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 Discrets en Mickey

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MessageSujet: Discrets en Mickey   Lun 7 Nov - 20:50

Edward Nygma

Nyssa Raatko

Discrets en Mickey


Nygma n’aimait pas la discrétion.

Mais alors pas du tout.

Surtout quand celle ci s’accompagnait d’un gigantesque rat en plastique.

D’accord, il voulait bien comprendre que parfois il n’était pas une très bonne idée de foncer tête baissée à grands renforts d’éléphants dirigeables et de feux d’artifices verts émeraude. Par conséquent, il n’avait pas prit la RiddleMobile, jolie petite voiture de collection verte comme on en voyait dans les films de gangsters en noir et blanc, avec une plaque d’immatriculation personnalisée clamant fièrement ‘RIDL LOVR’. Non, au lieu de ça il se retrouvait coincé dans une camionnette de dératiseur jaunasse bordant sur le caca d’oie sur le toit de laquelle trônait un gros rat gris en plastique tenu par d’énormes ressorts qui grinçaient à chaque virage. Oui, c’était ça sa conception de la discrétion.

A sa décharge les dératiseurs passent facilement partout, tout le monde pouvait recourir à leurs services, surtout maintenant que les murs d’Arkham City étaient tombés et déversaient les hordes de parasites en tout genres qui s’étaient accumulés au fil des mois. De plus ils pouvaient porter des combinaisons recouvrant entièrement leur corps avec des oreilles de Mickey, ce qui était bien pour masquer son identité ainsi que celle de ses macaques et leurs pulvérisateurs de pesticides pouvaient être confondus avec des lances flammes pour les néophytes. Non pas qu’il les avait muni de lance flammes. L’endroit où ils comptaient pénétrer était rempli de produits chimiques tous plus volatiles et dangereux les uns que les autres. Leur donner des lances flammes, ce serait comme mettre un gros bouton rouge sous leur nez avec la mention NE PAS TOUCHER et s’attendre à ce qu’ils ne fassent rien. Autrement dit, un acte d’une stupidité inégalée. Non, à la place il leur avait dit de mettre les armes à feu dans les bidons que l’on remplissait normalement de poison.

Le but de ce plan? Voler du matériel à STAR Labs.

Avec des oreilles de Mickey.

C’est pour ça qu’il avait décidé d’être discret cette fois ci. Les laboratoires étaient hautement sécurisés et il préférait ne pas alerter immédiatement tous les rats volants de la ville qu’il prévoyait quelque chose de grandiose, bien plus artistique qu’un pitoyable petit cambriolage. Au lieu de louer un carré publicitaire dans le Gotham Globe, de menacer un magazine de mots croisées ou de taguer la Tour Wayne, il avait juste très légèrement hacké les systèmes administratifs de STAR Labs, les moins protégés. Comment ? Encore une fois, avec des oreilles de Mickey. Utilisant l’adresse d’une véritable société d’abattage de rats qui avait quatre étoiles sur internet, il leur avait envoyé un mail publicitaire qu’on avait bien sûr ouvert sans la moindre suspicion. De là il était entré dans le système, s’était envoyé un mail demandant les services de sa petite entreprise et avait fait un échange d’e-Mails factices entre l’administrateur et le patron de la boîte. Il n’avait pas résisté à cacher dans les fautes du pseudo patron de boîte un peu analphabète un message codé qui pouvait se traduire grossièrement par ‘Haha, je vous ai bien baisé. Signé, le Sphinx’. Personne n’avait vraiment lu les mails, donc il ne se ferait pas prendre, mais c’était juste pour la beauté du geste. Ensuite il avait fait passer un mémo à tous les employés de la zone de chargement qu’une camionnette de dératiseurs passerait très tôt dans la matinée. C’est à dire juste avant qu’ils ne puissent ranger les déchargements de la veille.

Une fois entrés, il serait à portée et pourrait figer les alarmes et caméras pendant une vingtaine de minutes, le temps qu’ils remplissent la camionnette à ras bords ainsi que la camionnette de livraison de STAR Labs. Le problème maintenant c’était de s’occuper du personnel présent dans le hangar d’une façon à la fois rapide et discrète. Étant pragmatique et ne manquant pas de moyens, il avait fait un petit tour sur internet, surfé sur un Leboncoin pour criminels puis avait déniché quelqu’un qui semblait être qualifié pour le travail. Il ne lui avait donné aucune indication, uniquement qu’il fournirait un uniforme sans préciser qu’il s’agirait d’un costume de Mickey-dératiseur, lui avait promit de payer une forte somme sur un compte off-shore dont la moitié serait versée à l’acceptation du contrat et l’autre moitié suite à une conclusion favorable de celui ci et enfin de se rendre dans un cul de sac à quelques rues de STAR Labs à une heure donnée.
Et de chercher un très gros rat.

