus de matériel incendiaire.

La rapidité de l'attaque a le mérite de faire peur aux deux criminels. Comme convenu, pour être honnête. Néanmoins ce qui semblait un brin moins prévisible c'est la destination prise lors de leur fuite : vers l'intérieur du bâtiment. Ce simple geste suffit à confirmer à Batman que ces hommes là n'ont aucune idée de la cible qu'il visait. De misérables pantins envoyés là sans informations adéquat. Leur boss ne les a visiblement pas averti de la présence d'Ivy. Ni des capacités de cette dernière. Maintenant, il ne restait plus qu'à espérer qu'elle s'en tienne aux ordres du Justicier, et qu'elle ne les tue pas.

D'un pas un peu plus hâtif, le Détective revient donc vers l'intérieur, optant pour une fenêtre en guise d'entrée cette fois. Mieux valait ne pas enfoncer à nouveau une barrière de lianes sous peine de voir la rousse entrer dans une rage noire. Déjà que la présence de deux intrus dans son nid douillet ne devrait pas la mettre en joie...

© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Ven 14 Oct - 21:25

    Et à nouveau, voilà qu’il se sent le droit de lui donner des ordres.

    - On verra ça...

    Mais il ne l’avait surement pas entendue, car déjà il s’était glissé jusqu’à l’extérieur pour attaquer l’ennemi. Ce mec avec un gros problème avec la mort, pour refuser de la donner même à ses pires ennemis. Lorsqu’il le fallait, elle n’hésitait pas, elle, et c’était bien plus efficace pour qu’ils ne reviennent pas l’embêter quelques temps plus tard. Ivy ne comprenait pas cette façon de faire. Mais peut être qu’était là la différence entre un justicier et elle ?

    De son côté, elle prenait le parti de la défense, puisqu’il lui interdisait d’attaquer. Les mains tendues devant elle, l’Empoisonneuse entrait en communion avec le lierre et les lianes de la serre, pour créer de nouveaux entrelacs, de nouvelles combinaisons qui formeraient un maillage serré et solide. A l’extérieur, elle voyait la Chauve-souris se battre avec les malfrats, et se devait d’avouer qu’il avait un certain style.

    Et soudainement, suite à l’attaque du justicier, deux des criminels se mirent à fuir, dans une direction qu’ils n’auraient jamais dû prendre. Le maillage n’étant pas terminé, ils se faufilèrent dans la serre, sous le regard d’Ivy qu’ils n’avaient pas vu, bien trop occupés à s’éloigner de Batman. Elle prit le temps de parfaire sa grille, puis se tourna lentement vers le reste de la serre.

    L’endroit était un vrai labyrinthe pour qui ne le connaissait pas, et elle était déjà certaine qu’ils s’étaient perdus. Tant mieux, ça allait être nettement plus drôle comme ça. Et le mieux, c’est qu’elle n’avait même plus envie de les tuer. Après tout, ils avaient pénétré son sanctuaire sacré, mais ils n’avait rien abimé, du moins pour l’instant. Non, il y avait quelque chose de bien plus intéressant que la mise à mort. Il y avait la chasse. Et ça la faisait sourire encore plus.

    - Petit, petit, petit...

    Sa voix n’était plus la même. Plus profonde, plus sensuelle. Plus animale, ce qui était assez étonnant pour une femme à moitié végétale non ? Le long de ses jambes grimpèrent quelques branches de lierre, comme pour l’accompagner, et une grosse racine fit son apparition à la surface du sol, à coté d’elle, et se mit à courir, comme un fil d’Ariane. Oh elle n’avait pas vraiment besoin de ça pour repérer ses proies, mais ça pouvait servir.

    Cherchant Batman du regard, elle ne le trouva pas, et haussa les épaules. C’était à celui qui allait les retrouver en premier alors, parce qu’elle n’avait pas vraiment décidé de ce qu’elle allait en faire. Elle était dans son élément, se déplaçait vite, et sans aucune hésitation. Le bruissement des feuilles lui portait les messages, lui indiquant leur position.

    C’est comme ça qu’elle se retrouva face à eux, stoppant leur course affolée par la création d’un nouveau mur de lianes. Entourée de racines, et de plantes carnivores apparues comme par magie, elle semblait prédatrice, et n’avait aucun mal à les effrayer. Tout dans le tableau révélait sa vraie nature profonde, et pourquoi on disait d’elle qu’elle était une criminelle. A moitié dans l’ombre, sa tignasse rousse semblait plus foncée, sa peau plus kaki, ses yeux bien plus sombres. D’un claquement de doigt, des lianes enserrerent leurs chevilles, les empechant de faire un pas.

