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 You look like Hell...

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Talia Al Ghul


MessageSujet: You look like Hell...   Lun 3 Oct - 15:25



You look like Hell...

Ra’s Al Ghul est mort. Du moins, Talia l’espère-t-elle.

C’est curieux, la façon dont s’enchaînent les choses. Jamais elle n’aurait cru qu’elles se termineraient ainsi. Jamais elle n’aurait cru qu’elles se termineraient tout court. Son père n’était-il pas cet homme intemporel, qui avait presque toujours existé et désirait exister toujours ? La tête basse, l’assassine prend un profond soupire, expire lentement, et s’élance dans le vide. La chute dure moins de quelques secondes. En un battement de cil, sa silhouette gracile est passée du toit du manoir Wayne à une salle de bain du deuxième étage, laissée ouverte par Alfred, probablement pour des raisons d’aération. Sonner aurait été plus aisé, mais elle n’était pas certaine que le Majordome de Bruce Wayne l’aurait laissée pénétrer dans la demeure du Batman, et attendre à l’extérieur le retour du propriétaire lui est apparu insupportable… Malgré tous ses efforts, il lui demeure pénible de réfréner les élans de son égo.

C’est donc ce dernier qui l’a poussée à s’introduire (de façon subrogative en tapinant) au sein de la somptueuse demeure de l’enfant chéri de Gotham. A ce stade, elle ignore encore ce qu’elle va lui dire, et ne s’en préoccupe pas. Il y a longtemps que cet exercice d’agilité et de discrétion qu’est l’infiltration ne s’est pas montré aussi délicat pour elle, aussi s’applique-t-elle à se concentrer et occulte de son esprit tout détail qui n’a pas d’utilité immédiate. Pieds, mains, bras et jambes… Tous ses membres se coordonnent afin d’éviter les systèmes de détection qu’elle n’a pas pris la peine de court-circuiter avant d’entrer, par soucis de furtivité. En effet, des systèmes hors service sans raison trahiraient sa présence. N’est-ce pas ainsi qu’elle-même avait su pour lui lors du Protocole X ?

Rapidement, avec une aisance relative, Talia atteint son objectif : la chambre de Bruce Wayne. Cette pièce, elle ne l’a pas choisie au hasard. En effet, elle se doute que c’est fourbu, et sérieusement amoché, que le justicier rentrera chez lui et, sans puits de Lazarre pour le régénérer, devra faire comme tout un chacun… Prendre du repos. Aussi sa chambre est, selon toute probabilité, l’endroit où il se rendra dès son retour. Peut-être prendra-t-il une douche mais… Un examen rapide des lieux lui a appris que la salle de bain n’est accessible que par la chambre ou la fenêtre, donc il tombera, en toute logique, sur elle d’abord.

Elle choisit, pour patienter, un angle particulièrement mal couvert par les caméras de sécurité. Se fondant dans l’ombre, le noir de sa combinaison intégrale aidant, l’assassine se voue à l’immobilité pour passer inaperçue. Ce n’est qu’une fois installée qu’elle laisse son esprit vagabonder, mais un peu seulement… Ne désirant pas prendre le risque d’être surprise avant l’instant fatidique. Elle n’est pas certaine que cette rencontre changera quoique ce soit, elle n’est même pas certaine de savoir ce qu’elle désire en tirer. En fait, Talia nage dans l’inconnu. Son père est mort, c’est tout ce qu’elle sait, et elle veut confronter son meurtrier. Pourquoi ? Ça n’a pas de sens dans son monde pragmatique. Elle peine à se comprendre elle-même, rechigne à prendre le temps de se poser les questions qui s’imposent. Elle doit continuer, c’est tout ce qu’elle sait. Mais d’abord, elle doit le voir. C’est viscéral.

Des bruits de pas et des voix, dont celle du justicier, la tirent de ses pensées. Ses muscles se bandent, elle demeure plus immobile que jamais. Finalement, la large carrure de Bruce Wayne finit par se découper dans la pénombre ambiante, seule son ombre étant perceptible par la faible lumière que laissent passer les hautes fenêtres de sa chambre à coucher. Le temps qu’il allume la lumière, Talia, jusqu’alors accroupie, s’est relevée et c’est la paume d’une main levée en signe de paix qu’elle retire son masque de l’autre. Pendant de longues secondes, elle le dévisage, les yeux grands ouverts, comme surprise et tétanisée de sa propre présence en ces lieux à cet instant. Jamais auparavant elle ne s’est retrouvée dans une situation qui ait laissé autant de place à l’improvisation. C’est pour son processeur robotique une expérience extrêmement déroutante. « Vous avez une mine affreuse… » Finit-elle par souffler, rompant sa propre tétanie de ce constat dénué de moquerie ou de la moindre condescendance. Elle scille, comme surprise par le ton de sa propre voix, et finit, enfin, par se rendre une contenance.