Ce n’était pas seulement parce qu’il aimait conserver une part de mystère, mais aussi parce que son nouvel employé aurait ainsi moins de marge de manœuvre s’il lui prenait l’envie de le trahir en ne sachant que le minimum minimorum. Tout le monde s’y retrouvait, elle aurait son argent, lui son matériel.

Il jeta un coup d’œil à la radio pour voir l’heure qu’il était. Bientôt quatre heure moins vingt, l’heure du rendez vous. Il ouvrit son paquet de carambars et en déballa un sans attendre. Il se moquait bien de l’identité du ninja femelle, du moment que tout marchait comme sur des roulettes et- Oh il en avait un à la fraise !

Soudainement, ils entendirent quelqu'un frapper à la porte arrière du fourgon. Après une rapide vérification, les portes s'ouvrirent pour laisser entrer la fameuse Nyssa Raatko. Le Sphinx l'acceuillit tout en finesse.

"Pîle à l'heure ! Carambar ?"

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Nyssa Raatko


MessageSujet: Re: Discrets en Mickey   Sam 12 Nov - 23:42



Attention : dératiseurs


1 heure du matin.

Je me levais prête à entamer cette nouvelle journée qui s'annonçait des plus intéressantes. En effet, d'un moment à l'autre j'allais recevoir de nouveaux jouer qui seraient des plus utiles pour une assassine.

Le temps de faire ma toilette ainsi que quelques étirements, je m'étais rendu à moto sur le lieu que mon fournisseur m'avait indiqué. Non sans précaution -on sait jamais avec les livreurs qui pourvoient des psychopathes- je m'étais faufilé jusqu'au renfoncement d'une voie sans issus et avait pu découvrir un colis déposé à même le sol. Rien ne pouvait indiquer à un œil extérieur à la combine ce que contenait le paquet.

Tout en ayant vérifié que mon livreur avait bien disparu, les payements se faisant par virement bancaire j'étais plutôt tranquille, je m'étais emparé du précieux carton avant de l'enfermer dans mon sac à dos. Le sourire aux lèvres, j'avais enfin regagné mon appartement en effectuant les détours de mise afin que l'on ne remonte pas jusqu'à moi et telle une enfant le jour de noël, j'avais déballé la petite boîte marron.

À l'intérieur, et précautionneusement enveloppé dans un tissu écarlate se trouvait l'objet de mes derniers fantasmes. Une vingtaine -on n'est jamais trop armée- de kunai en acier inoxydable. Mais pas seulement des armes de jet, non ceux-ci étaient spéciaux car ils étaient munis d'un petit réservoir chacun dans lesquels on pouvait intégrer toute sorte de potion et autres poisons. Quoi de plus excitant pour quelqu'un comme moi.

En bref, je venais de recevoir des petits joujoux vraiment géniaux et je devais absolument trouver un contrat qui me permettrais de les utiliser.

Après mettre occupé de mes achats, c'est à dire en les remplissant de divers produits de ma propre conception et les avoirs intégrés à mon costume, je m'étais précipité sur mon ordinateur afin de trouver quelque chose à me mettre sous la dent. Me rendant sur mon « site » habituel, je m'étais rendu compte qu'un certain Sphinx m'avais proposé un contrat. En sois pas quelque chose de compliqué, je devais me rendre proche des laboratoires STAR, enfiler un uniforme que l'on me fournirais afin de me fondre dans la masse et que l'on m'en dirait plus une fois sur place. De plus, mon client/commanditaire proposait de me payer largement, dont une première partie par virement dès que j'aurais accepté ses conditions et la suite lorsque je me serais acquitté de ma tâche, quelle quelle sois.

