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 Hisashiburi Desu

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Tobias Cooper


MessageSujet: Hisashiburi Desu   Ven 20 Jan - 17:27


31 Août 2002

Sortir simplement sans rien avoir de particulier en tête… Un plaisir simple, que connaissait tout le monde, lorsque le manque d’activité se faisait sentir. C’était pourtant quelque chose de rare pour Tobias. En effet, ne rien avoir de particulier à faire n’était guère une habitude, surtout à l’aune de ces derniers mois… Depuis que le Protocole 10 s’était achevé dans l’hécatombe connue de tous, le shinobi n’avait guère eut le temps de chômer. Les conséquences pour la Ligue avaient été nombreuses, et depuis plusieurs semaines, son temps s’était trouvé accaparé par ses nouvelles responsabilités au vu du plan qui était en train de se mettre en place à la demande de Talia.

Réformer l’ensemble de l’organisation avait pris beaucoup de temps et en prendrait encore. Après tout, même si les listes avaient été établies et que leur effectif s’en trouvait réduit et plus fonctionnel, il fallait encore que chacun trouve ses marques. Pourtant, le Cooper n’en pouvait plus de partager son temps entre les dossiers et les entraînements parmi différents tests. C’est pourquoi alors même que certains membres cherchaient pour lui la trace d’un criminel bien particulier, le ninja avait décidé de quitter temporairement le QG de la Ligue des Ombres.

Il s’habilla de manière simple, avec un tee-shirt blanc, un blue jean, des baskets et une veste en cuir noire. Ses cheveux étaient pour le moment détachés, puisqu’il s’apprêtait à mettre un casque de moto, mais cela ne serait que le temps de la conduite. La queue de cheval qu’il avait l’habitude d’arborer pouvait donner une sensation indélicate lorsqu’il se devait de porter ce genre de protection.

A partir de là, deux directions étaient possibles à prendre. L’une le conduirait à devoir apporter de nombreuses explications, et à prendre beaucoup de temps. Au vu du fait que l’après-midi démarrait à peine, mais que cela risquerait de dépasser la durée avant la tombée de la nuit, ça semblait difficile. De plus il serait plus simple de rendre visite à cette femme une fois sa cible actuelle éliminée, à cette féline dont il était amoureux.

La deuxième l’amenait à une personne qu’il n’avait pas revue depuis le début d’Arkham City, soit l’année précédente. Cette nuit-là, une amitié s’était créée. Aussi étrange que cela puisse paraître au vu des circonstances de leurs deux rencontres. A tel point que son projet allait limite paraître étrange en comparaison. Pourtant, elle était sans doute la seule personne assez proche pour qu’il puisse parler et assez détachée afin que cela ne représente aucun risque pour elle. C’est ainsi que le nippon décida de rouler vers le quartier d’Otisburg.  Cette autre femme hors du commun avait évoqué un endroit avec beaucoup de plantes et d’animaux. Ainsi que son travail de fleuriste. Après quelques recherches, le Corbeau finit par tomber sur un ensemble comprenant un terrain et deux bâtiments, l’un ancien et l’autre rénové. Dans le rénové se trouvait manifestement l’emplacement de la boutique, au vu de l’enseigne. Tobias se gara, retira son casque et attacha ses cheveux. Puis il se dirigea tranquillement vers la porte et la franchit. Une clochette se fit entendre lorsqu’il passa l’entrée, et la propriétaire des lieux ne tarda pas à apparaître.


- Comment allez-vous depuis tout ce temps, Bifröst-san ?


Le fait de savoir que cette dernière comprendrait, et le plaisir de pouvoir parler japonais avait fait opter le trader pour cette langue, qui resterait sans doute celle de leur échange. C’était effectivement étrange de venir volontairement croiser cette personne dans son quotidien, même si la présence d’autant de plantes n’était pas sans rappeler les jardins de l’asile où s’était produite leur première rencontre.
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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Dim 29 Jan - 17:39

Aujourd’hui, il ne faisait ni beau ni totalement gris. Il y avait assez de lumière pour être un danger pour toi mais ce n’était pas assez pour te décourager à quitter ton appartement. Tu devais travailler même si Tweety habitait avec toi, depuis ce fâcheux Protocole 10. Quand il y avait des jours où quelques rayons de soleil daignaient baigner la ville, les clients étaient plus nombreux et tes employés ne pouvaient pas toujours gérer seuls. De plus, il fallait que tu nourrisses tes animaux et arroses le jardin et la serre ; sans compter qu’il fallait que tu remplisses à nouveau les vitrines et les étagères contenant les douceurs pour le salon de thé. La veille il y a eu pas mal de monde, il ne restait plus grande chose.

Ainsi, tu as quitté ton appartement pour travailler.
Afin de te protéger du soleil, tu portais une longue cape à capuche en satin rouge ainsi que des gants hauts du même tissu et couleur. Ils étaient assez épais pour bloquer la lumière et légers pour ne pas te donner trop chaud. En dessous, tu portais une robe blanche mais tu restas pieds nus – ce qu’on ne voyait pas, grâce à ta cape et la longueur de ta robe. Elle était simple, en soi, d’inspiration bohémienne avec des mangues larges et un décolleté qui laissait tes épaules et la partie supérieure de ton buste découverts. Par dessus la robe, tu portais un corset noir, plutôt discret, qui arrivait juste en dessous de ta poitrine. Autant tes habits comme tes cheveux traînaient par terre mais ça ne te dérangeait pas quand tu étais chez toi. La boutique et le jardin étaient propres.

En premier lieu, tu as été faire quelques fournées de biscuits et, pendant qu’ils cuisaient, tu as été déclencher l’arrosage. Il n’y avait rien d’électrique, en soi. C’était un arrosage automatique très ingénieux basé sur l’inertie et la force de l’eau contenue dans une cuve en hauteur. Dans le jardin, c’étaient des tubes métalliques avec des petits trous et dans la serre, en plus de cela, il y avait des canalisations sur le toit qui glissaient l’eau par des zones plus ou moins percées, faisant comme s’il pleuvait à l’intérieur. Pour donner plus de force à l’arrosage, il suffisait d’utiliser les pompes pour insuffler de l’air dans la cuve, comme on l’aurait fait pour extraire de l’eau d’un puits, autrefois. C’était un vieux système ayant été mis au point par feu le père de Mme. Smith, l’ancienne propriétaire des lieux alors, tu tenais à le conserver – il était écologique et efficace.

