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 Fear - Part II

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Bruce Wayne


MessageSujet: Fear - Part II    Jeu 6 Oct - 23:47


« Monsieur, ce n'est pas une bonne idée d'y aller... » conseille Alfred, dont le timbre habituellement flegmatique et très British est mué dans un ton bien plus... inquiet. Et l'absence de réponse de Bruce Wayne ne va pas l'aider à tempérer ses sueurs froides. Il sait que le Batman ne s'arrêtera pas et qu'il ira jusqu'au bout. Jusqu'au bout... cette simple idée le fait fondre d'effroi. S'il doit y avoir une fin ce soir, elle se fera dans la douleur et probablement dans un moment dramatique.

En effet, sous les yeux du majordome, sur l'un des écrans plats de l'ordinateur surpuissant de la Batcave, les relevés provenant des différents capteurs de la Batsuit ont de quoi faire peur. Le Chevalier Noir ne s'est jamais vu infliger autant de blessures. De multiples coups de sabres avaient laissés des sillons si profond dans la tenue qu'ils étaient passé outre le plastron et que les chairs avaient été atteintes. Ra's Al Ghûl avait été vaincu, mais le prix de la victoire était terriblement onéreux. Aux taillades s'ajoutaient des impacts de balles de petits calibres. Divers intrusions de lames de tailles peu conséquentes. Des blessures plus lourdes qui avaient probablement fêlées plusieurs côtes au justicier.
La nuit passée à Arkham City venait de mettre le Justicier dans une posture qu'il avait assez rarement connue : Celle d'une usure si prononcée que le moindre combat s'annonçait comme le dernier.

Pourtant, malgré ça, il était resté dans les rues. Il avait été trouver l'Empoisonneuse. Il avait repoussé quelques assauts aux quatre coins de la ville, avant de partir dans les égouts afin de mener l'enquêter. Pour Pennyworth, offrir la seule médication capable de lui permettre de se replier en cas de blessures trop graves à une simple cambrioleuse était une erreur. Tenter de se lancer à la poursuite d'un Homme Saurien géant sur son terrain aussi. Et maintenant qu'il venait de quitter les égouts, c'est vers Arkham que le Batman avait décidé de risquer sa vie. Le combat de trop. Alfred le savait.

Après les bombes, c'est une pluie drue qui malmenait la ville. Comme si la nature elle même avait décidé de mettre son grain de sel pour aider. L'averse terrible aurait le mérite d'éteindre quelques incendies. Ou de nettoyer le sang qui n'avait que trop coulé ce soir. Et la fraicheur des gouttes avait un côté appréciable pour le justicier éreinté qui s'avançait à présent vers un lieu qu'au fond de lui, il redoutait chaque jour un peu plus.
Quand il finit par atteindre le grand portail, un éclair zebra le ciel, donnant à la façade de l'asile une allure plus cauchemardesque encore. Mais il devait le faire. Il n'avait pas le choix.

« Monsieur, vous devez rentrer. Rendez-vous à l'évidence. Vous ne pouvez pas continuer plus longtemps ! »

« Il le faut. »

Sans un mot de plus le voilà qui reprend sa route. Les lourdes bottes du Chevalier Noir foule la boue ( :hap : ) de l'étendue herbeuse détrempée tandis qu'il se dirige vers la façade lugubre. Profitant de l'ombre, il se hisse sur le toit le plus haut du vieux bâtiment, afin d'observer la grande fenêtre du bureau du directeur des lieux. Le directeur Crane... L'idée en était presque douloureuse. Et quand il mettrait la main sur ce misérable vermisseau il lui ferait regretter d'avoir joué avec le feu, et d'avoir osé prétendre à diriger un endroit pareil.