    - Il paraît que je n’ai pas le droit de vous abimer. Quel dommage n’est ce pas ? On va etre obligés d’attendre ce qui vous a mis une raclée tout à l’heure...

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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Jeu 24 Nov - 13:18


Sous son masque, Bruce plisse les yeux, et observe les racines et autres plantes qui semblent avoir pris en volume depuis la dernière fois. Il sent qu'il y a ici une activité nouvelle. Comme si les plantes, aidées par Ivy, devenaient plus prédatrices. L'impression n'est pas fausse d'ailleurs, puisqu'il savait parfaitement que les deux criminels qui avaient cherché à le fuir se retrouvaient à présent à errer dans ce dédale végétal avec à leurs trousses une plante particulièrement vénéneuse quand elle le voulait. Batman sait aussi que la chasse a ce côté grisant qui a tôt fait de monter à la tête. Mieux valait éviter de donner trop envie de jouer à Pamela Isley. Quand elle est calme et mesurée, c'est quelqu'un qu'on peut raisonner et qui est capable d'entendre ce qu'on a à dire. Mais à l'inverse, quand elle est prise par ses pulsions, que ce soit la colère ou quoi que ce soit d'autre, alors il faut s'en méfier comme de la peste.

Repliant sa cape sur lui même, il s'engage dans les couloirs. Il prend son temps, et ne cherche pas à se cacher. Les plantes le voient, de toute manière. Et l'obscurité relative qui règne ici suffira à rendre sa présence difficilement détectable pour les deux fuyards. Fuyards qui laissent d'ailleurs au sol des indices cruciaux pour les retrouver. Il faut dire que les lieux sont abandonnés depuis longtemps maintenant et que la poussière, la terre et le sable qui maculent le sol laissent de très belles traces qu'il est aisé de suivre. La panique, qui plus est, les rends idiots. Ils se perdent, reviennent sur leurs pas, opèrent des mouvements qui leur font perdre beaucoup de temps.

Quand il parvient à les rattraper, Ivy s'est déjà chargée de les attacher. Du lierre solide retient leurs chevilles. La nature a gagné. Encore.

« Bien joué, Ivy. » glisse-t-il en surgissant de l'ombre, derrière les deux criminels qui ne savent pas qui ils doivent craindre. Le Batman dans leur dos. Poison Ivy en face. La mort possible d'un côté. Un cassage de gueule dans les règles de l'art de l'autre suivi de la prison. Difficile de trancher, pour être honnête. Quoiqu'ils ont l'air d'opter pour la vie, à en juger par les regards suppliants qu'ils jettent par dessus leurs épaules, afin de fixer le Chevalier noir qui se contente de les contourner, et de venir se poster à droit de la femme plante. Croisant les bras, il observe les deux truands à tour de rôle. La caméra incrusté dans les optiques de sa tenue permet à Alfred de vite utiliser les visages des deux zigotos, et de les comparer avec les dossiers des criminels retenus à la Prison Ville. L'analyse ne prend que quelques instants et le majordome transmet rapidement le palmares criminel des ces deux là à Bruce, via l'oreillette dans son masque. Le justicier reprend donc la parole, en jetant un bref regard vers Ivy

« Des criminels sans importances. L'un a été condamné pour du deal de drogue et a été enfermé il y a tout juste deux mois. L'autre est un braqueur raté... »

Pas vraiment le profil de criminels qui auraient intérêt à aller s'en prendre à Pamela donc. Du menu fretin. Ça ne faisait que confirmer ses craintes. Quelqu'un les avaient envoyés ici pour mettre Ivy hors d'elle.

« Pour qui vous travaillez ? »

Les deux s'échangent un regard un peu craintif, et se décident à … rester silencieux. Visiblement, qui que soit leur employeur, il leur faisait suffisamment peur pour qu'ils préfèrent avoir des ennuis... ça promet. D'autant qu'Ivy et Batman n'ont pas l'air de se combattre, et tout le monde sait que Batman ne tue pas... ils seraient secoués, mais pas tués.
Mais le Chevalier Noir a un plan. Ou quelque chose qui y ressemble. Il tourne les talons, et commence à s'éloigner.

« Ils sont à toi, Ivy. Fais en ce que tu veux... »

Bien qu'il ne le pensait pas vraiment. Mais en s'éloignant, il laisse penser aux deux idiots qu'il allait les laisser là, aux mains de l'empoisonneuse, sans intervenir. La panique s'empare d'eux rapidement, et ils ne tardent pas à passer à table rapidement.