Après avoir fait ceci, tu as commencé à nourrir tes animaux et à remplir quelques arrosoirs pour les plantes qui étaient en hauteur, à l’intérieur et/ou qui nécessitaient moins d’eau que les autres. Contrairement à toi, tes employés avaient besoin de faire des pauses, certains partaient chez eux pour manger, d’autres restaient – ça ne te dérangeait pas, au contraire. Souvent, tu devais leur dire de partir parce qu’ils voulaient pas faire des pauses, rien que pour te donner un coup de main. Surtout Napalla Porter, une femme d’origine éthiopienne qui avait récemment fêté son quarantième anniversaire. Elle était divorcée depuis deux ans et avait quatre enfants. Parfois, elle te confiait ses enfants, si elle devait aller quelque part ou si elle avait encore rendez-vous au tribunal parce que son ex voulait lui prendre ses petits alors que c’était un homme violent et négligent – il les voulait uniquement pour faire du mal à Napalla. Quand tu l’as connue, d’ailleurs, elle avait plusieurs boulots et n’arrivait toujours pas à couvrir ses dépenses et celles des enfants. Tu lui as offert un travail digne, avec des horaires grâce auxquels elle pouvait s’occuper des enfants, flexibles, et un salaire convenable – paies, heures extra et congés payés. C’était le cas de tous tes employés, en fait. Tu n’exploitais personne et tu prenais principalement des gens qui en avaient très besoin. Des femmes, des sdf, des jeunes, des personnes ayant eu des accrocs avec la justice ou des personnes avec des troubles psychologiques. Jusqu’à présent, aucun ne t’a jamais rien fait. Ni à toi, ni ton entourage. Comme quoi, il suffisait d’un peu de patience, du respect mutuel et de la tendresse pour permettre à ces gens de mener une vie normale.

Alice, je vais récupérer les enfants à l’école. Je reviens après manger. te dit-elle, sortant au jardin.

Tu aimais la femme qu’elle était devenue.
Plus confiante, plus souriante.

Tu as besoin de quelque chose, pour tes invités ou pour la boutique ? ajouta-t-elle, le sourire aux lèvres. Je me suis aussi occupée du four, j’ai remis une autre fournée – ce sera prêt d’ici vingt minutes.

Je n’ai besoin de rien, merci – pour ta proposition et pour les biscuits, j’ai faillit les oublier. répondis-tu, levant la tête vers ton aînée, lui adressant un doux sourire – tu étais un peu distraite, aujourd’hui ; tu avais trop de choses en tête. L’africaine rit un peu avant d’agiter les clés  de sa voiture, signalant qu’elle partait, alors. Elle s’arrêta quand elle t’entendit parler de nouveau : Et, ne t’en fais point, Napalla. Je te rappelle que tu as l’après midi libre. Profite des petits, vous ne voyez pas souvent le soleil, à Gotham. Sam’ et Gloria viendront dans quelques heures, je pense pouvoir gérer jusqu’à ce qu’elles viennent.

Tu posas les gamelles et repas que tu avais préparé par terre et sur les branches des arbres, selon l’animal que tu devais nourrir. Certains n’avaient pas besoin de toi, pour survivre, ils étaient herbivores et la verdure ne manquait pas ici. D’autres, dépendaient de toi, comme ce vieux canasson que tu avais récupéré il y a quelques années de cela ou comme certains reptiles – dont Seth, le crocodile qui refusait de quitter le terrain depuis que tu l’as soigné.

Suite à cela, tu t’est approchée de ton employée et as frotté doucement l’un de ses bras, sans perdre le sourire. Elle n’aimait pas te laisser toute seule dans la boutique – même si elle savait que tu pouvais très bien t’en charger. Elle avait seulement retenu l’embrouille qu’il y avait eu l’année dernière avec deux policiers ripoux que tu as dû assommer dans la ruelle proche de la boutique. Elle ne tient pas à ce que la police vienne t’enquiquiner sans raisons apparentes. Avant qu’elle ne parte, tu mis quelques biscuits encore chauds dans une boîte, pour qu’elle les donne aux enfants – tu savais qu’ils adoraient les danoises que vous faisiez dans le salon de thé.

* * * * * * *

La clochette de l’entrée retentit.
Tu te trouvais dans la cuisine quand ce petit bruit métallique te parvint. Tu étais assez confiante pour laisser la boutique sans surveillance, malgré les quelques clients qui se trouvaient dans le coin salon. Tu leur accordais sûrement une confiance que beaucoup jugeraient qu’ils ne méritaient pas. Pourtant, ils ne t’ont jamais rien fait de mal, ils ne tentent rien non plus et ils laissent toujours du pourboire. Ce n’est pas pour autant que tu ne te montrais pas méfiante envers tes concitoyens – tu n’étais pas inconsciente. Rapidement, tu quittas la cuisine et traversas le couloir de l’arrière boutique pour sortir derrière le comptoir de la fleuristerie, capuche baissée et un plateau d’aspect ancien sous le bras.

Un grand sourire fendit tes lèvres à cet instant même.
Tu fus agréablement surprise d’apercevoir le Corbeau dans le magasin. D’habitude, il avait le visage couvert mais tu reconnaissais son regard, son odeur et sa présence. C’était toujours un brin étrange de trouver des individus masques au quotidien, sans leur attirail habituel. C’était sûrement ce qu’on devait penser de toi, quand on te rencontrait sous ces deux visages.

Comment allez-vous depuis tout ce temps, Bifröst-san ? te dit-il, en japonais.

Cela faisait un an, depuis votre dernière rencontre.
Tu ne t’attendais pas du tout à le voir ici, surtout, durant la journée. Heureusement pour toi, la boutique était plutôt sombre. Il n’y avait qu’une vitrine côté boutique et une fenêtre dans le coin salon qui, toutes deux, étaient couvertes par les plantes qui absorbaient la plupart de la lumière qui daignait s’y engouffrer. Malgré les reformes ayant été portées au bâtiment, tu avais gardé l’essence des commerces du siècle dernier. Il y avait du papier peint sur les murs, un mobilier ancien très bien conservé, une atmosphère accueillante et élégante sans pour autant tomber dans l’excès… La fleuristerie et le salon de thé étaient séparés par des paravents en bois qui faisaient office de murette. Des candélabres étaient accrochés aux murs ou ornaient des tables, pourvus de bougies plus ou moins usées.

Les gens aimaient l’odeur des bougies, des infusions et des plantes parce que ça les détend et semblait les transporter dans un autre endroit et un autre temps. Il y avait même un piano dans un coin de la pièce. De plus, le commerce était frais – ce qui était agréable durant ces lourds étés à Goham. Il faisait beaucoup plus chaud qu’en Autriche, en tout cas. Une chance que le bâtiment était bien isolé… Mais, sans doutes, s’il y avait quelque chose qu’on ne voyait que rarement dans cette ville, c’étaient les gens de toutes les classes sociales se côtoyer sans se dénigrer, comme s’ils étaient égaux. Il n’y avait pas que les prix qui étaient à la portée de tous, visiblement. Ici, peu importait qui tu étais, d’où tu venais ou ce que tu faisais dans la vie et la boutique. Même en ignorant que tu étais la propriétaire, on aurait pu le deviner rien qu’en détaillant les lieux, la façon dont tout était disposé et organisé, la sensation de calme que ça inspirait, etc. C’était soigné mais naturel malgré la présence de plusieurs styles décoratifs anciens occidentaux – avec quelques touches asiatiques, tels que les motifs gravés de cerisiers dans la porcelaine de certaines tasses ou les chrysanthèmes rouges sur les paravents en ébène.