Plutôt intrigué qu'une personne dont le pseudo me disait vaguement quelque chose, j'étais alors partis à la recherche de qui il était vraiment. Ce fut assez rapide, puisque j'étais tombée sur d'anciens articles de différents journaux de Gotham annonçant fièrement que l'Homme-Mystère avait été appréhendé, puis qu'il avait retrouvé sa liberté pour commettre des vols tous plus spectaculaires les uns que les autres. J'avais donc pu, sans grande hésitation, me rendre à l'évidence qu'il comptait dévaliser les fameux laboratoires de recherche. En sois, cela m'importais peu de savoir pourquoi il comptait agir. Une chose avait retenu mon attention sur les divers articles que j'avais parcourus à son sujet : Batman. Apparemment les deux se « connaissaient » et cela pourrait me permettre d'enfin pouvoir rencontrer celui qui jadis m'avais sauvé la vie.
En réalité, je ne savais pas si c’était le Batman qui m'avais sorti du trou dans lequel j'étais, la seule chose que je savais c’était que mon sauveur était un homme masqué et qui de plus célèbre que celui-ci.

J'avais donc accepté le contrat et avais reçu directement mon virement ainsi que l'heure à laquelle nous devions nous rejoindre, ça et le fait que je devais chercher un énorme rat.

Il me restais alors une trentaine de minutes pour me préparer et partir faire quelques repérages. Cela devrait être plus que suffisant aussi j'avais effectué une dernière inspection sur mon arc avant de le ranger et de partir vers la Diamond District.
Les repérages ne m'avaient pas pris beaucoup de temps car le quartier était très peu animé en cette heure matinale. Après quelques tours et détours je m'étais rendu dans une ruelle qui m'avais promis une surprise assez....étonnante. Le « rat » mentionné dans le contrat n'était pas un logo ou quelque chose d'autre peint sur un mur, non il se trouvait sur une camionnette aux couleurs sales à l’effigie d'une entreprise d'extermination de vermine. C'était bien ma chance, le costume que l'on me prêterais ne seraient donc pas des plus ravissants bien au contraire.

Laissant passer la surprise qui me laissait un petit goût amer même si c'était futé, j'avais vérifié l'heure et m'étais rendu devant les portes le plus discrètement possible avant de frapper deux coups secs sur un des battants. L'accès n'avait pas tardé à s'ouvrir sur l'homme en vert et ses sbires.

"Pîle à l'heure ! Carambar ?"

Ce devait être son air enjoué ou le fait qu'il m'avait proposé un carambar, mais je ne put m'empêcher de penser à ma rencontre avec un certain clown à Arkham City.

En détaillant rapidement la petite installation du regard, j'avais poliment décliné son offre d'un geste de la tête avant de me frayer un passage dans le véhicule et de m'installer en face de mon patron d'un jour afin qu'il puisse refermer les portes derrière moi.

« Et maintenant ? » demandais-je

Très envieuse de pouvoir enfin me servir de mes nouvelles armes et de peut-être faire d'une pierre deux coups en le questionnant plus tard sur l'homme chauve-souris.




[HRP: Vraiment désolé pour le temps que ça m'a pris ^^']






Nyssa parle en #9F0010
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MessageSujet: Re: Discrets en Mickey   Jeu 24 Nov - 19:15

Edward Nygma

Nyssa Raatko

Discrets en Mickey


Le Sphinx mit un autre Carambar dans sa bouche en haussant les épaules devant son refus et rabattit sa capuche à oreilles de souris sur ses cheveux teints en orage fluo en se disant qu’elle n’avait décidément aucun goût. Mais que voulez vous, les assassins étaient tous les mêmes avec leurs vêtements de cuir théoriquement classes mais qui les faisaient sentir la sueur à dix mètres en plein été. Lui au moins il se targuait d’avoir une variété de costumes taillés sur mesure, colorés et adaptés à la saison. Tout y était, même l’air incroyablement sérieux qui était censé l’entourer de mystère, mais qu’il trouvait pédant, ordinaire, voir même ridicule. Un coup d’œil à son arc et il se dit qu’elle devait venir de Star City, ce qui expliquerait beaucoup de choses. Partout ailleurs les "héros" portaient des costumes colorés et les "vilains" préféraient des teintes plus sombres. A Gotham c’était l’inverse : le chevalier noir mettait, et bien, du noir, tandis que tout le reste de la galerie s’affichait en couleurs pétantes, du violet du Joker au vert de l’Homme-Mystère en passant par le rouge de Harley Quinn. Pourquoi ? Parce qu’avant d’être un héros Batman était leur ennemi et comme dans la tête de Nygma ce fait avait précédence sur la loi ou la logique, tout était très clair. Donc selon lui porter du noir en étant un criminel à Gotham était un gigantesque fashion faux pas. Peut-être qu’il se sentirait magnanime et lui donnerait le numéro de Kittlemeyer quand il auraient fini.