Après une brève observation des lieux, et une surveillance assez minutieuse des rondes du personnel, le Détective sait quand et comment frapper. Il profite encore quelques instants de la pluie qui bat toujours aussi fortement, et qui dispense sur ses blessures vives, une fraîcheur qui tempère les souffrances et qui accessoirement, lave le sang qui maculait sa tenue. Fouillant sous les loques de sa cape déchiquetées par les évènements, le Croisé Capé s'arme de son grappin pour finalement préparer son entrée.
Il se laisse happer vers les hauteurs, et se glisse à la fenêtre, attendant qu'un énième coup de tonnerre accompagné d'un éclair, vienne secouer les lieux. Il se sert du grondement du ciel pour se faufiler à l'intérieur, masquant le bruit du bris de la fenêtre qu'il ouvre dans le vacarme de l'orage. Quand à nouveau, quelques éclairs viennent illuminer la pièce, Le Chevalier Noir se tient là, derrière Crane qui peut voir quelques gouttelette tomber sur le travail sur lequel il était penché. Batman ne lui laisse pas le temps de réagir, venant attraper sa chevelure pour lui coller la face dans ses notes.

« Crane... »

D'une forte traction, il fait glisser le visage du psychiatre sur la longueur du bureau, pour l'envoyer dans l'élan droit vers le mur le meuble le plus proche. Revenant vers lui d'un pas véhément, il vient écraser sa botte sur le visage du médecin pour l'empêcher de filer en le gardant face contre le sol.

« Comment as-tu pris ce poste ? » Enfermé dans l'enceinte sécurité tout ce temps, le Justicier n'avait pas pu s'attarder sur les péripéties de Jonathan Crane après tout.

© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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Jonathan Crane


MessageSujet: Re: Fear - Part II    Dim 9 Oct - 0:32

Fear, Part II
Arkham City était une chose dont on parlait peu ici, on en était isolé, le calme était roi et le silence bien étrange pour un lieu pareil. Un asile sans bruit, sans cri d’effroi, sans altercations violentes… Cela revenait presque à de la magie. Mais c’était plutôt l’effet changement de directeur qui avait calmé les ardeurs des malades qui avaient maintenant bien trop peur pour oser s’exprimer ou témoigner d’une quelconque émotion particulière. Il ne valait mieux pas péter un câble, au risque de se retrouver enfermer pendant plusieurs jours dans le plus petit placard à balais des sous-sols, c’était tout du moins l’excuse du professeur qui, en réalité, promettait une punition bien plus sinistre. Passer entre ses mains gantées, le voir jouer avec vous comme un chat avec sa proie agonisante, il adorait rester silencieux pendant qu’il faisait ses dosages installé sur son tabouret grinçant, une lumière violente vous éventrant les yeux, il finira pas s’approcher et vous planter. Puis, pendant que vous gesticulerez de douleur, de peur et que ces simples murs dégueulasses deviendront le théâtre de vos pires cauchemars, lui, il ne fera qu’écrire. Noter chaque petite convulsion, chaque tressautement de paupières, tout ce qui le faisait jubiler.

Ainsi allait la vie à l’asile d’Arkham, perdu sur son île et oublié grâce à la terreur qui se jouait à Arkham City. Une aubaine quand un psychopathe tire les ficelles de ce spectacle des horreurs. Cette ville-prison qu’il avait peu côtoyé durant quelques mois lui était bien utile, cependant, alors qu’il sortait juste d’un consultation, deux secrétaires semblaient s’affoler sur la radio crachante. « Arkham City est à feu et à sang, il semblerait que les…kchh … ordre de nettoyer ces quartiers. Kcch informations en temps réel… kchh les nouveaux gants en latex, géniaux pour la vaisselle kchh. » Le professeur avait marqué un temps d’arrêt, écoutant attentivement ce qui se disait. La solution la plus adéquate était d’interroger les deux secrétaires, il claqua ses dossiers sur leur bureau les faisant sursauter.