Afin de le saluer convenablement, tu as quitté le comptoir.
Ensuite, tu lui as adressé une petite révérence à la japonaise.

Je me porte comme un charme, je vous remercie. Et vous ? répondis-tu d’une voix aussi douce que d’habitude – dans la même langue qu’il avait employé. Vous n’avez pas eu beaucoup de temps pour souffler, dernièrement, je présume ? Ne restez pas débout, voyons. ajoutas-tu, désignant d’un petit geste de main la partie salon – invitant ton ami à prendre place où il serait plus à l’aise. A moins que vous ne préfériez un endroit plus en retrait, il y a une table dans le jardin, si vous le désirez.

Mlle. Die Rosenberg. Pourriez-vous nous apporter deux cafés, un macchiato et un latte de plus, s’il vous plaît ? demanda une vieille femme, assise non loin de l’entrée du salon. Elle n’osait pas trop vous interrompre, elle avait attendu une pause pour pouvoir t’interpeller.

Ah et, avez-vous encore ces délicieux bavarois à l’ananas de l’autre jour ? demanda celui qui semblait être son mari – beaucoup plus âgé qu’elle, mais gourmand.

Peter, tu sais que tu ne dois pas te gaver de gâteaux. Tu n’es plus un enfant... Le sucre n’est pas bon pour toi.
Bof… pour le temps qui me reste à vivre, je veux en profiter, Marge !

Tu ne pus t’empêcher de glousser, regardant le couple se chamailler.

Ne dites pas cela, M. Hopper. Vous allez vivre encore longtemps et vous n’avez pas de problèmes avec les douceurs. Ceci dit, vous n’êtes pas raisonnable quand vous en consommez. intervins-tu, parlant en anglais, cette fois-ci. Tu les connaissais bien, ces deux septuagénaires, c’étaient des clients habitués. Je crois qu’il y en a encore dans la chambre froide. Je vais vous en apporter un, avec les cafés. Et vous, Mme. Hopper : désirez-vous autre chose ?

La vieille femme déclina poliment ta proposition : elle avait encore des biscuits sur la table.
Tu fis à nouveau face au shinobi, t’excusant d’un petit signe de tête – que tu accompagnas d’un sourire.

Que désirez-vous prendre, Karasu-san ? Si vous voulez, j’en ai quelques uns asiatiques : sencha, matcha, oolong, pu-erh, genmaicha, bancha, kukicha et houjicha, me semble-t-il... fis-tu, en japonais, fouillant rapidement dans ta mémoire pour savoir quels variétés tu avais. Cela te rappela que tu devais refaire tes stocks, il ne restait plus beaucoup de certains. Au moins, le prix du thé semblait s’être stabilisé un peu. Il n’avait cessé d’augmenter depuis trois ans… Si vous prenez un thé, je ne les ai pas encore notés sur la carte mais il y a des wagashi, mochi, manjū, euhm… et des dorayaki en accompagnement.

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Dernière édition par Amerlyllian Die Rosenberg le Lun 30 Jan - 23:19, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Lun 30 Jan - 21:11

Rouler… C’était étrange comme cette activité pouvait à la fois le passionner et le détendre. Malgré le fait qu’il soit capable de passer de toit en toit en aucune difficulté, Tobias appréciait de prendre place derrière un volant ou un guidon et de parcourir les routes. D’autant plus d’ailleurs s’il le faisait en dépassant les vitesses autorisées. Sa préférence allait cependant à la moto. Afin de pouvoir se faufiler dans la circulation, et passer parfois par des passages bien trop étroits pour un véhicule comprenant un habitacle. Cette fois-là ne fit pas exception. Quelques personnes furent surprises par la qualité du bolide lorsqu’il s’arrêta afin de demander son chemin, mais ne firent aucun commentaire. Il fallait dire que le casque ne permettait pas vraiment que l’on puisse le reconnaître.

Une fois arrêté, Tobias observa les alentours. Cette toute petite partie de Gotham semblait un peu en dehors de la réalité de la ville. Alors que partout à cette heure, la ville grouillait d’activité, l’emplacement de la boutique de son amie ressemblait à un havre de paix. Bien des plantes étaient présentes, et des animaux aussi. Un oasis de douceur, rendu en partie à la nature, malgré les constructions en béton. Un mélange entre deux mondes. Quelque chose qui illustrait bien la jeune femme, qui était à la fois une humaine, et tellement plus que cela.

L’endroit portait des traces de récent et de moderne. Tout comme la Lady, qui semblait parfois venir d’un autre temps, tout en ayant pu se faire à cette époque de modernité. La présence des bougies et l’odeur des plantes laissait revenir des souvenirs à Tobias, notamment lorsqu’il put rentrer pour la première fois au Japon et avait été visiter un temple. Tout cela le ramenait à l’un des nombreux temples présents dans l’archipel, qui mêlait l’encens et les bougies, ainsi que de nombreuses plantes, voire parfois des arbres séculaires. Le shinobi répondit à sa salutation de la même manière.


- Eh bien, je suis vivant. C’est sans doute ce que l’on peut demander de mieux ces derniers temps. Je vous accorde le fait de ne guère avoir eu de temps à moi. Je pense que la table du jardin sera parfaite.


Trop de temps passé enfermé. Mieux valait pour lui qu’il puisse voir un minimum de lumière, même s’il ferait attention à ne pas gêner son amie vampire. Sans doute cette dernière avait-elle de toute façon prit des précautions, vu son amour des plantes. Le financier écouta l’échange avec un couple de septuagénaires et releva le nom de famille utilisé : Die Rosenberg. Une partie de sa véritable identité sans aucun doute. Tu répondis par un sourire au sien, et lui fit signe que cela n’était rien.

- Contrairement à moi, vous travaillez ici. Ne vous excusez pas de répondre aux demandes de tous vos clients. Après tout ce couple a l’air bien sympathique. Je prendrais volontiers un thé matcha, et quelques mochis afin de l’accompagner.


La laissant vaquer à la préparation des commandes, le financier alla se poser dans le jardin, puis observa un peu les autres clients. Sa venue, ainsi que leurs échanges en japonais semblaient avoir un peu attisé de curiosité, à moins que ce ne fut son apparence. Malgré ses habits décontractés, le trader voyait bien l’interrogation de certains. Ce visage ne leur était pas inconnu… Mais rares seraient sans doute ceux à remettre la main dessus. Lorsque son hôtesse arriva, le ninja eut un léger sourire en sentant l’arôme du thé vert venant manifestement directement de l’Orient.