Imperceptiblement, ses épaules se redressent, elle retrouve sa superbe et son assurance. Qu’importe qu’elles soient feintes ?  « Veuillez pardonner mon introduction assez peu… Protocolaire, mais il fallait que je vous voie. » Si sa phrase précédente a été prononcée sur un ton doux et surpris, celle-ci est beaucoup plus incisive, plus froide… Plus… Talia, quand elle n’essaie pas de paraître pour ce qu’elle n’est pas. De l’école de « j’attends avant d’attaquer », elle laisse l’opportunité à Monsieur Wayne d’ouvrir réellement les hostilités, et de probablement se montrer agressif de par le caractère peu orthodoxe d’introduction de la demoiselle chez lui, ce qui serait tout à fait compréhensible, avant d'elle-même se jeter dans la mêlée…




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Bruce Wayne


MessageSujet: Re: You look like Hell...   Lun 3 Oct - 17:39


Encore une fois, la nuit avait été longue. Violente. Le protocole 10 avait été mis en échec et les Tyger ne représentaient plus l'autorité dans l'enceinte sécurisé. Néanmoins, ça n'empêchait pas que le quartier entier était devenu une véritable zone de non droit. La police s'efforçait d'y reprendre le contrôle, tout en triant les gens qu'elle croisait. Capturer les criminels. Trier les coupables des innocents emprisonnés arbitrairement, traquer les mercenaires TYGER. Il faudrait beaucoup d'efforts pour ramener Gotham à la normale. Bien entendu, le projet de destruction des murs était déjà d'actualité. Des entreprises n'attendaient que le feu vert du GCPD pour démanteler les structures carcérales. La tempête semblait sur le point de se calmer, mais tant que la situation n'était pas totalement sous contrôle, le Batman ne pouvait pas se permettre de faiblir. Pas de repos pour les braves.

Pourtant du repos, Bruce Wayne en avait bien besoin. Sous le plastron de sa Batsuit, les marques se faisaient de plus en plus nombreuses. La tenue avait beau retenir les balles, les impacts demeuraient particulièrement douloureux. Un mauvais angle, et une côte se retrouvait fêlée. Qui plus est, les alliages n'étaient pas suffisamment au point pour résister de manière convenable aux nouvelles armes blanches que le Batman devait affronter. Un couteau, même de bonne qualité, n'aurait pas ou peu de chance de percer les couches conçues par Fox. Mais les sabres, et autres épées que portaient certains criminels en venaient à bout.
Grognant de douleur comme à son habitude, le justicier s'attarda aux soins habituels, dans la batcave. Après une douche brûlant pour défaire le sang séché, arriva le tour des baumes, des sutures et des contentions d'articulations. Les bandages les pansements et les strappings qu'il devait porter faisaient presque office de vêtement.

Traînant un peu la patte, et traînant avec lui une forte odeur de chanvre, de girofle et d'eucalyptus il se dirige jusqu'au monte charge qui le ramène jusqu'au manoir. Ces derniers temps, il ne prend plus le temps d'y dormir. La Batcave est suffisamment équipé pour qu'il puisse y vivre pour être honnête, et en des temps pareils, le manoir ne sert qu'au paraître. Un lieu de paraître particulièrement bien gardée. Sinon les engins de sécurité derniers cris trouvables dans le commerce, Bruce a pris soin de s'approprier des engins hors de prix venu directement de chez Wayne Technology. Aux systèmes de sécurité classique mais généralement efficace pour dissuader les cambrioleurs lambdas, tout un véritable arsenal défensif était mis en place. La manoir restait l'accès le plus simple jusqu'à la batcave après tout.

C'est pour cette raison qu'il était monté. Une petite alarme lui avait signalé une effraction sans que Talia ne puisse se douter qu'elle avait été repérée. La chambre. Lieu logique de passage pour un noctambule. Quand l'héritier Wayne atteint le seuil de la porte, il sait déjà dans quelle direction regarder, et à aucun moment la surprise ne déforme son regard.
Ses prunelles bleu acier détaille l'assassine. Pas d'arme en main. Une posture qui incite à la paix, et finalement un constat oral qu'elle fait sur l'apparence du justicier.

« C'est le prix à payer quand on cherche à contrecarrer les plans d'un psychopathe lancé dans un projet génocidaire. »

Le ton est donné. Si elle est décidée à parler, Bruce lui, ne lui fera pas le plaisir de faire semblant d'être cordial. Elle sait à qui elle à faire. Il n'a plus besoin de jouer de rôle. Devant elle, même démasqué, il peut être qui il est réellement : Batman.
Croisant simplement les bras en la fixant, il répond à sa seconde tirade par un petit rejet d'épaules, presque désinvolte.

« Peu protocolaire, c'est un euphémisme. Mais j'imagine qu'en comparaison de ce que vous avez fait ici, une petite effraction n'a pas grande importance. »

Il se détourne d'elle, rejoignant simplement l'intérieur de la chambre qu'il traverse sans spécialement se soucier d'elle. En apparence du moins. Ses sens eux, restent aux aguets. Il ne la laissera pas tenter la moindre attaque sans s'offrir le luxe d'une riposte. D'autant que cette fois ci, le poids de l'armure ne sera pas un paramètre qu'elle pourra mettre dans son camps pour tenter de prendre le dessus. Passant non loin d'elle, il se contente de rejoindre la petite salle de bain reliée à la chambre - l'une des nombreuses salles d'eau de la gigantesque demeure – afin de se servir un simple verre d'eau dans lequel il ajoute quelques cachets effervescents.

« Qu'est-ce que vous êtes réellement venue faire ici Talia ? Je ne vous pense pas du genre à venir parader pour fêter les morts que vos projets ont engendrées. Et si ce que votre père disait sur votre organisation est vrai, il n'y a pas vraiment de victoire à dire vrai. Les gens qui ont été massacrés sont pour la plupart des prisonniers politiques dont le seul crime a été de s'opposer à Sharp et à Arkham City. Les vrais criminels sont encore bien vivants. Et plus libres que jamais, par votre faute. »

© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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Talia Al Ghul


MessageSujet: Re: You look like Hell...   Mar 4 Oct - 12:58



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Comme relevé par l’assassine, l’apparence du justicier est à pâlir. Parce qu’elle a été drillée à de telles manœuvres toute son existence durant, Talia inspecte rapidement du regard chaque centimètre carré du corps du Batman et note mentalement quelle partie présente quelle faiblesse. Elle n’est certes pas venue pour se battre, mais le cas échéant, elle saura parfaitement où placer ses coups, et cette fois, il n’avait aucune armure pour l’en protéger… Mais, à moins qu’il ne se montre prêt à venir aux poings, ce n’est pas dans ses propres projets donc tout laisse à penser qu’ils n’en arriveront pas là… Malgré les piques verbales.