« Je ne savais pas qu’il y avait des poses à ces heures-ci, mesdames. » Les regards de deux jeunes femmes se croisent, elles déglutissent en chœur et l’une balbutie : « Désolées Docteur, nous… nous écoutions les nouvelles à propos de… d’Arkham City. » Le directeur releva un sourcil, faisant mine de n’avoir pas entendu ce qu’il s’était dit précédemment. « Et que s’y passe t-il de si intéressant pour que ça vous empêche de travailler ? » Le teint de deux secrétaires devient livide, elles se regardent de nouveau et celle qui avait déjà pris la parole continue : « Apparemment les… des hommes armés ont été envoyé là-bas pour… pour tuer tous les criminels. Il paraît que c’est une véritable guerre… »   Le psychiatre essaie de s’empêcher de sourire, lui faisait parti des rescapés qui n’allaient pas avoir besoin de tout reconstruire, cette nouvelle l’amusa, il allait en profiter doublement : les truands de là-bas allaient être affaiblis, les mafias qui y avaient des locaux, des dealeurs, des petites affaires se retrouveraient sans rien et, les dingues qui seraient passés à travers les mailles du filet allaient atterrir tout droit ici. Du nouveau bétail pensa t-il avant de tourner les talons et repartir en direction de son bureau. La soirée s’annonçait plus intéressante que prévu, un sourire mesquin flottait sur le visage creux du psychiatre qui fit taire les quelques patients qui gesticulaient dans leurs cellules juste en passant à travers le couloir.

Dès qui pénétra dans son bureau où une simple lampe posée sur un guéridon en bois illuminait la pièce faiblement, le professeur s’installa sur son siège avec un air désespérément ravi. Cette chute si violente d’Arkham City était une bonne nouvelle et surtout tout ce qui pouvait arriver de mieux pour lui, il sentait ses projets passer à une vitesse au dessus mais, en attendant il lui restait quelques papiers à signer et surtout, des notes à ranger et conserver soigneusement de ses dernières expérimentations. La pluie fracassait les carreaux, l’orage grondait et les cris des patients traumatisés retentissaient dans l’asile, ce n’était rien, le psychiatre était bien trop concentré pour se décoller de son travail. Son stylo à la main, les lunettes sur le bout du nez, rien ne pouvait le déconcentrer, il fronça les sourcils, de l’eau faisait baver l’encre de son stylo et, à peine eu t-il le temps de relever le nez pour voir d’où venait ces gouttes qu’on l’attrapa par les cheveux pour lui coller le visage sur ses feuilles. Aucun doute, il savait qui s’était. La seule personne qui n’avait pas peur de lui.

Quand le justicier prononça son nom, le psychiatre esquissa un petit sourire en coin, gloussant à moitié avant de se faire jeter dans la bibliothèque d’en face. Son dos heurta violemment l’ossature en bois du meuble et dès aussitôt, son visage se retrouva au sol, la botte boueuse du justicier sur la joue. A peine le capé pu poser sa question, que le docteur avait trouvé une faille : une blessure au genou de son agresseur, il y planta violemment son stylo dans la chair de toute ses forces et retrouva rapidement une position plus adéquat. Profitant de cette diversion, le psychiatre attrapa le premier objet qui lui vint en main et frappa violemment de crâne du justicier avec. Il était maintenant assez sonné pour qu’il puisse s’en occuper.


Le professeur avait réussi à traîner le justicier jusque dans les sous-sols de l’asile, une forte odeur d’humidité et de renfermé donnait à la pièce sombre un aspect des plus crades. Il y avait des tables blanches remplies de fioles, de livres, de notes, de matériaux de chimie. Le Batman avait été soigneusement sanglé et menotté à une table d’opération, le psychiatre était juste à côté de lui en train de lui administrer une composition qui l’affaiblissait physiquement.