Laissant de côté ces questions de style, parce que dieu sait qu’il n’en avait aucun dans ce costume de souris, il avala son bonbon et joignit les mains en lui souriant.

"Et maintenant, comme vous le dîtes si bien …"

Il claqua des doigts deux fois et ses hommes de mains se retentirent de soupirer, mais levèrent tout de même les yeux au ciel avant de tous taper sur leurs cuisses très vite pour imiter des roulements de tambours. Ils avaient l’air profondément mortifiés. Nygma leva une main et ils s’arrêtèrent avec soulagement.

"Merci. Maintenant madame, je vais vous exposer la partie du plan qui vous intéresse et ensuite - si vous n’avez pas de questions et j’espère que vous n’en n’aurez pas parce que je ne réponds jamais directement aux questions – nous passerons à la pratique."

Il claqua ses mains entre elles, son sourire devenant plus honnête et plus excité ce qui faisait ressortir ses fossettes, comme un petit garçon sur le point de donner un exposé sur lequel il avait bien travaillé.

"Tout d’abord, il va falloir que portiez l’uniforme de la troupe. Sinon ça ferait tâche vous voyez ? Mark-Qui-Pue sois gentil et donne lui un costume. "

Il est à noter que tous ses larbins s’appelaient Mark, abréviation de Question Mark, parce qu’il ne se donnait jamais la peine de retenir leurs prénoms. A la place il les distinguait par un caractéristique personnelle, généralement la seule grâce à laquelle il les reconnaissait. De toute façon c’était une perte de temps, ils ne restaient jamais longtemps, ils finissaient enfermés, tués, licenciés ou alors ils ne supportaient plus le mégalomane qui leur servait de patron et démissionnaient. Contrairement à d’autres il acceptait les démissions du moment que ça arrivait entre le moment où il avait achevé un projet et le commencement d’un autre, histoire qu’ils ne puisse pas aller crier ses plans sur tous les toits. Comme il payait aussi relativement bien et que les autres criminels avaient moins de patience pour leurs employés, il réussissait ainsi à avoir du personnel plutôt fidèle qui lui constituait une merveilleuse armée d’espions. Même s’il les traitait tout le temps comme des débiles. Ou plutôt comme des petits garçons un peu arriérés, ce qui revenait au même mais restait un peu différent : il leur donnait des surnoms affectueux quand il était content et les avait plus d’une fois forcé à rester au coin quand ils disaient des âneries.

Dans une salle où le seul carré de sol non-éléctrifié était leur coin et où ils devaient rester debout pendant des heures.

"Merci. Vous mettez l’ensemble par dessus le votre et toutes vos armes dans le bidon du pulvérisateur, comme ça nous pourrons passer les détecteurs de métaux sans encombre."

Et bien oui, après tout un pulvérisateur ferait forcément biper. Les vis n’étaient pas en plastique.

"Ensuite quand je vous le dirais je m’en remettrais à vos talents pour discrètement éliminer toute la populace présente dans la salle avec la plus grande discrétion sans vous faire remarquer." Avait-il mentionné qu’il voulait qu’elle soit discrète ? Oui ? Parfait. "Oh et vous n’aurez pas à vous inquiéter pour les issues, les alarmes ou pour les caméras. Je vous serais très reconnaissant si vous n’y touchiez pas. Jamais. Sous aucun prétexte. "

Selon lui la répétition était la meilleure façon de faire retenir quelque chose à ses employés et ce point là étant extrêmement important il se permit d’insister lourdement. Il ne manquerait plus qu’elle soit prise d’un excès de zèle et détruise une caméra. Cela ferait partir une bonne semaine de travail en fumée et détruirait probablement toute opportunité de voler STAR Labs sans se faire remarquer pour les mois à venir.

"Une fois que nous aurons fini" Et il omit volontairement de lui parler de cette partie parce qu’elle n’avait pas besoin de savoir. "Il vous suffira de rentrer avec nous. Je transférerais l’argent sur votre compte et nous en resterons là. Voilà, c’est tout." Il claqua encore une fois ses mains entre elles. "Des questions ?"