S’est-il vexé de la remarque sur son apparence ? Elle en doute. L’homme semble être à des milliers d’années lumières de s’attarder sur ce genre de considération, ou du moins l’espère-t-elle. Non, selon elle, la pique lancée concernant son père est beaucoup plus gratuite. Talia la met sur le compte des nuits atroces qu’il doit passer, mu par ses principes probablement, et d’une vanité sans égale. Se battre continuellement est épuisant, et pas seulement physiquement. Du reste, son avis concernant Ra’s Al Ghul lui est indifférent. Après tout, il ne l’a jamais connu, n’a jamais été dans ses secrets, dans son intimité, ignore tout des combats qu’il a mené. Son avis n’a donc pas la moindre valeur. Aussi la remarque glisse-t-elle sur Talia comme l’eau glisse sur les plumes d’un cygne.

« Je ne suis pas tout à fait au fait du pénal, mais n’y a-t-il pas effraction que s’il y a dégradation ou forçage de serrure ? Promis, je n’ai rien fait de tel. » De l’éloquence. Digne de Talia Head, mais certainement pas de Talia Al Ghul. Elle ne s’en rendit compte qu’après coup, comme du petit sourire un brin moqueur qui s’était hissé en même temps sur ses lèvres, et qu’elle chasse tout aussi vite. L’humour n’a pas sa place dans cet échange. Quittant son recoin avec une flemme évidente, puisque le justicier n’avait pas l’air de vouloir lui mettre directement son poing dans la figure, elle se met à déambuler lentement dans la chambre, croisant ses bras sous sa poitrine, ne prenant même pas la peine de suivre les allées et venues du propriétaire, se contentant de s’assurer qu’à aucun moment elle n’est en position de se prendre des coups. De son expression stoïque coutumière, elle accuse questions, bien naturelles, et accusations… Jusqu’à la dernière qui lui fait hausser un sourcil. « Vous n’allez pas aimer ce que je vais vous dire, mais techniquement… C’est votre faute à vous. » Non, ça ne lui plaît probablement pas.

Rarement humain, le visage de l’assassine lui renvoie une expression qui se trahirait par « pardonnez-moi d’avoir raison », et elle enchaîne. « Si vous aviez laissé le protocole dix suivre son cours et arriver à son terme, tous ces criminels que vous vous évertuez à arrêter seraient morts… Vous n’auriez donc pas à vous astreindre à un tel exercice. Cela étant dit, je vous concède volontiers que faire appel aux Tygers était loin d’être le coup d’éclat de mon père… Vous ne l’avez connu que pour le tuer, mais son intellect s’est avéré plus brillant par le passé… Je pense qu’il y avait des moyens beaucoup plus discrets, et moins destructeurs, d’arriver à la même finalité. » Le tout lancé sur un ton parfaitement indifférent, témoin du pragmatisme à l’état brut qui la caractérise. Talia est efficace, elle n’a pas de sentiments. Du moins s’applique-t-elle à le penser, à le faire croire, pas seulement aux autres mais également à elle-même.

Appuyant sa hanche contre un meuble, les bras croisés, elle reporte son regard sur le justicier qu’elle dévisage avec intensité. « Maintenant que vous avez tué mon père, allez-vous vous mettre en tête de me tuer également, une fois que vous aurez envoyé les criminels d’Arkham… Où ? Devant la « justice » ? J’avoue que ça pique ma curiosité depuis notre bref échange précédent… Que faîtes-vous des criminels ? » La question concernant son propre destin suinte la curiosité, mais dénote de par l’absence d’animosité, comme si elle ne craignait pas une réponse affirmative. En réalité, elle ne craint pas une réponse par l’affirmative. Elle devrait, cependant. Après tout, il l’a vaincue. Deux fois. Donc si quelqu’un est à même de la tuer, elle tablerait plus volontiers sur lui. Mais la perspective d’avoir le Batman à ses trousses à plus ou moins brève échéance l’inquiète beaucoup moins que sa curiosité le concernant ses motivations, palpable…






Dernière édition par Talia Al Ghul le Mer 5 Oct - 12:14, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: You look like Hell...   Mar 4 Oct - 16:18


Bruce se contente de lui lancer un regard en coin. Jouer à la plus maligne n'était pas une grande idée. Elle était toujours dans la liste des gens qu'il comptait bien traîner devant la justice si l'occasion se présentait à lui après tout. Agitant dans un mouvement nonchalant le cachet qui disparaissait petit à petit dans l'eau, l'héritier Wayne se contente d'un petit haussement d'épaules avant de répondre.
« Soit, mettons qu'une porte était ouverte et que vous êtes entrée. Violation de domicile. La peine théorique n'est qu'un d'un an plus légère. »
Excepté si elle est en mesure de faire gober à un jury qu'elle n'est pas humaine et qu'elle appartient à la race des papillon de nuit.
Le petit jeu continue. L'avantage c'est qu'il en devient presque amusant aux yeux de Bruce. La mauvaise foi et la vision totalement irréelle de Talia a un côté presque ahurissant. Soit elle tient du génie. Soit elle est bonne à enfermer en fin de compte. Venir lui reprocher à lui d'être responsable de ce qui se tramait là bas restait parfaitement stupéfiant. Et oui, sur le coup, ça avait suffit à surprendre le milliardaire, incapable de cacher son émotion du moment.