« Oh voyons Batman, croyiez-vous vraiment que je me ferai avoir aussi facilement cette fois ? Alors que je suis dans un situation tellement parfaite ? » La voix du docteur était posée, la lumière blanche au dessus de la table se reflétait dans ses lunettes, cachait totalement son regard. « Ce fût une erreur tellement grossière de venir ici, que je me demande si vous vous trouvez dans votre état normal. » Il prenait un malin plaisir à faire rouler son aiguille dont le liquide qu’elle contenait était déjà vidée dans le corps du justicier, contre les veines de son bras. « Je suppose que les événements d’Arkham City vous ont bien occupés, quel malheur, vous n’avez pas pu assister à mon procès… où il a été dit que toutes les affreuses accusations contre moi  n’étaient qu’un ramassis de n’importe quoi. Il faudrait revoir vos talents d’enquêteurs Batman, vous vous attaquez aux mauvaises personnes. » Assis sur son tabouret à roulettes, il retourna à la table la plus proche et tournait maintenant le dos à sa victime, il semblait occupé à manipuler des seringues et des substances étranges tout en continuant de s’adresser au justicier.

« Mon ascension à ce poste fût tout ce qu’il y a de plus légal, le directeur a été diagnostiqué souffrant d’une maladie mentale sévère, il n’était plus en capacité de gérer un tel établissement. Puis, avouons-le nous, il menait l’asile à la perte, alors que depuis que je suis là, le taux de guérison à nettement augmenté. » Avec des techniques toutes aussi barbares les unes que les autres et en agissant dans le secret, les patients terminaient guéris, certes, mais dans un état déplorable. Cependant, personne ne s’était jamais plaint, à ce qu’on disait. Le psychiatre revint aux côtés du Batman, avec une seringue entre les doigts, il la planta violemment dans son bras et ajouta : « Vous excuserez ma légère maladresse, on vient de me fissurer mes lunettes. » Ajouta t-il non sans une certaine ironie. « Cela ne m’empêchera pas de vous prouvez que nos techniques à l’asile d’Arkham sont d’une éthique des plus respectueuses de nos patients, je tiens à vous faire goûter à mon traitement contre les patients… trop timides pour m’avouer leurs terribles secrets, vous savez, il faut toujours tout savoir pour mieux guérir. » Il avait sous la main son petit calepin des horreurs, où il était noté toutes les réactions de ses patients face à ses expérimentations, Batman avait à présent la sienne, pour le tout nouveau cocktail de Crane.

 
©Didi Farl pour Never-Utopia

 




Il y a des entités, — des choses incorporelles, ayant une double vie,
laquelle a pour type cette dualité qui ressort de la matière et de la lumière,
manifestée par l’ombre et la solidité. Il y a un silence à double face, — mer et rivage, — corps et âme.
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MessageSujet: Re: Fear - Part II    Ven 14 Oct - 14:35


La douleur qui lui vrille la jambe fait grogner le Chevalier Noir qui met un genou à terre en venant attraper le corps étranger venu se loger dans sa chair. D'un coup sec, il le retire en étouffant un grondement sourd. Relevant la tête, il ne constate que trop tard que Crane s'est bien remis de l'agression. Il est viable, debout, armé d'un objet contondant qu'il abat de toute ses forces en plein visage du Batman qui sombre dans l'inconscience.

Combien de temps ? Il ne le sait pas vraiment à dire vrai. La seule chose dont le justicier puisse être sûr, c'est qu'il est sérieusement attaché à ce qui doit être un lit médicale. Des contentions d'asile... sûrement du cuir épais. Il ne pourra pas défaire ses liens facilement, même s'il a déjà un plan pour parvenir à cette issue là.

À quelques pas de là, Crane veille à son retour dans le monde des vivants avec une petite phrase d'accueil à laquelle le Détective ne répond pas. Il se concentre toutefois beaucoup plus sur la suite : le monologue de Crane quant aux conditions de sa libération. Par voie légale... intéressant. Il faudrait qu'il trouve le juriste qui a eut l'idée de libérer ce fou dangereux. D'une manière ou d'une autre les preuves retenues contre Crane étaient tout à viables. Réussir à le faire acquitter tenait du miracle. Ou du domaine criminel, en fin de compte.