[HRP: Moi de même ^^;]

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Nyssa Raatko


MessageSujet: Re: Discrets en Mickey   Ven 2 Déc - 16:35



Attention : dératiseurs

Sans paraître vraiment étonné de ma réponse, il avait alors rabattu sa capuche révélant deux oreilles de souris parfaitement ridicules. En regardant autour de moi je remarquais que chaque personne présente portait la même chose ce qui m'avait alors consterné un peu sachant que je n'allais pas y réchapper. Sans paraître remarquer mon débat intérieur, il avait repris ma phrase tout en me souriant de plus belle avant d'enjoindre ses employés à une petite mise en scène digne d'un enfant de CM2.

En effet, ce n'est qu'après qu'il ait claqué deux fois des doigts avec insistance que ses employés avaient levé les yeux au ciel quasiment simultanément visiblement excédé par les excentricités de leur patron, que ceux ci avaient finit par taper sur leurs cuisses imitant par là des tambours avant de s'arrêter brusquement sur ordre de l'Homme-Mystère. C'était passablement absurde et légèrement déroutant mais je n'allais pas m'en plaindre ça aurait pu être pire. J'allais faire avec tant que je serais payé en fin de compte et que je pourrais m'amuser un peu pendant ce contrat.

Il avait alors repris la parole en invoquant son droit de ne pas répondre à mes futures questions. Soit, de toute façon je préférais largement l'action aux grands discours et dialogues inutiles et rébarbatifs. Après avoir à nouveau claqué des mains -cela devenait de plus en plus dérangeant- et avec un sourire sincère et presque innocent vers moi, il avait de nouveau repris la parole et je me contentais donc d'écouter avec attention venir la question de l'uniforme de travail. Ce n'était mais alors vraiment pas mon style, une matière plastifiée au blanc délavé surmonté d'oreilles de mickey sur la capuche, mais comme dans tout job, il faut savoir faire des concessions, même si moins je le conserverais sur moi, mieux je m'en porterais.

C'était un certain « Mark-Qui-Pue » probablement nommé par son patron ainsi et certainement attribué à l'homme assis à ma droite car il dégageait une odeur assez proche de celui d'un véritable dératiseur qui se serait goinfré de malbouffe des quartiers avant de nous rejoindre pour effectuer son travail. Bref, l'homme-souris m'avait alors tendue une des combinaisons aux oreilles de rongeur que j'avais récupéré avec une indifférence plutôt feinte frissonnant presque d’écœurement au contact de cette matière tant rebutante pour une assassine. Et cette couleur ! Non mais quelle idée, quitte à devoir travailler comme dératiseur les propriétaires des tenues auraient pu faire un effort en choisissant quelque chose de discret comme du noir ou du marron. De toute façon la vermine n'y vérait pas de différence flagrante et cela aurait pu relever un tant soit peu le niveau, mais non.

"Merci. Vous mettez l’ensemble par dessus le votre et toutes vos armes dans le bidon du pulvérisateur, comme ça nous pourrons passer les détecteurs de métaux sans encombre."

Je m'étais exécuté tout en prenant bien deux bonnes minutes pour me délester de mon attirail ce qui m'avais quand même fait grimacer un peu car le peu de fois où j'avais dû m'en séparer cela ne m'avais pas porté chance. Je m'étais mise à penser que le-dit bidon ne serait sûrement pas assez grand pour accueillir tous mes jouets. M'étant visiblement trompé, j'avais rejoint ma place dans le petit van avant d'acquiescer vers mon interlocuteur et d'enfiler une bonne fois pour toute la tenue en plastique en rabattant la capuche sur ma tête tout en faisant attention à ce qu'aucune partie de ma tenue d'assassine ne soit visible.

Il reprit une énième fois la parole -ce qu'il pouvait parler celui là- afin de m'expliquer ce qu'il attendait de moi et ce qu'il souhaitait me voir éviter de faire en insistant lourdement sur ces derniers, me prenant visiblement pour une débile profonde. Ce à quoi j'avais répondu par un regard froid et assez vide afin qu'il cesse de me traiter ainsi. Il avait alors fini sa longue tirade par me rappeler qu'une fois nos tâches respectives achevées je recevrais le reste de mon payement également par virement. Il ne se doutait pas que je ne me contenterais pas que de ça mais je laissais couler ne souhaitant révéler mes véritables intentions qu'une fois que ce serait terminé en misant sur le fait que content de ce qu'il avait volé il serait plus enclin à me répondre et que dans le pire des cas, ce n'est pas ces piètres imitations de gardes du corps qui m'empêcherais de lui faire cracher le morceau.