« Si j'avais laissé le protocole suivre son cours, les victimes auraient été comptés en dizaine de milliers. Plus de la moitié des gens enfermés l'ont été pour des motifs arbitraires. Sans parler des habitants qui vivaient dans ces quartiers et qui n'ont pas pu trouver d'argent pour se reloger en dehors de la zone sécurisée. Vous n'avez tué que des innocents. Vous n'êtes rien de plus que des terroristes. »

Rien de plus que ceux qu'ils se vantent de combattre. Des assassins de masse rien de plus, rien de moins.
Quoiqu'il en soit, les accusations qui suivent laissent Bruce de marbre. Même lorsqu'elle mentionne la mort du démon. En la scrutant attentivement, il comprend qu'elle est véritablement convaincue du décès de Ra's Al Ghûl.

Étrange.

Et pour cause, sitôt de retour à la Batcave, le Détective s'était mis en tête d'analyser les restes de sang de Ra's qu'il avait pu réccupérer principalement sur son propre équipement. Et les résultats avaient été... surprenant. L'étude cellulaire avait d'une part laissé entendre à une existence plusieurs fois centenaire, mais il avait aussi trouvé dans le sang, une substance impossible à définir. Persuadé que ladite substance avait probablement trompé son appareillage de pointe, Bruce avait décidé d'aller prélever directement du sang dans le corps de son adversaire afin d'obtenir un sang qui ne pourrait être contaminé par l'extérieur. Seulement, le corps n'était plus là et la mort du Démon devenait d'un seul coup beaucoup moins probable aux yeux de Bruce. Comme Talia le soulignait, le Démon n'est pas un homme ordinaire. Parvenir à concevoir un plan comme celui du protocole 10 démontrait un génie terrible. La simulation d'un décès s'avère plus simple que la préparation d'un génocide. Et Batman mieux que quiconque sait à quel point la mise en scène peut être une arme terrible quand elle est bien maniée.

« La seule personne qui a pu tuer votre père, c'est votre père lui même en réalité. Il a traversé une fenêtre en manquant une attaque particulièrement risquée. »

La question qu'elle ajoute le laisse là encore sans expression. D'un trait il avale le contenu de son verre, avant de croiser les bras pour l'observer. Il voyait déjà venir de belles et grandes phrases sur les échecs de la justice avant même de répondre.

« La justice sait traiter ceux que je mets hors d'état de nuire. À condition qu'elle soit libre d'agir, et qu'elle ne soit pas mise à l'écart par les décisions ubuesque d'un pantin contrôlé par une ligue d'arriérés lobotomisés persuadés que l'extermination est la clé pour lutter contre le crime. »

Détournant ses yeux de la Tueuse, il décroise les bras, et prend déjà la direction de la sortie de la chambre. Il semble clair qu'elle n'était pas venue pour le tuer. Peut être pour tenter de devenir ses intentions futures ? Si c'est le cas, elle avait fait le voyage pour rien. Il semblait évident qu'elle ne pourrait rien tenter sans que le Batman ne tente de lui mettre des bâtons dans les roues. S'arrêtant à quelques pas de la porte, il rajoute tout de même une simple question :

« Vous n'avez pas répondu à ma question. Qu'est-ce que vous êtes réellement venue faire ici ? »

© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: You look like Hell...   Mer 5 Oct - 10:34



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La surprise de Bruce Wayne, à l’entente des réflexions de Talia, ne passe pas inaperçue aux yeux de celle-ci. Néanmoins, elle ignore comment l’interpréter. Était-ce le contenu de ses paroles qui le choquait ou toutes les conséquences qu’il impliquait ? Impossible à dire selon elle. Cela dit, il y a autre chose qui fait tiquer l’assassine dans cet échange avec le justicier… Outre le fait que ça soit leur première « vraie » conversation, elle note qu’il semble réfléchir en même temps qu’elle à la conversation. L’anecdote est suffisamment rare pour être relevée. En effet, si Talia ne s’entoure pas d’imbéciles, loin s’en faut, ses décisions et raisonnements ne sont jamais remis en question. Après tout, ses hommes de main partagent son idéologie et elle n’aborde que rarement des sujets aussi délicats avec les hommes d’affaires des galas qu’elle fréquente… En d’autres mots, il y a longtemps que ses principes végètent, faute de challenges, et Bruce Wayne, d’une façon extrêmement bourrue et, c’est dommage, fermée, vient de donner un coup dans la fourmilière. A cet instant, de façon imperceptible, le regard que Talia porte sur lui change du tout au tout, comme si le ciel s’entrouvrait pour l’éclairer sous un jour neuf. Rien de divin, juste une petite découverte intéressante.