- Cela a l’air très appétissant, Die Rosenberg-san. Désolé, je n’ai pu m’empêcher de relever le nom utilisé par cette personne, Hopper-san. Il serait alors peut-être bon que je me présente convenablement, cette fois.

Le shinobi s’inclina une nouvelle fois devant son amie.


- Hajimemashite, Cooper Tobias desu.

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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Mar 7 Fév - 0:53

Le brun répondit à ta salutation de la même façon, prenant aussitôt la parole. Tu étais contente de savoir qu’il allait plus ou moins bien et qu’il avait enfin eu un peu de temps pour lui. De plus, tu étais heureuse qu’il soit venu te voir, même si, quelque part, tu t’en voulais presque de ronger son temps libre. Le fait qu’il préfère la table à l’extérieur ne t’étonna guère, le contraire t’aurait surpris. Ensuite, il ne tint point rigueur de la petite interruption du vieil couple, te rendant le sourire tout en l’accompagnant d’un petit signe.

Contrairement à moi, vous travaillez ici. Ne vous excusez pas de répondre aux demandes de tous vos clients. Après tout ce couple a l’air bien sympathique. Je prendrais volontiers un thé matcha, et quelques mochis afin de l’accompagner.

Tes joues rosirent légèrement.
Un nouveau sourire se dessina sur tes lèvres.

Faites comme chez vous, karasu-san. Je vais préparer votre thé et leur commande, je vous rejoindrais aussitôt. fis-tu, désignant une porte qui se trouvait près du comptoir. Ils ne devraient guère vous ennuyer mais, faites attention avec certains de mes compagnons – ils peuvent se montrer curieux ou territoriales.

Suite à ces paroles, tu traversas la même porte mais allas dans la direction opposée à celle que tu indiquas au brun. La porte que vous aviez traversé menait au couloir de l’arrière-boutique : à gauche, on voyait la porte du comptoir, une très large et battante – celle de la cuisine – et une porte blindée – celle de la chambre froide – ainsi que ce qui semblaient être des escaliers qui montaient vers l’étage supérieur et une porte qui donnait à l’une des ruelles. Si on tournait à droite et il fallait passer par la réserve, pleine d’étagères avec des outils divers et du matériel pour la fleuristerie pour se rendre au jardin mais, aussitôt, au fond, une grande porte double était ouverte quasi en permanence. Une porte plus discrète semblait mener vers le sous-sol, derrière les étagères de la réserve. L’air frais s’engouffrait dans le bâtiment, le parfum de diverses plantes semblait masquer les odeurs de la ville. Des roseraies bordaient les chemins principaux, il y avait un bassin assez large, une grande maison de verre (la serre) circulaire, un potager et divers arbres – fruitiers et ornementaux, tels qu’un saule pleureur près du bassin. Un arbre centenaire perçait par le haut de la serre, étendant ses branches placidement sans pour autant la sombrer. C’était un cerisier en pleine santé.

Il y avait un vieux cheval qui broutait non loin de la serre, un nombre affolant de chats ainsi que quelques chiens et même les oiseaux venaient se réfugier dans cet havre de paix. Des plantes aromatiques et médicinales avaient leur petit coin non loin de la table qui restait libre. Une partie était à l’ombre et l’autre baignée par le soleil – tu avais mis des ombrelles à chaque table, en plus, même si les gens préféraient profiter du peu de lumière qu’il y avait. Il n’y avait que deux autres tables, dans le jardin et peu de monde passait au jardin. Seulement les habitués et les amis – entre autres. Si on ne levait pas la tête ou se fixait dans le vieux bâtiment au fond, on pourrait oublier qu’on est à Gotham.

Après avoir servi les Hopper et débarrassé la table d’un autre client, tu allas rejoindre ton ami dans le jardin – remettant ta capuche afin de ne pas être brûlée par le soleil. Dans ton plateau, il y avait un yunomi avec le thé matcha, une assiette ovale avec mochis fourrés à l’anko et une avec d’autres fourrés au thé vert. Ce set était en porcelaine et peint à la main, bleu saphir avec des oiseaux en vol d’une couleur plus claire. Soigneusement, tu posas le tout sur la table, devant ton invité. Le parfum du thé sembla le faire sourire ; tu aimais particulièrement ce matcha parce qu’il provenait de Nishio. Ce thé avait une odeur et un goût subtilement différent des autres matchas de sa région – c’étaient presque des touches florales.

Cela a l’air très appétissant, Die Rosenberg-san. Désolé, je n’ai pu m’empêcher de relever le nom utilisé par cette personne, Hopper-san. Il serait alors peut-être bon que je me présente convenablement, cette fois. te dit-il. Tu lui souris, secouant doucement la tête quand il s’excusa pour lui dire que ce n’était pas grave : tu ne cachais pas vraiment ton identité. Le nippon s’inclina alors devant toi. Hajimemashite, Cooper Tobias desu.

Cooper-san, hajimemashite. répondis-tu, lui rendant sa courbette avant de te présenter à ton tour : Watashi wa Die Rosenberg Amerlyllian desu.

Tu te redressas, alors, sans perdre le sourire.
Quelques mèches de ta longue chevelure se faufilèrent hors de la capuche, retombant sur ton buste. Tu en replaças quelques unes, afin qu’elles ne couvrent pas trop ton visage – la cape te protégeait suffisamment, déjà.

Vous pouvez m’appeler Amy, Ame ou Lys, si vous le désirez – c’est bien moins difficile à prononcer. Ou Alice, c’est mon second prénom. Vous ne manquez guère de choix.

Tu ris un peu avant de t’installer à l’ombre, en face de ton ami.
Tu ne craignais pas pour la boutique, tu entendais ce qui se passait dans la salle de vente et dans le salon depuis le jardin et tu avais confiance en tes clients. Puis, tes employés de l’après-midi n’allaient pas tarder à arriver. Ils s’en occuperon. Tes grandes prunelles écarlate balayèrent rapidement les lieux afin de t’assurer que tout était en ordre et que les clients n’avaient pas besoin d’autre chose – les animaux étaient tranquilles et les clients aussi, ils discutaient entre eux et dégustaient plusieurs douceurs avec des infusions diverses. Encore est-il, de temps à autres, ils vous regardaient – ils regardaient surtout ton invité.

Tu lisais en eux le doute, de la curiosité et un sentiment de familiarité : le connaissaient-ils ?
Tes yeux se posèrent à nouveau sur le brun.

J’espère que le thé et les mochis seront à votre goût, Cooper-san. Si vous voulez autre chose, n’hésitez pas à le demander.