Bien que je ne sache pas exactement ce qu'il comptait dérober et ayant remarqué qu'il avait passé sous silence cette partie de notre collaboration, je ne pu m'empêcher de penser qu'avec la chance que j'avais en ce moment, quelque chose allait se retourner contre moi. Et ce quelque chose serait peut être lié à un individu aux costumes voyants et aux cheveux flamboyants. Il allait vraiment falloir que je me méfie de cette énergumène si je ne voulais pas finir morte ou en prison.

N'ayant aucune question vitale et souhaitant enfin partir à l'assaut du bâtiment sécurisé, j'avais alors pris la parole.

« Rien d'important, allons-y »

Sans rien ajouter d'autre, je m'étais alors contenté de triturer mon nouveau costume au niveau de la fermeture éclair sans vraiment faire attention à mes gestes.

Le véhicule c'était enfin mis en route vers notre destination et me mettant dans le rôle que je devais jouer, j'avais enfilé un masque de profonde lassitude mêler avec un peu de dégoût pour notre travail du moment.






Nyssa parle en #9F0010
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MessageSujet: Re: Discrets en Mickey   Sam 17 Déc - 16:06

Edward Nygma

Nyssa Raatko

Discrets en Mickey


Graduellement, le regard de son employée d’un soir était devenu de plus en plus vide pendant qu’il lui expliquait son plan, ce qui l’inquiétât un peu pour la suite de la soirée. Pourtant il avait bien fait attention à parler lentement et à articuler ? Même ses petits bébés gorets étaient plus réactifs. Ou alors peut être était-ce parce qu’il avait des éclats de carambar sur la bouche? Il passa sa langue sur ses lèvres en fronçant les sourcils mais il ne sentit rien. Donc non, c’était de sa faute à elle. Bah, qu’à cela ne tienne, du moment qu’elle savait tuer correctement ce n’était pas important qu’elle ait deux de Q.I.

Gracieusement il ne fit aucune remarque sur son allure une fois qu’elle eut mis leur uniforme de souris et le masque assortit, parce qu’après tout il était vêtu de la même façon. Ça et les assassins avait un sens de l’humour légendairement pourri. Il ne manquerait plus que le moutarde lui monte au nez pour une boutade et qu’elle décide de tuer tout le monde. La patience n’avait pas l’air d’être son fort vu la réluctance avec laquelle elle se délesta de son matériel. Il se contenta donc de frapper dans ses mains quand elle lui répondit gravement qu’elle n’avait pas de questions.

"Excellent !" Il frappa sur la paroi qui les séparait du siège du conducteur et haussa le ton. "Marky-moo !"

Le moteur ronronna et la camionnette trembla sous leurs pieds avant de bouger. Dans on coin la tueuse professionnelle gardait un air grave et sérieux que Nygma trouva maussade. Il reprit un carambar. Malgré toute son intelligence il ne comprendrait jamais pourquoi certaines personnes s’engageaient sur cette voie là si cela ne leur procurait aucun amusement d’aucune sorte. Même les Marks était excités et enthousiastes avant une opération. Mais elle non, pas la moindre émotion. Bon sang ce que ce genre de tueurs à gages le gonflaient. A quoi ça pouvait bien servir de dévouer sa vie à quelque chose si on ne s’accordait pas un peu de bon temps ? Brusquement il agrippa une sangle pour ne pas tomber quand un virage plus serré que les autres mit les passagers en branle.

Grâce à cette conduite indigne d’un simple dératiseur il furent rendu en un temps record. Le véhicule ralentit, certainement à l’approche de S.T.A.R Labs. , avant de s’arrêter complètement. La conversation que Marky-Moo eut avec ce qui devait être un garde était trop étouffée pour qu’on la comprenne vraiment mais au ton des participants, le bon gros visage bovin de son employé avait encore fait des miracles. Avec son ossature carrée, ses grosses joues et ses yeux tombants il aurait été difficile de s’imaginer qu’un type pareil puisse être capable de suffisamment d’intelligence pour trouver un moyen de voler quelque chose ici et justement il ne l’était pas. C’était le Sphinx qui avait fait tout le travail de réflexion. On donna deux petit coups contre la carrosserie et le moteur repartit. Quoi, ils n’allaient même pas fouiller l’intérieur ? C’était bien la peine de cacher tout le matériel. Il sortit donc son ordinateur portable et ses gadgets pour les brancher, tout en faisant signe à ses acolytes de ne pas sortir leurs armes pour le moment. Déjà parce qu’ils n’étaient pas encore entrés dans le hangar, ensuite parce qu’il fallait déjà qu’il s’occupe des caméras. Ses doigts se mirent à taper à une vitesse folle sur le clavier, ignorant les petits à-coups qui faisaient tressauter la camionnette, son air jovial ayant désormais disparu, remplacé par un air qui aurait presque pu paraître stoïque si cela n’avait été pour le bonbon rose qui dépassait entre ses lèvres. Complètement concentré sur sa tâche il ne fit pas attention aux derniers préparatifs des Marks qui échauffaient un peu leurs muscles. Il n’arrêta pas quand les portes s’ouvrirent et que ses débiles d’amour sortirent au compte goutte. Ils connaissaient leurs ordres, se poster dans les coins et faire semblant de chercher des rats en attendant que les caméras soient tombées, puis attendre le signal de Nygma dans leurs oreillettes leur disant que la tueuse s’était occupée du personnel de S.T.A.R Labs. en silence.