Forçant un peu sur ses liens pour se donner une infime marge de manœuvre, il parvient à amener ses doigts au niveau de sa ceinture afin d'en prélever un petit batarang tranchant qu'il garde dans le creux de sa paume afin de venir tenter de scier le cuir. À force de persévérance il devrait arrive à libérer une de ses mains.

Seulement, le Psychiatre n'en reste pas à quelques phrasés. Le voilà qui approche avec une seringue. Batman sait qu'il va détester ce qui va suivre. Pour avoir subit une fois les effets des produits psychotropes de Crane, il devine déjà ce qui va lui arriver quand le liquide vient inonder ses veines. Malgré ça, il soutient son regard avec un certain défi dans l'attitude.

« Tu n'as pas ce qu'il faut pour me faire peur, Crane. »

Un mensonge, bien entendu. Mais le Batman comptait bien défier le médecin autant que possible. Tordu comme il est, Crane devait se régaler des terreurs des gens. Bruce ne comptait pas lui offrir le plaisir de sombrer ainsi devant lui. Le produit injecté fonctionnerait, mais il s'efforcerait de garder les effets pour lui. Subir seul. Sans offrir à ce genre dangereux les réactions qu'il souhaitait visiblement voir.

« Et au terme de cette conversation... »

Au loin, une voix s'élève. Féminine. Il la reconnaîtrait entre mille. Fermant les yeux pour tâcher de se faire une raison, il chasse autant que possible le timbre de la voix de Martha Wayne, gardant son attention aussi focalisée que possible sur le professeur Crane.

« …c'est toi qu'il faudra soigner. » conclue-t-il.

Impassible en apparence, il est malgré tout assailli des mêmes hallucinations que la dernière fois. À côté de Crane, sa mère se tenait là, bientôt rejoint par Thomas. Les deux s'approchent finalement et se penchent par dessus lui.

« C'est injuste Bruce. Pourquoi est-ce que tu n'es pas mort ce soir là ? »
« Imagine les gens que j'aurais pu sauver si tu étais mort à ma place ? »
« Si tu n'avais pas pris peur... »
« Gotham va sombrer... uniquement parce que tu as peur devant un film. »

Il secoue la tête, chassant les hallucinations visuelles. Les dents serrés, il revient affronter l'épouvantail du regard, s'acharnant à essayer de trancher la sangle au niveau de sa main droite. Le cuir est entamé, il le sent. Bientôt il sera libre. Bientôt il...

BANG

Des perles qui rebondissent sur le trottoir. Une marre de sang.

BANG

Encore plus sang, et le dernier souffle de Thomas.

BANG

Gotham brûle.

« Ils doivent rester en vie. Ils pourront nous dire qui leur a demandé de venir ici jouer avec le feu. »
© Thorfin le Chevalier au Pancréas


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MessageSujet: Re: Fear - Part II    Mar 29 Nov - 15:59

Fear, Part II
Le psychiatre ne semblait pas pouvoir s’empêcher d’avoir ce rictus malsain placardé sur son visage pâle, il observait comme un chercheur face à une souris de laboratoire, les moindres réactions de celui qui était dorénavant son meilleur ennemi. Le regard mauvais du Chevalier Noir ne l’impressionnait pas, ni même cet air de défi qui semble animer les maigres espoirs de celui qui était sanglé sur une table froide. Jonathan Crane s’en délectait. Il n’avait pas peur des plans B que le justicier avait pu concocter avant son arrivée au cas-où il soit dans la panade, non, le psychiatre savourait juste l’instant présent dont il avait tant rêvé quand il était à Arkham City. Ce soir, le bien ne triomphera pas, c’était impossible et surtout, inimaginable.