Voyant que tu étais de retour, trois chatons assez jeunes arrivèrent rapidement. Il y en avait un noir, un romain et une petite isabelle. Ils se frottaient contre tes jambes, miaulant pour quémander ton attention. Ils t’avaient prit pour leur mère puisque tu les avais récupérés quand ils étaient encore plus petits. Tu les laissas te grimper dessus et s’installer sur tes cuisses. Tu ne détournas pas ton regard du ninja, caressant les chatons. Ils s’étaient rapidement calmés, une fois qu’ils furent confortablement installés contre toi, ronronnant bruyamment.

L’endroit vous plaît ?

Était-il célèbre ?
Tu étais curieuse et tes yeux en témoignèrent, devenant dorés : tu voulais mieux le connaître mais tu ne voulais pas te montrer indiscrète ou l’ennuyer avec des questions. Alors, tu n’en posas pas d’autres – pour l’instant.



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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Ven 10 Fév - 11:13

Une amitié… C’était tout de même étrange de réussir à en développer une en dehors du cadre de la Ligue. Après tout, la plupart des personnes dont il se sentait proche étaient des membres de leur organisation. Des personnes avec qui il avait partagé nombre d’heures d’entraînement, et des situations au-delà du périlleux parfois. D’un certain côté, c’était également le cas avec la Lady. Après tout, sans leurs connaissances à tous deux, sans doute seraient-ils morts cette nuit-là, face au pachyderme. Certes, Tobias s’était préparé à tenter le tout pour le tout. Seulement cela aurait pu réussir, comme échouer, et dans le second cas, sans doute n’aurait-il pas survécu. Cette bataille, cette chasse avait vraiment renforcé les liens entre eux. La revoir en ce temps calme lui faisait plaisir, puisque aucun risque ne se trouvait cette fois à l’horizon. Le trader hocha la tête lorsqu’elle lui indiqua par où se rendre.

- Je resterai prudent, et ne vous en faites pas, je n’ai aucun problème avec les animaux.

L’homme de la finance traversa donc le couloir de l’arrière-boutique, tout en observant l’agencement des lieux. Une cave, une chambre froide… y gardait-elle quelque part à l’abri ses pochettes de sang ? Ainsi qu’un escalier qui semblait mener vers l’étage supérieur. La boutique semblait bien n’occuper que le rez-de-chaussée. Son habitation se trouverait donc dans les étages ? Sans doute cela était-il plus pratique oui, en plus de représenter un avantage financier sur le plan du crédit qui avait dû être fait, puisque diminuant le taux lorsqu’un endroit servait à une double utilisation, à la fois professionnelle et personnelle.

Les différents outils semblaient très bien entretenus, puisque ne portant aucune trace de rouille. Cela ne l’étonnait guère cependant, au vu du soin qu’elle semblait déjà donner aux fleurs du jardin Elisabeth Arkham. L’arrivée dans le jardin et la cour arrière le firent sourire. Oui, il y avait là beaucoup d’animaux, et il se laissa renifler notamment par les canidés. Les félidés eux semblaient plus dans l’idée de garder leurs distances, et l’équidé semblait ne pas prendre ombrage de sa présence. Le shinobi caressa d’ailleurs doucement ce dernier avant de tourner son regard vers la serre, son œil ayant été attiré par l’arbre qui en ressortait. Un cerisier. Voilà qui n’était pas sans lui rappeler son pays d’origine. La période de Floraison était dépassée, mais l’arbre était magnifique et vigoureux. D’autres arbres plus communs étaient présents, notamment près du bassin, mais aucun ne semblait aussi majestueux que celui-ci, qui dominait l’endroit.


- Dur de croire que nous sommes dans Gotham…

Tobias s’installa, profitant du calme de l’endroit, jusqu’à ce que la maîtresse des lieux fasse son apparition. Cette dernière avait pris ses précautions contre le soleil et se présenta juste après que le trader l’eut fait. Tous deux s’installèrent ensuite à la table, et le ninja prit le temps de goûter au thé et à l’un des mochis à l’anko avant de reprendre la parole, en observant le manège des trois petits chatons.

- Le thé et les mochis sont très bons. Je soupçonne d’ailleurs qu’ils proviennent du Japon, ou que vous ayez préparé cela vous-même. Par contre, si je suis en droit d’utiliser un diminutif pour vous parler, je vous en prie, utilisez Tobias. Après tout, je crois que nous pouvons ajouter un peu de familiarité après ce que nous avons vécu ensemble.

Un léger sourire flotta sur les lèvres de l’homme lorsqu’elle évoqua l’endroit.

- C’est magnifique, ce lieu de nature préservé dans cette ville. Un Oasis au milieu du désert de béton. Cela vous ressemble bien. Je dois admettre que le cerisier me rend nostalgique du Japon, où je n’ai pas pu me rendre depuis quelques temps maintenant.

Le changement de couleur des yeux de cette dernière n’avait pas échappé pas au jeune homme, qui continuait à profiter tranquillement de la boisson et de ses accompagnements. Il sentait aussi d’ailleurs les regards des autres clients de la boutique sur lui.


- Si je ne me trompe pas, quelque chose attise votre curiosité, Amy. Vos yeux sont passés au doré. Mais je me demandais aussi, quelles sont les nouvelles pour vous depuis notre dernière rencontre ? Après tout, bien des choses ont eu lieu dans Gotham depuis. Je suis ravi en tous les cas que tout cela n’ait pas conduit à nuire à cet endroit.
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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Jeu 23 Fév - 17:40

Le japonais apprécia le thé et les mochis et il soupçonnait qu’ils aient été importés ou que tu les ais préparés. C’était le cas, des deux, pour ainsi dire. Le thé avait été importé mais les les mochis, c’est toi qui les avais faits. Par ailleurs, suite au compliment concernant la commande, il te demanda de l’appeler par son prénom, puisque tu lui permettais de faire de mêmes. Tu lui souris : tu allais faire ainsi, puisqu’il te donnait le feu vert. Cela ne te gênait point que les gens t’appellent par un surnom ou par l’un de tes prénoms parce qu’ils demeuraient respectueux. Il n’y avait que les gens trop formels qui se refusaient cette familiarité. De plus, quand lui demandas si l’endroit lui plaisait, sa réponse ne tarda point à se faire entendre :

C’est magnifique, ce lieu de nature préservé dans cette ville. Un Oasis au milieu du désert de béton. Cela vous ressemble bien. Je dois admettre que le cerisier me rend nostalgique du Japon, où je n’ai pas pu me rendre depuis quelques temps maintenant. répondit-il, faisant que ton regard dérive sur l’arbre majestueux - pensive.