Finalement, il fit un sourire en coin en atteignant le codage des caméras. Quelques cliquetis plus tard il gela la vision du centre de sécurité et afficha la vraie sur son ordinateur. Il fit alors un signe à la tueuse à gage pour qu’elle se rapproche et tourna son écran pour qu’elle puisse voir. Il y avait une dizaine de personnes dans le hangar, mais pour la plupart ils étaient seuls ou en groupe de deux. Les seuls à être armés étaient les trois gardes qui se baladaient entre les colonnes de caisses sans la moindre inquiétude.

"Dans trente secondes je vais fermer toutes les issues. Vous aurez dix minutes. "

Il retourna l’ordinateur et se remit au travail.

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Nyssa Raatko


MessageSujet: Re: Discrets en Mickey   Dim 15 Jan - 21:04



Attention : dératiseurs

Nygma ou mon patron d'un jour semblait ravie que je n'aie aucune question pour lui. Visiblement moins on parlait en sa présence et plus on montait dans son estime puisqu'il pouvait ainsi s'entendre déblatérer pour lui même. Au moins on ne risquait pas de se chamailler pour des choses futiles et pour une mission qui demandait de la discrétion c'était une bonne chose.

Peu après le départ, il avait à nouveau enfourné un carambar ce qui me fit me poser quelques questions abstraites. En effet, vu la quantité de sucrerie qu'il ingérait quotidiennement j'étais en droit de me demander si la confiserie ne contenait pas un agent actif qui expliquerait les enfantillages de l'Homme-Mystère. Après tout les enfants trop friands de ses friandises sucrées étaient pour ainsi dire surexcités constamment et les parents devaient réagir s'ils ne souhaitaient pas voir leur précieux chérubin en proie à une overdose de sucre. C'était peut être son problème en y réfléchissant. Peut être que ses parents l'avaient ignoré en le laissant se gaver de bonbons et il était devenu tel que je le voyait dès à présent : un peu fou sur les bords et accro aux carambars.

Le voyant se rattraper inextrémis à une lanière du véhicule, je ne put m'empêcher de sourire et de me moquer intérieurement en liant l'étourdissement de mon camarade à ma théorie précédente. Après tout ce n'était pas souvent que mes compagnons de jeux étaient si peu adroits dans un véhicule en mouvement. Il ne devait pas souvent sortir de sa tanière celui la.

En moins de temps qu'il ne faut pour y penser, le conducteur mystère nous avait mené à bon port et après les vérifications d'usage auprès du chauffeur et deux coups contre la carrosserie, on entra dans le complexe. La forteresse n'était pas si bien gardé que ça puisque personne n'avait vérifié l'arrière de la camionnette, c'était bien la peine. On aurait pu entrer avec une bombe que personne ne s'en serait rendu compte avant le moment fatidique. À croire qu'aucun des employés ne regardait la télévision de nos jours. Vraiment lamentable comme sécurité, je doutais d'avoir vraiment des complications lors de l'élimination de mes proies en fin de compte. J'allais probablement m'amuser cinq minutes et m'ennuyer à mourir le reste du temps.

Nygma avait alors sortit son ordinateur et s'était mis au travail dès le poste de sécurité fut passé loin derrière nous. Il nous fit signe de patienter ce que je fis sans protester. Après tout même si les gardes seraient certainement faciles à tuer, je n'allais pas risquer de nous faire repérer en me précipitant. Tout concentré qu'il l'était, l'Homme-Mystère s'activait sur son clavier comme si sa vie en dépendait ce qui bien sur serait le cas si l'un d’entre nous faisait la moindre erreur. C'est pourquoi j'allais attendre d'être sûre qu'il se soit occupé des caméras avant de m'engager sur la voie du meurtre ce matin-là.