Alors qu’il effectuait quelques vérifications sauvages quant à la bonne assimilation de l’hallucinogène, Jonathan nota qu’enfin, sa victime commençait à réagir au produit. Il s’autorisa même à rire à la dernière phrase censée de Batman : « Mais je suis sûrement la personne la plus saine d’esprit, ici. »

Pris de panique, le justicier essaie de se débattre, le professeur note que ce dernier tentait de couper les liens que le maintenait. Il voulait passer au niveau supérieur ? Il n’avait qu’à demander. Pendant que sa victime se battait contre il ne savait quoi, le psychiatre dans un calme des plus funestes, attrapa quelques objets qu’il disposa dans ses manches et, enfila un masque hideux d’épouvantail. Il jubilait. Cela faisait tellement longtemps qu’il n’avait pas ressenti ce plaisir intense d’observer la souffrance d’une de ses victimes, qu’il n’avait pas juste profité de ce magnifique tableau qui se déroulait sous ses yeux et surtout, c’était bien la première fois qu’il avait envie de jouer. Un jeu macabre, certes. Digne d’arracher les pattes d’une araignée et la regarder essayer de se sauver. Mais c’était le prix à payer de s’être ainsi introduit dans le sanctuaire du psychiatre, surtout quand c’est pour lui botter le cul et l’envoyer en prison. Cette fois il n’y ira pas, il en était certain et il fera tout pour. Ainsi, afin de continuer à exercer ses ténébreuses recherches, le psychiatre se devait d’accomplir une seule et unique tâche : détruire Batman. Purement et simplement. L’écraser. Mais le désir de jouer avec avant était bien trop fort.

Le psychiatre s’arma d’un scalpel aiguisé et se rapprocha du justicier, cachant son sourire sous son masque affreux. « Que vois-je ? Tu essaies de t’enfuir ? Oh, ce n’est pas très gentil, j’ai encore plein de chose à te montrer. » Il planta le scalpel dans le poignet du capé. « Oh, je me suis trompé, je voulais seulement t’aider à t’enfuir. » Il coupa la sangle en cuir et recula afin de ne pas se prendre une volée, ou tout geste violent de la part de sa petite victime préférée. Il alla se tapir dans l’ombre, observant son jouet retrouver la liberté.

« Ils vont mourir, Batman. »
Répond-il a la phrase incompréhensible de justicier, il voulait rentrer dans son cauchemar, lui faire croire qu’il voyait tout. « Il n’y a… » il ouvre une bouteille de gaz délicatement, ne contenant rien d’autre que de sa toxine concentrée qui prend rapidement place dans toute la pièce. « Aucun petit espoir. » Il se glissa derrière le justicier, murmurant à son oreille :
«Dis-moi ce que tu vois. Ce n’est-il pas merveilleux ? Tu ce que tu crains le plus au monde mêlé à ton pire cauchemar. Un cauchemar que tu ressasses nuits et jours, comme si tu ne pouvais jamais t’en débarrasser. » Il fuit, se préparant à esquiver les tentatives d’agressions du justicier, mais il s’en rit, cette fois-ci c’était lui le maestro et Batman la marionnette.

Gotham, une rue silencieuse envahie par un brouillard épais qui tapissait même le sol. Un lampadaire éclairant faiblement une silhouette au sol qui s’effondre sous des balles. Qui est-ce ? Cette personne est une femme, elle gémit le prénom du justicier comme si elle le connaissait « ...Bruce, pourquoi tu ne m’as pas sauvée ? » Celle-ci vomit du sang, ses yeux s’écarquillent et son corps se tord de souffrance. « Pourquoi...pourquoi tu nous as abandonné ? » Demande t-elle faiblement en fermant les yeux. « Ceux que tu traquais, ils… ils nous ont tous tués. Tu nous as tué. » Elle attrape la main du justicier fermement et crache de nouveau un épais liquide noir, l’Épouvantail rit sinistrement, mais impossible de l’apercevoir.

« Nous… sommes tous morts à cause de toi. Tout le monde, tout ceux qui comptaient sur toi, tout ceux qui pensait que tu étais le dernier espoir… tu les as laissés tomber Bruce. »


Le psychiatre se délectait de la scène qui se déroulait devant lui, ce petit justicier qui lui avait porté tant de préjudices se retrouvait coincé entre ses griffes.


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