Cette découverte fait écho à la conversation eue avec Nyssa, peu avant le lancement du protocole dix. N’a-t-elle pas déserté la Ligue pour des considérations identiques ? Le massacre d’innocents ? Si elle ne répond rien, la fille du Démon réfléchit, s’interroge. En toute honnêteté, est-ce que la mort de dommages collatéraux l’empêche de dormir ? Non. La planète est une poubelle. Des gens meurent par milliers tous les jours pour différentes raisons. C’est un fait duquel elle est au fait depuis des années. Quelques personnes de plus ou de moins ne changent rien à la donne, quand on réfléchit en milliards. Par contre, là où le bât blesse et où le justicier a raison, c’est sur la méthode. Explosions, hélicoptères, missiles… C’est barbare en plus d’être inefficace. La Ligue n’a pas atteint ses objectifs, ceux qui auraient pu faire la différence, en raison de ce procédé. S’absorbant dans ses pensées, Talia détourne le regard de Bruce Wayne. A quel moment son père, le Démon, a-t-il pensé que cette alternative dénuée de toute subtilité pouvait être un succès ? Et à quel moment avait-elle cautionné cela ? Elle serre les dents, elle serre les poings. Ça ne va pas. Ce n’est pas l’objectif de la Ligue… Ce ne sont pas les objectifs ni les idées dans lesquelles elle a été baignée depuis sa plus tendre enfance, ce n’est pas pour ça qu’elle a autant souffert.

Achevant son processus de réflexion, elle en revient à dévisager le Chevalier Noir. Quoi répondre à ses accusations ? Il la regarde comme si elle aurait pu changer quoi que ce soit, comme si elle avait décidé, elle ou la Ligue, des personnes qui seraient enfermées dans Arkham City. Certes, elle a fermé les yeux, elle est complice, et consciente du nécessaire du paraître qu’une machination de cette ampleur nécessitait. Mais selon elle, il faut rendre à César ce qui lui appartient. En l’occurrence, les responsabilités étaient à redistribuer à qui de droit… Mais, comme ce n’est ni le lieu, ni le moment d’en débattre, elle se contente d’ignorer les piques et de laisser le justicier dans ses idées faussées et arbitraires. Beaucoup de personnes choisissent ce genre de procédé par facilité, elle ne voit pas pourquoi il en irait différemment pour cet homme, dusse-t-il tenter de transcender sa condition d’homme.

Victime à son tour de leur jeu de ping-pong, c’est Talia qui échoue à masquer sa surprise à l’entente de la défense de son interlocuteur, concernant la mort de son père… L’expression de surprise est très fugace, mais bien réelle, et la réponse qui la fait naître occupe rapidement tout son esprit. Ça ne ressemble pas au modus operandi de son père… De nouveau, elle serre les dents. Il n’est pas mort. Mentalement, elle se flagelle de sa propre crédulité. Son visage se ferme alors qu’une colère sourde commence à poindre au fond d’elle-même. « Je me demande ce qui est le pire… » commence-t-elle, froide comme la mort. « … Être une arriérée lobotomisée ou faire partie de la masse qui a élu le pantin suffisamment stupide pour se faire contrôler par elle. » Elle redresse la tête, fière. La colère est là, et elle suinte malgré elle à travers son regard. La faute à l’empressement. Cette conversation l’intéresse soudainement beaucoup moins que les conséquences de la survie présumée de son paternel… « Le crime est un symptôme, pas un virus. Vous m’obligeriez en ne vous avançant qu’en terrain connu nous concernant, Monsieur Wayne, et à l’heure actuelle, vous ne savez absolument pas où vous mettez les pieds. » Façon polie de lui dire « quand on ne sait pas, on ferme sa gueule », l’assassine supportant d’autant moins cette leçon de morale qu’il a été donné maintes occasions au justicier d’appréhender ce terrain qu’est la Ligue, et qu’à chaque fois il a préféré leur cracher au visage. Il est donc normal qu’il récolte ce qu’il sème.

Ce n’est qu’en s’entendant répondre de façon aussi abrupte que Talia prend conscience qu’elle est en train de perdre son calme, et plus effrayant, se trouvait, quelques secondes plus tôt, au bord de la panique. Discrètement, elle inspire profondément, calme son cœur qui avait trouvé de bon ton de s’emballer, et recouvre un ton et une expression plus détachés, plus posés, plus polis et enclins à la discussion. Elle se racle doucement la gorge. « J’ai l’impression que vous avez du mal à accepter que certaines choses vous dépassent, Monsieur Wayne, et que vous compensez votre propre ignorance par une agressivité exacerbée... C’est dommage, vous perdez des occasions d’éclaircir certains points obscurs, qui pourraient illuminer vos problématiques d’une lumière nouvelle et vous apporter des éléments de réponse et de réflexion. Soit. » Elle balaie ceci d’un revers de main, montrant qu’elle ne souhaite pas s’attarder sur le sujet, ce qui est également son cas puisqu’il est sur le point de quitter la pièce.

« Je souhaite savoir ce qu’il est advenu de la dépouille de mon père. » répond-elle donc à la dernière question du Chevalier Noir. Non, disposer des cadavres ne fait pas partie des attributions du milliardaire et oui, ce n’est absolument pas la raison qui a amené Talia au manoir Wayne, mais là, dans l’immédiat, c’est la réponse qu’il lui semble le plus intéressant de donner. N’importe qui connaissant l’assassine ou l’ayant finement cernée comprendrait que le devenir de la dépouille lui est indifférent, à partir du moment où elle a été détruite. Mais personne éprouvant un tant soit peu de sentiments humains ne serait aussi froid et ne concevrait une réaction aussi pragmatique que la sienne face à la mort d’un proche. De ce fait, il devient difficile de la soupçonner de mentir, le rôle de la fille éplorée par la perte de son père devenant tout de suite crédible pour qui possède un rien d’empathie. Après, pour ce qui est devenir réclamer cette information chez lui… A n’en pas douter, il est la personne la mieux placée pour la renseigner. Elle ne va tout de même pas se rendre elle-même au commissariat, ou demander aux hommes de la Ligue, ébranlés également par la perte de leur leader, de chercher ce qu’il est advenu de lui… Dans la tête de tout un chacun, Ra’s Al Ghul est mort, et, au moins jusqu’à présent, Talia entendait qu’il le reste…