Lorsque la camionnette s'était arrêtée pour la seconde fois, le hacker avait continué son ouvrage sans vraiment remarquer que ses hommes quittaient les lieux. Ils devaient les avoirs briefer avant mon arrivée puisqu'ils partirent en quête de rongeurs imaginaires dans les recoins du hangar sans rien demander. De mon côté, je patientais calmement quelques instants avant de me décider à récupérer mon attirail. En effet, personne ne venait nous dérangeait et je préférais restait sans armes le moins longtemps possible. Cela me pris bien moins de temps que lorsque l'on m'avais demandé de m'en délester plus tôt. C’était aussi dû au fait qu'une excitation grandissante vibrait dans mes veines signe que la traque allait démarrer d'ici quelques secondes. Je regagnais ma place tout en remettant mon déguisement de souris comme si de rien n'était. Ce serait plus simple de m'approcher des futurs cadavres si ils ne faisaient pas attention à moi lorsque je m'approcherais d'eux. Peu après, mon patron/client s'était délaissé d'un sourire ce qui me confirma qu'il était parvenu à hacker ce qu'il voulait. Il m'avait alors fait signe avant de retourner son ordinateur vers moi. Je pus rapidement voir les lieux sous les yeux des caméras du laboratoire. Dans le hangar où nos nous trouvions, je pouvais apercevoir une petite dizaine de personnes dont trois gardes armés seulement. De plus, ils étaient tous regroupé par groupes de deux ou trois ce qui serait normalement gérable rapidement et discrètement comme le voulait Nygma. Après tout j'aurais pus faire durer le plaisir mais c'était lui qui payait donc j'allais faire comme il le souhaitait pour le moment.

« Dans trente secondes je vais fermer toutes les issues. Vous aurez dix minutes. »

J’acquiesçais fermement et remarquais qu'il c'était déjà replongé dans son travail sans plus faire attention à moi. Je sortis du véhicule en faisant semblant de chercher des rongeurs tout comme les autres, une bonbonne de répulsif factice en main. Mes premières cibles étaient les trois gardes qui patrouillaient entre les colonnes près des caisses. En effet si je m'attaquais à eux en dernier, ils auraient plus de chances de découvrir un des cadavres précédent et la dernière chose que l'on souhaitait c'était qu'ils se mettent à tuer tout le monde au moindre soupçon. Je me dirigeais donc vers eux tout en comptant mentalement les trente secondes dont Nygma aurait besoin pour tout fermer. Les gardes me virent m'approcher mais se contentèrent de me saluer de la tête avant de continuer leur discussion sur leur salaire peu mirobolant. Je passais donc derrière eux tout en mimant de poursuivre une souris derrière un renfoncement de caisse. Puis je hélais les deux gardes les plus proches.

« Désolé de vous déranger mais vous pourriez déplacer cette caisse s'il vous plaît, elle a l'air lourde et je crois bien que leur nid se trouve juste derrière. »

J'ajoutais à cela un air de petite femme faible à qui tout macho se serais empressé de montrer sa virilité. Bien sûr ma ruse avait fonctionné puisqu'ils avaient repoussé leurs armes à lanière contre leur dos avant de s'approcher de la caisse centrale. Le troisième garde quand à lui se tenait à côté de moi et patientait pendant que ses camarades se rapprochaient de la boîte. Je sortis furtivement une dague de dessous mon costume et me retournais vers le garde avant de lui trancher la jugulaire proprement. Il fut surpris mais ne put rien faire d'autre que s'effondrer en se vidant de son sang. N'attendant pas que ses comparses remarque quelque chose, je sortis un second poignard et m'en servis sur les deux hommes restant simultanément. Je les plantaient à des endroits bien précis dans leur dos au moment où ils se penchaient et ils moururent en gargouillant en silence. Bien la plus grosse menace était éliminé, plus que six travailleurs.

J'étais donc partis en quête des survivants et n'avais pas tardé à atteindre le dernier à l'aide de mes nouveaux kunai sans que personne ne s’aperçoivent de rien. Puis je m'étais séparé avec soulagement du costume de souris et m'étais dirigé vers l'entrée afin de rejoindre tranquillement la camionnette, un sourire flottant aux lèvres.






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