« On ne sait pas qui c'est ! Il nous a payé en cash pour qu'on le fasse. Il nous a dit quoi faire, comment le faire, et il nous a dit que la paye sera doublée. C'est tout ce que je sais ! »

Le justicier s'arrête et plisse les yeux en les fixant. L'autre criminel ne tarde pas à reprendre.

« C'était un type tout en noir ! Avec un sabre et... et des yeux verts. Une sorte de ninja ! »

Le mot le fait tiquer. Des ninjas... la ligue des ombres, à tous les coups. Seulement, Ra's est mort. Talia partie... que restait-il ? Reportant son attention sur Ivy, il la désigne d'un petit signe de la tête.

« Relâche-les. Ils ne savent rien de plus. Je crois savoir qui se cache derrière tout ça... J'ai juste beaucoup de mal à comprendre la raison... »

© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Reconquête d'Arkham City : La Sirène vénéneuse   Jeu 8 Déc - 10:32

    L'Empoisonneuse ne quittait pas les malfrats de ses yeux verts. Ils avaient drôlement de la chance que la chauve souris soit dans la serre, parce qu'ils auraient déjà rendu leur dernier souffle déjà. Les lianes se serrèrent un peu plus autour de leurs membres endoloris, et une toute fine vint s'enrouler autour de leurs cous. Une seule décision de la belle, et tout serait fini. Malheureusement pour elle, heureusement pour eux, le Chevalier Noir vint se poster à côté d'elle dans un bruit de froissement de cape. Les mains posées sur les hanches, elle tourna furtivement la tête vers lui, puis la reporta vers les deux hommes. Elle souriait de voir leurs visages à la fois effrayés et faussement sûrs d'eux, ils étaient tellement ridicules à essayer de donner le change de cette manière, elle n'avait jamais compris ce besoin qu'avait l'être humain à sonner faux, de se donner une contenance, en particulier face à la mort.

    Batman reprit la parole, brisant le silence. Les deux voyous n'avaient aucune importance. Un dealeur et un braqueur à la manque. Elle ne comprenait pas pourquoi ils s'en prenaient à elle du coup, et voyait ça comme une agression gratuite qui méritait punition. Après tout, la chauve souris avait bien dit qu'en cas de légitime défense, le meurtre n'en serait pas un. Et pourtant, il continuait à poser des questions. L'Empoisonneuse roula des yeux. Elle avait horreur de ça. Perdre son temps à blablater encore et encore, pour des trucs qui ne servaient à rien. Ils avaient attaqué ? Bah il fallait régler ça, tout simplement.

    Mais soudainement, la situation prit un tour qui élargit les lèvres de la rouquine en un sourire plus que malsain. Visiblement déçu de leur manque de réponse, le Chevalier noir fit volte-face, et avança de quelques pas. Mais surtout, surtout, sa voix caverneuse s'éleva dans l'air étouffant de la serre tropicale, et les yeux de Pamela brillèrent d'un éclat meurtrier. Ils étaient à elle. Rien qu'à elle.

    Serrant les poings sur les hanches, la liane qui s'était frayée un chemin jusqu'à leurs gorges se resserra sensiblement, si bien que leur souffle ne devint rapidement qu'un fin filet d'air. La panique se lisait sur leurs visages, et elle adorait ça. Et pourtant.Ils se mirent à parler. Elle soupira, priant pour que Batman n'ai pas entendu, histoire qu'elle puisse mener son envie à terme. Hélas. Il fit demi tour, et lui ordonna de les relâcher.

    Resserrant un instant sa prise, elle finit par soupirer alors que la liane se détachait, ainsi que les autres, et qu'ils portèrent leurs mains à leurs gorges pour les masser douloureusement. Puis, réalisant l'aubaine, ils s'enfuirent à toute jambes. Faisant volte-face, Ivy se retrouva face à Batman, une mine boudeuse sur le visage, comme une enfant à qui on viendrait de reprendre le jouet fraîchement offert.

    - Tu crois qu'on me veut du mal Batou ? Ou qu'on veut juste m'enerver pour que tu te mettes en colère contre moi ?

    Elle fit quelques pas vers lui.

    - Tu as attisé ma curiosité, petite chauve souris, maintenant je veux savoir aussi qui en as après mon havre de paix... Tu te débarrassera pas de moi comme ça, on va aller enquêter ensemble !
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