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MessageSujet: Re: You look like Hell...   Sam 8 Oct - 13:45


Une fois de plus, Bruce tique un peu devant la mauvaise foi de Talia et sa vision assez bancale de ce qui s'était réellement passé lors de la prise de contrôle des TYGER et la mise en place, par Sharp du programme Arkham City. Assez pour qu'il croise simplement les bras, et qu'il darde sur elle un regard plus curieux que jamais. La curiosité laisse place à un air blasé, et puisqu'il ne s'épargne aucune pique depuis qu'il l'a trouvée ici, c'est sans se priver cette fois non plus qu'il lui en balance une de plus.

« La pomme n'est pas tombée loin de l'arbre à ce que je vois. La vision de votre père était... particulière. Et à en juger par vos analyses des faits plutôt douteuses, vous êtes atteinte du même syndrome. »

Considérer que les gens sont des moutons qui ont été manipulé est après tout une erreur grossière. Arkham City a été amené de force. La masse citoyenne de Gotham y était fermement opposée. Ce n'est pour rien que la grande majorité des gens enfermés dans l'enceinte n'étaient pas des criminels. Les manifestants et les opposants les plus virulents étaient systématiquement mis aux arrêts arbitrairement. C'est la peur qui a vaincu la diplomatie. Une raison de plus de considérer la Ligue comme des Terroristes.
Secouant la tête de gauche à droite à la métaphore qui suit, il se contente d'arquer un sourcil, et d'esquisser un petit rictus tout à fait cynique.

« Gardez votre babillage et vos tournures à vos hordes d'idiots embrigadés. Quant à moi, j'en sais suffisamment sur votre... Ligue... pour savoir dans quel camps vous cataloguer. »

Et pour savoir ce qu'il fera s'il entend à nouveau parler de Ninja rôdant dans les parages. L'avantage d'avoir rencontré une fois cet ennemi là, c'est qu'il saurait maintenant en reconnaître les traces sans trop de problème.
Restant bras croisés devant elle, son regard plus dur encore qu'auparavant, il incline doucement la tête sur le côté, détaillant avec minutie les réactions de son interlocutrice durant sa tirade.

« Si mon agressivité avait été exacerbée, je peux vous assurer que nous serions bien moins cordiaux que vous ne vous tiendrez pas debout à l'heure actuelle. »

En fait, il se trouvait même beaucoup plus tempéré qu'habituellement. Non seulement parce que Talia méritait d'être remise en place. Pour Arkham City. Pour son intrusion ici. Et plus généralement pour son comportement du moment. Venir parader, jouer de l'esprit alors qu'on vient de participer à un génocide, c'est un brin excessif. Mais là encore... quand on a rencontré ne serait-ce qu'une fois le Ra's Al Ghûl que Batman a affronté, on ne se laisse pas surprendre de voir que la fille a hérité des même défauts.
En parlant de Ra's Al Ghûl la question qu'elle ajuste le concerne. Où est sa dépouille ?

Il la scrute un long moment, perdu dans ses propres réflexion. Pourquoi voudrait-elle savoir ? Parce qu'elle craint qu'il soit encore en vie ? Possible. Elle l'a laissé tomber après tout. Et à bien y réfléchir, connaissant le fonctionnement de ce genre d'organisation, elle devait être en bonne voie pour reprendre la tête de la Ligue. Le culte de la personnalité de Ra's Al Ghûl, visiblement presque vénéré par des Hommes prêts à mourir sur ses ordres donnait à Talia du pouvoir. Elle, la fille de celui que tous adulent...
Tant que les choses en sont ici, le pouvoir est théoriquement à elle. Mais si le Démon revient...
L'autre supposition s'attache aux découvertes qui ont été faites par Bruce. Le sang terriblement ancien. La substance curieuse retrouvée dans les cellules et dans le plasma, ainsi que la capacité de cet agent biologique inconnu à maintenant en vie des cellules sanguines hors circulation et à ralentir considérablement l'oxydation...

« Pourquoi les analyses du sang de votre père révèlent-elle plusieurs siècles d'existence ? » demande-t-il simplement en guise de réponse.

Il la laisserait tirer ses propres conclusions de la réponse. S'il a son sang, peut-être détenait-il aussi son corps. Il compte bien lui mettre le doute. D'une manière ou d'une autre, il sait que c'est un levier qu'il peut... qu'il DOIT utiliser pour triompher d'eux. Si la ligue revient avec à sa tête quelqu'un d'un peu moins dingue que le Démon, les dégats pourraient être considérables après tout. Autant bluffer, et laisser penser qu'il avait encore un atout en poche.

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MessageSujet: Re: You look like Hell...   Lun 10 Oct - 15:58



You look like Hell…

Telle une poupée de porcelaine, Talia reste de marbre à chacune des agressions verbales dont elle fait l’objet de la part de Bruce Wayne. Il ne lui épargne rien, ni la bêtise seule et de groupe, ni même l’incompétence… Le tout suintant d’un orgueil, nauséabond pour l’assassine. Quelque part, ça l’émerveille plus que ça ne la blesse. D’une part, parce que le Batman n’est en mesure de la heurter que physiquement, il n’a aucune prise pour atteindre la forteresse qu’est son mental, et d’autre part parce qu’il lui donne l’impression d’avancer dans de la purée de pois, sans savoir dans quelle direction, mais avec la même détermination que s’il le savait… Sous cet égard, outre le martial dont l’efficacité n’est plus à démontrer, cet homme a ceci de fascinant.