Quand c’était la saison, il était abondamment chargé de grosses cerises avec lesquelles tu faisais des douceurs, des confitures et/ou que tu offrais à certains – surtout à tes proches, tes amis et connaissances. Elles étaient brillantes, rondes et charnues. Délicieuses. Tu prenais grand soin de cet arbre, comme du reste des formes de vie animale ou végétale qui habitaient dans cette parcelle murée.

Ah, le Japon.
Tu n’y avais pas encore été, du moins physiquement. Ton esprit avait visité et admiré certains paysages dans tes visions ou en partageant les souvenirs de certaines connaissances y ayant été. Ou bien… certains oiseaux migratoires. Il faut bien avouer que tu n’as jamais eu l’occasion de t’y rendre. Et, si ça se trouve, tu avais toujours de la famille là-bas, l’homme que ta grand-mère Angela fréquenta et grâce auquel elle donna naissance à feu ta mère était sûrement vivant et avait une famille, lui aussi. Bien que la curiosité te titillait, te faisant te demander quel genre de personne tes grands parents pouvaient bien être, tu n’oserais point les importuner ou même les chercher. Tu n’étais qu’une inconnue, une occidentale métisse avec qui ils partageaient un vague lien sanguin. Rien de plus. L’adultère au Japon est quelque chose de grave, si ton grand-père était marié ou l’est encore, et avait eu des relations avec ta grand-mère durant son mariage, tu risquais surtout de détruire sa vie, sa réputation… son honneur et celui de sa famille.

Si je ne me trompe pas, quelque chose attise votre curiosité, Amy. Vos yeux sont passés au doré. Mais je me demandais aussi, quelles sont les nouvelles pour vous depuis notre dernière rencontre ? Après tout, bien des choses ont eu lieu dans Gotham depuis. Je suis ravi en tous les cas que tout cela n’ait pas conduit à nuire à cet endroit.

Huhm. Effectivement. affirmas-tu, posant à nouveau le regard sur lui. Je ne suis pas vraiment l’actualité par les médias, j’utilise d’autres sources d’information. En général, outre dans le domaine artistique ou politique, je suis un peu déconnectée de la société. Alors, je me demandais si vous étiez quelqu’un de célèbre au vu de l’intérêt que la clientèle vous porte. fis-tu, marquant une courte pause. Je suis heureuse que ces fâcheux événements n’aient pas fait plus de dégâts. Pour ma part, quoi qu’il arrive, je défendrais cet endroit et ceux qui y vivent, quoi qu’il m’en coûte. J’ai promis à l’ancienne propriétaire que j’en prendrais soin. Nous n’avions pas de liens de sang mais Mme Smith était comme une mère. Elle fut la seule à me nourrir, me loger et m’offrir un emploi quand j’ai quitté la demeure de mon tuteur – personne ne veut embaucher une jeune femme étrangère, à la santé précaire et sans domicile. continuas-tu, baissant les yeux pour observer les chatons.

En effet, il fut un temps où tu n’étais « rien ».
Tu avais des dettes envers tes tuteurs, tu n’avais pas d’amis, pas de famille connue à Gotham et tu n’avais ni argent ni travail ni domicile. Tu passais beaucoup te temps à l’hôpital et à chaque séjour, ta dette grandissait mais tu refusais de demander des crédits ou des faveurs : tu voulais gagner ta vie, tu avais commencé à travailler ici, dans cette boutique qui changea un peu d’apparence quand tu arrivas. Ensuite, tu vendis des tableaux, des dessins et prêtas tes services à qui le voudrait en tant que consultante (dont le GCPD), entre autres. Tout ce que tu étais, tu l’avais mérité, tu avais travaillé pour survivre. Tu n’avais rien eu gratuitement, dans tes débuts dans la société américaine. Même malade, tu étais parvenue à te faire une place dans le monde, une place que tu étais heureuse d’avoir. Ce que tu fus, autrefois, dans le vieux continent, avait son importance dans ta mémoire, comme chacun de tes souvenirs – qu’ils soient bons ou mauvais. Ceci dit, ici, dans cette vie que tu t’étais forgée ici, à Gotham, la petite danseuse et chanteuse d’opéra, fille adoptive d’un Duc et compositeur strict, n’avait plus sa place. C’étaient des chapitres de ta vie que tu souhaitais éloigner autant que possible de ton quotidien.

C’était une propriété familiale mais elle me l’ai légué à défaut d’avoir des enfants qui s’inquiètent pour elle. J’ai tenté de préserver les parties originales mais l’ancien bâtiment a besoin d’une bonne reforme. D’ailleurs, vous savez ? Le cerisier de la serre a été planté il y a plus de cent ans, par feu le père de Mme. Smith quand il était enfant. Ce même homme a construit la serre, en guise de cadeau de mariage pour son épouse. Je ne les ai pas connus mais Mme. Smith parlait très bien d’eux. Et, elle-même était une personne merveilleuse.

Certes, tu étais un peu à la traîne niveau actualité mais tu te tenais plus ou moins informée en écoutant les gens ou en lisant les panneaux, affiches et autres paperasses que tu trouvais dans les rues ou dans les transports communs. Tu ouvrais rarement les journaux et tu n’achetais jamais de magazines, tu n’avais même pas de télévision ou d’ordinateur. Les appareils plus modernes qu’il y avait chez toi, c’étaient les électroménagers (le frigo et la machine à laver que tu avais acheté quand Carmilla vivait avec toi) ainsi que certains appareils de la boutique. La caisse enregistreuse, elle, était vieille, à l’ancienne. C’était celle que la famille de l’ancienne propriétaire avait acheté, il y a un demi-siècle, pour tout dire – parmi tant d’autres choses.

Enfin, veuillez m’excuser, Tobias. Me voilà en train de vous raconter ces vieilles histoires. gloussas-tu, poursuivant aussitôt – levant les yeux vers le brun : Pour répondre à votre question, il y a eu quelques nouveautés, effectivement. Que des bonnes, pour l’instant. Les autres ont été… abrégées ou sont sous contrôle, si puis-je dire. Et, actuellement, mon amoureux s’est accommodé dans l’appartement. Avant, il habitait à Amusement Mile avec ses enfants mais, avec le P10. Je suis triste pour eux, qu’ils aient perdu leur demeure mais je dois vous avouer que je suis heureuse de les avoir ici, plus près. répondis-tu, souriant amoureusement : c’était plus fort que toi. Penser à Tweety changeait ton expression faciale. Tu étais discrète au sujet de tes relations, tu ne parlais pas généralement de ce genre de choses, sauf si on te posait la question. Cela faisait des années qu’il n’y avait personne d’autre dans l’appartement. J’ai l’impression d’être un oiseau de malheur, parfois...