Un petit sourire fleurit donc sur les lippes de l’assassine, qui décide de garder le silence. Elle le sait, les différences de point de vue tiennent d’avantage de la philosophie, de vie ou de penser, et ce genre de discussions, ces échanges, ne sont constructifs que lorsque les deux partis sont dans l’optique d’un débat sur pied d’égalité. En l’occurrence, Bruce Wayne est tellement condescendant avec son interlocutrice que tenter d’argumenter avec lui est d’une vanité ineffable. Il ne l’écoutera jamais, ne fera même jamais mine de l’écouter ou de tenter de réfléchir à ce qu’elle lui expliquerait. Il ne ferait rien d’autre que de la marteler de son mépris et lui cracher au visage sa sottise et sa folie. Talia n’étant pas masochiste, elle ne va certainement pas tendre le bâton pour se faire battre. En fait, sur le départ puisque le milliardaire lui-même l’est, elle n’attend que de savoir ce qu’il a fait de son père pour lever le camp.

Aussi sa surprise est-elle double à l’entente de sa question. Il lui faut une à deux secondes pour l’intégrer, processus au terme duquel son sourire s’élargit, un petit rire s’échappant même d’entre ses lèvres. Cet homme est décidemment fascinant… Et consternant. Après ne lui avoir épargnée aucune insulte, l’enfant chéri de Gotham espère qu’elle lui révèle le secret le mieux gardé de son père ? C’est à mourir de rire ! Pour elle en tous cas, qui rit de nouveau, avant de recouvrer son sérieux. Elle se racle la gorge, afin d’éviter que l’homme chauve-souris ne conclue qu’elle se moquait de lui, et lui répond, brutale d’honnêteté. « Je ne peux et ne souhaite pas vous le dire. » Elle ne cherche même pas à broder, à éluder ou à perdre sa réponse dans une quelconque toile d’esprit. Le fixant avec intensité, sans se départir de son sourire, elle ne peut s’empêcher de relever l’ironie de la chose. S’il avait accepté l’offre de son père, il serait probablement au courant pour le puit. Discrètement, elle secoue la tête de droite à gauche, n’osant imaginer à quel point les choses seraient différentes si tel avait été le cas. « Tout ce que devez savoir, c’est que Ra’s Al Ghul est intemporel. » lui concède-t-elle malgré tout. « Je ne peux faire autrement que déplorer que vous ne l’ayez pas connu au meilleur de lui-même. » La confrontation entre les deux aurait, sans aucun doute, été passionnante et Talia devait avouer qu’elle aurait adoré suivre l’échange…

Chassant cette aspiration qui n’avait aucune chance de se réaliser, elle finit par emboîter le pas du propriétaire pour sortir de la chambre à coucher. Le fait qu’elle soit entrée par la fenêtre de la salle de bain ne signifie pas qu’elle souhaite partir de la même façon. En l’occurrence, la porte d’entrée lui convient très bien. « Mais tout à fait entre nous Monsieur Wayne, si c’est vous qui possédez la dépouille de mon père, je ne saurai que trop vous conseiller d’en disposer rapidement… Et de la détruire, définitivement. » Pour la première fois de sa vie, quelque chose qui ressemblait à de la tendresse filtre à travers les iris émeraudes de l’assassine. « Ne prenez pas ceci comme une menace, ce n’en est pas une… A dire vrai, je préfère que ce soit vous qui l’ayez… Mais croyez-moi, elle ne vous apportera que des ennuis. » Une fois encore, la fille du démon est brutalement honnête. En effet, si le Batman est le détenteur du cadavre de son père, elle sait celle-ci en sécurité relative, puisque si ni elle-même, ni Ra’s ne sont en mesure de le battre, cela réduit drastiquement le nombre de personnes au sein de la Ligue à le pouvoir. De ce fait, Talia pourrait être dans une sécurité d’esprit relative quant à un éventuel retour de son géniteur. Et, compte-tenu des derniers évènements, le recours aux TYGER et la lubie de son père de vouloir faire du Batman son héritier… Elle en vient à estimer préférable que ce soit le justicier qui dispose de lui plutôt que d’autres, elle-même comprise.

Sa logique, sur ce point, paraîtrait abstraite à tout un chacun mais pour elle, c’est clair comme de l’eau de roche. Quant à la mise en garde, elle n’est motivée par rien d’autre que par l’intérêt. Si le Batman est alerté quant à la possibilité de se voir dépossédé du corps de Ra’s Al Ghul, il sera préparé et donc plus difficile à vaincre, ce qui rendra la dépouille plus difficile à obtenir, et diminue le risque qu’elle se retrouve entre des mains dans lesquelles Talia ne souhaiterait pas la voir. Finalement, elle n’a pas l’impression d’avoir perdu son temps en venant au manoir Wayne… « Bien. Je ne vais pas abuser d’avantage de votre temps et de votre hospitalité. Merci d’avoir répondu à ma question. Bonne soirée Monsieur Wayne. » Ce disant, elle lui adresse un dernier sourire en coin et le dépasse, prenant sagement la direction la plus directe vers la sortie du manoir.