Vu le nombre de fois qu’on t’avait dit que tu portais la poisse, quand tu étais enfant… et le nombre de malheurs dont tu avais été témoin, il fut un temps où tu y croyais dur comme fer et tu évitais de trop tisser des liens. Tu est prudente, avec tes nouveaux liens mais… ce n’est pas toujours facile de garder ses distances avec autrui. Certaines personnes parviennent à briser la bulle que tu construisais autour de toi. Tobias, Tweety, Catty, Crane, Glenda, Carmilla, Mickaël, Kyle… c’étaient des exemples. Comment pourrais-tu les repousser et être froide ou désagréable avec eux ?

Oh… d’ailleurs, en parlant de malheurs… J’ignore si je puis me permettre d’aborder ce sujet mais… soufflas-tu, te penchant un peu sur la table avant d’achever ton discours avec une question qui te revint à l’esprit : Savez-vous si M. McCauley va bien ? Cela ne me concerne point mais je me fais du souci… J’ai fait un mauvais rêve peu de temps après le soir du P10… Alors, j’espère que ce n’est qu’un cauchemar parmi tant d’autres et qu’il va bien… terminas-tu, lui murmurant sur un ton de confidence.

En effet, tu appréciais énormément cet homme, même si vous ne vous étiez vus qu’un soir. C’était indéniablement un homme occupé mais il ne fallait jamais dire jamais. Qui qu’il soit et où qu’il soit, tu espérais pouvoir le revoir un jour.



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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Lun 27 Fév - 23:20


Un peu de soleil, et du calme. Deux choses qui étaient vraiment appréciable, lorsque l’on pouvait prendre un peu de temps pour en profiter. D’autant plus lorsque l’on pouvait partager cela avec une amie. Cela l’aurait presque ramené à son enfance, du moins du peu de souvenirs qu’il en avait. L’un de ses premiers et rares hanabis auxquels il n’ait jamais assisté. Ce jour-là, tout avait été sublime. Aussi bien la floraison des cerisiers, que les feux d’artifices. Ce moment était plus solennel, en pleine journée,  était tout aussi mémorable.

- Dans ce cas, cela explique sans doute que vous ne compreniez pas les regards de vos clients. Dans la société, mon nom est effectivement un peu connu. Je suis doué dans le domaine des bourses.  Cela a fait de moi l’une des personnes les plus riches de Gotham. Vous êtes en train de parler à un milliardaire.

Le monde de la finance… Un monde pour le moins singulier, mais qui ressemblait pourtant à ce qu’il affrontait tous les jours, dans sa seconde vie. Il fallait réussir à prédire les évènements, afin de prendre le dessus sur ses adversaires. Sauf que le combat se passait cette fois-ci avec une armée de chiffres, et non pas avec des lames tranchantes.  Le ninja écouta d’un air intéressé l’histoire de cette boutique, ainsi que du cerisier qui en ornait le centre. C’était une histoire magnifique, de famille, d’amour, et de preuves qui dépassent le temps d’une seule vie.


- Ne vous en faites pas pour cela. Il est agréable d’entendre des histoires aussi belles que celle-là. Des histoires qui finissent bien. Tout comme je suis heureux d’apprendre que vous avez pu vous rapprocher de l’être aimé. Il faut profiter de chacun de nos proches.


Le shinobi secoua la tête.

- Ne pensez pas cela de vous-même, Amy. Vous n’apportez le malheur à personne. Seules les circonstances le font. C’est juste que les choses les plus dures frappent les personnes d’exception, seules capables de les supporter. Preuve en est, votre situation s’arrange. Puisque vous avez réussi à trouver quelqu’un capable d’aimer la magnifique personne que vous êtes, et à passer au-delà de vos différences.  J’espère que je pourrais partager cela moi aussi, un jour. Même si j’en doute.

Malgré tout ce que le Corbeau traversait, son ouverture à ses sentiments personnels ces derniers temps, bien que difficile, lui laissait espérer que l’amour pouvait triompher parfois, même du plus horrible. La question suivante, posée sur le ton du secret, le laissa surpris… Même s’il se rappelait de sa condition, de certaines capacités inhérentes à cette dernière, et de sa connaissance de son ancien leader, le Cooper ne s’attendait pas à évoquer la Ligue. Il reprit sur le même ton.


- Les choses sont complexes… Je pense que si vous voulez tout comprendre, il faut que je vous en explique certaines autres. Le P10, n’est pas arrivé par hasard. Tout comme la mise en place d’Arkham City. Vous savez quelle est ma façon de penser vis-à-vis des criminels qui se laissent dépasser par leurs pulsions. Le but de la cité prison était d’enfermer ces individus, afin de les laisser s’éliminer par eux-mêmes. Seulement cet outil, comme tant d’autres, a été perverti. Il n’est alors resté qu’une seule solution.

Une horrible solution, un génocide programmé, mais cette fois-ci, de la façon la plus horrible qui soit, à travers un massacre de masse.

- C’est là que M. McCauley a fait une erreur. Il n’a pas voulu suivre notre précepte, et a fait appel à des forces armées extérieures. Des forces qui ont provoqué un carnage. Quand j’ai vu cela, je n’ai pas respecté sa volonté et j’ai agi selon ce que je pensais être juste. Contre les TYGER. D’autres personnes ont voulu s’opposer à ce projet insensé. Parmi elles, le justicier de Gotham. Dans un combat singulier, il a affronté M. McCauley. Depuis, ce dernier est porté disparu.

Officiellement, ce dernier était mort pour les membres de la Ligue. Cependant, comme beaucoup d’autres parmi eux, Tobias avait déjà vu Ra’s Al Ghul revenir de beaucoup plus loin que cela encore.

- Il est porté disparu pour le moment. Je ne sais pas comment il va. Même si je sais qu’il finira par revenir. Je crains cependant que tout ce temps passé parmi les hommes ne l’ait rendu fou. Bien que sage à l’origine, cet homme a perdu la lumière qui le guidait. Je ne peux plus le suivre et j’ai décidé à la place de tracer mon chemin avec l’aide de son enfant, qui garde en elle le vrai but que j’ai poursuivi depuis tant d’années maintenant.

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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Jeu 16 Mar - 0:42

Silencieusement, tu observas ton cadet, clignant des yeux quand il t’éclaircit au sujet de sa célébrité. En effet, tu n’avais pas eu tort de penser que c’était quelqu’un de connu mais il travaillait dans un domaine dont tu ne savais rien, outre ce que tu avais pu entendre de la part de clients çà et là. Les fiances étaient un monde de loups, impitoyable et parfois imprévisible lorsqu’on n’était pas assez haut placé, qu’on était trop avare ou imprudent. C’était le genre de milieu où les ditons « le temps vaut de l’or » et « une erreur peut coûter très chère » prenaient tout leur sens. Non seulement cet homme était un trader mais qu’il était habile dans son travail puisqu’il avait réussi à faire fortune et garder sa modestie.