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MessageSujet: Re: You look like Hell...   Ven 14 Oct - 14:43


L'héritier plisse les yeux, attendant la réponse de Talia. Il s'attendait à n'en pas douter, à un refus de sa part, pourtant elle lui donne bien plus que ça. Quoiqu'à bien y réfléchir, elle lui donnait bien plus que ce qu'elle pensait depuis le début de la conversation après tout. Ainsi donc, Ra's Al Ghûl n'avait pas été que ce leader complètement fou qu'il avait rencontré ? Ça se tenait. Un comportement aussi Borderline n'aurait pas pu amener une secte dans ce genre à s'étendre à ce point. Et encore une fois, il faut un véritable génie pour monter un projet comme celui qui venait d'être mis en place quelques temps plus tôt. Sans un dirigeant digne de ce nom, l'Organisation aurait vite battu de l'aile et sombré.

Impassible, il reste muet autant verbalement que via son langage corporel lorsqu'elle parle de la dépouille de son père. La détruire s'il l'a en sa possession ? Amusant. Et curieux. En fait, ça ne lui donnait que plus envie encore d'étudier les échantillons qu'il avait. Et pourquoi pas de retrouver le corps du Démon. À coup sûr, il aurait ainsi toutes les réponses qu'il souhaitait avoir. À commencer par la plus importante de toute : Comment diable avait il pu survivre à une chute aussi vertigineuse. Et comment était-il possible de vivre aussi longtemps que le sang le laissait suggérer. Talia avait dit qu'il était intemporel. Elle confirmait presque par cette phrase, l'étrange supposition qui lui trottait en tête : Et si les résultats n'étaient pas faux ? Et si le vieillissement cellulaire repéré lors de l'analyse n'était pas dû à un problème au niveau des échantillons ? Si Ra's Al Ghûl était vraiment multi-centenaire...

Incroyable. Mais plus rien ne pouvait étonner Bruce à présent.

Décroisant les bras quand la jeune femme annonce son départ, il se contente de lui tourner le dos et de s'éloigner. Il ne comptait pas l'accompagner jusqu'à la sortie. Seuls ses invités avaient droit à ce genre de politesse. Et elle n'était clairement pas la sienne.

« Je suppose que vous saurez trouver la sortie ? »

S'il était fatigué, l'idée de pouvoir progresser sur l'enquête venait de réanimer ses vieilles insomnies. De toute manière, il paraissait peu probable que Batman puisse faire d'autres apparitions dans les jours à venir. Une pause s'imposait. Il fallait panser les blessures à présent. Réadapter le matériel aussi. Se mettre à niveau, et reprendre le contrôle.

« Vous avez les images Alfred ? » demande-t-il au beau milieu de sa bibliothèque personnelle, à l'étage. Poussant la tête d'un petit buste à l'effigie d'un éminent membre de la famille, il vient appuyer sur un petit rectangle. Un scanner plus précisément. L'emprunte digitale étant la bonne, deux des meubles ne tardent pas à s'écarter pour le laisser passer, afin qu'il puisse de nouveau rejoindre la Batcave. Une énième barrière de sécurité lui demander une petite seconde d'attente, le temps qu'un faisceau lumineux le parcourt et une nouvelle porte d'acier s'ouvre devant lui, le menant sur un grand escalier en plusieurs paliers. Il les dévale d'un pas plein de hâte, jusqu'à finalement rejoindre le gigantesque ordinateur et Alfred qui se trouvait non loin.

« Bien entendu monsieur. De l'entrée de mademoiselle Head jusqu'à son départ. J'ai pris la liberté d'activer le protocole de suppression d'engins parasites de la maison. »
« Avisez le personnel secondaire que le manoir n'est pas fréquentable dans ce cas. »

Le protocole de brouillage tenait à une action simple : la destruction d'engin pirate par diffusion d'ondes dans la maison. Si Talia avait semé des traceurs derrière elle, ils ne survivraient pas à une nuit entière dans la maison. Le problème de cette méthode restant le danger pour les humains.

« Qu'allez vous faire de ces vidéos de sécurité monsieur ? La livrer à la police ? » commente finalement le Britannique avec un discret sourire en coin.
« Non. Je veux analyser ses réactions lors de notre échange. Savoir ce qu'elle ressent, quand elle le ressent. Ça m'aidera à savoir ce qui doit être creusé ou non. »
« Elle n'a pas semblé réagir à quoi que ce soit, vous savez. Elle est à l'image de beaucoup de psychopathes à Gotham. Froide et sans émotion.»
« Vous vous trompez Alfred. Mademoiselle Al Ghûl est un agent surentraîné. Cacher ce qu'elle pense en est presque devenu une habitude. Mais elle n'a rien d'une psychopathe. Ses micros expressions devraient la trahir et... »

Il repasse en boucle le passage concernant sa dernière question. Celle au sujet du sang de Ra's. Le moment où elle avait visiblement donné des pistes, avant de revenir sur le passage où il avait décidé de lui laisser penser qu'il avait le corps de son père. Sans doute à la recherche de soulagement.

« Je suppose que vous ne dormirez pas ce soir, Monsieur ? »
« J'en doute. »
« Bien, dans ce cas, mettez donc cette insomnie à profit pour joindre Monsieur Fox. Il a mentionné outre des améliorations de la nouvelle Batsuit un certain projet à la nomenclature impossible à retenir. Dites moi que vous n'avez pas encore trouvé un moyen d'attirer l'attention. »
« J'ai suivi vos conseils. »
« C'est rare de votre part. Et puis-je vous demander lesquels ? »
« J'ai fait ce que les milliardaires aiment faire ; j'ai acheté une voiture. »
« Dieu du ciel... »

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