D’ailleurs, on pouvait dire que tu étais aussi milliardaire mais tu étais du genre discrète. Même si certaines personnes savaient que tu étais Lady Bifröst, tout le monde n’avait pas encore fait le rapprochement et, bien heureusement, tu avais eu la chance d’échapper plus ou moins aux médias. Comme l’année dernière, lors du gala de charité où tu connus Leland McCauley – un grand homme que tu ne saurais oublier. Tu étais une femme plutôt excentrique, de par ton mode de vie, ton attitude et ton style vestimentaire mais qui oserait dire que quelqu’un comme toi a autant d’argent ? Avant ton trépas, tu avais des dettes et tes dépenses médicales que tu peinais à couvrir même en vendant des tableaux de temps à autres et prêtant tes services à autrui. Aujourd’hui, on ne pouvait pas dire que tu ne savais pas quoi faire avec tout cet argent mais on pourrait se le demander. Tu faisais régulièrement des dons à certains orphelinats (dont celui du quartier), les hôpitaux qui faisaient des recherches sur des maladies rares ou en neurologie et des associations diverses (telles qu’une de protection de l’environnement et une de protection de l’enfance, entre autres), tu avais besoin d’argent pour t’occuper de tes animaux et tu en gardais de côté pour tes futurs projets et les urgences. Les impôts sur ta propriété faisaient peur mais, heureusement, tu pouvais les faire passer dans les dépenses de la boutique et récupérer une partie – entre autres. En dehors de cela, tu n’étais pas du genre à faire des dépenses inutiles, du moins pour toi. Dépenser de l’argent pour un ami ou pour quelqu’un que tu aimais, pour aider autrui, ça ne te dérangeait pas pour le moins. Les nouvelles technologies, les marques, les bijoux… tout ça, tu n’en avais rien à faire.

En tout cas, c’était intéressant de savoir quel genre de métier faisait le shinobi. Même si ce genre de choses n’intéressaient pas tout le monde, tu cela te permettrait de mieux le connaître. Qu’est-ce qui poussait les gens à faire un tel ou un tel autre travail ? Aimait-il ce qu’il faisait ? Toi, tu adorais tes jobs. Autant t’occuper de la boutique comme travailler à Arkham Asylum. Tu t’en donnais à cœur joie dans tout ce que tu faisais, en général.

Brefouille...
L’histoire de la boutique semblait intéresser le brun, qui t’écouta attentivement, comme tu le fis le jour que Claris Smith la partagea avec toi. Il te le confirma, précisant qu’il trouvait cette histoire aussi belle qu’agréable. Cet endroit était important, un petit fragment du Paradis, comme certains qualifiaient cette propriété ainsi que la boutique. Cet endroit te rapprochait d’elle, de tes êtres chers et de la Nature. De plus, l’Ephemeral Garden gardait précieusement les rêves et espoirs de tous ceux qui y avaient vécu, qui y vivaient ou qui passaient un certain temps en ces lieux.

Par ailleurs, ton ami était heureux que tu puisses être avec Tweety. Tu rougis davantage, laissant que ton sourire s’élargisse. Oui. Il fallait profiter de ceux que l’on aime tant qu’on le peut. Ton amoureux et ses enfants étaient ta famille, au même titre que ton cousin Alvaro et… sûrement Ivan, même si tu ne savais pas grande chose sur lui.

Lorsque tu t’excusas de t’égarer dans tes récits et te moquas de toi-même, de la vision que tu avais longtemps eu de toi, Tobias secoua la tête. Tu étais un peu gênée, tu parlais toujours beaucoup quand il était là – pourtant, tu n’étais pas bien bavarde, en temps normal. Tu ne parlais jamais pour rien dire, préférant demeurer muette et entendre les autres parler. Surtout, tu te confiais à lui, ce que tu n’avais pas l’habitude de faire avec les gens, pour proches qu’ils soient de toi. Rares étaient ceux qui savaient que tu n’avais pas que des bons sentiments sur le cœur, que tu ne te sentais toujours utile, etc. Et, effectivement, bien que tu n’y crois plus autant, on te considéra longtemps comme étant une source de malheur. Tu grandis avec ce reproche, les exigences d’un compositeur bien trop ambitieux et avare… et les directives d’un père qui n’avait jamais assumé un tel rôle.

La jeune femme rayonnante et souriante n’a pas toujours été là. Souvent, elle était une façade, un masque que tu employais pour te protéger de la société. Pour protéger tes proches de tes inquiétudes, tes craintes, ta mélancolie et des sauts d’humeur. Pour te protéger toi-même et honorer une promesse que tu fis à ta nourrice, autrefois. Il faut bien avouer que ton existence a été parsemée d’embûches et, quand tu tenais beaucoup à quelqu’un, ce quelqu’un partait… Pensive, tu baissas le regard, sans pour autant ignorer les propos de ton ami. Parmi eux, ce ne furent pas ses encouragements et son commentaire philosophie qui  s’ancrèrent dans ton esprit, mais ce qui s’en suivi – ceux qui le concernaient lui-même et un éventuel amour : « J’espère que je pourrais partager cela moi aussi, un jour. Même si j’en doute. ».

Pourquoi doutait-il de pouvoir partager ce sentiment, un jour ?
Certes, vos milieux respectifs étaient relativement différents mais, si tu avais été capable de trouver quelqu’un qui t’aime et qui ne te juge point, qui soit prêt à tout pour toi… Pourquoi ne le pourrait-il pas ? Ou… peut-être qu’il ne le souhaitait pas vraiment, si cela impliquait de mettre celui ou celle qu’on aime en danger ? Tu n’en savais rien mais tu lisais un cocktail d’émotions contradictoires dans son esprit. Aimait-il quelqu’un ? Avait-il des problèmes avec ce quelqu’un ? Tu ne voulais que son bonheur et aimerais pouvoir l’aider, le soulager de ce poids mais, s’il ne t’en parlait pas, peut-être qu’il ne voulait pas qu’on le sache. Tu n’osais pas trop poser des questions à ce sujet.

Par ailleurs, ta dernière demande le surpris. Il ne s’attendait pas à ce que tu sortes ce sujet ? Ou était-ce le fait que tu mentionnes le rêve où Leland mourait ? Il n’était pas obligé de te répondre et, pourtant, il le fit – employant le même ton que toi :

Les choses sont complexes… Je pense que si vous voulez tout comprendre, il faut que je vous en explique certaines autres. Le P10, n’est pas arrivé par hasard. Tout comme la mise en place d’Arkham City. Vous savez quelle est ma façon de penser vis-à-vis des criminels qui se laissent dépasser par leurs pulsions. Le but de la cité prison était d’enfermer ces individus, afin de les laisser s’éliminer par eux-mêmes. Seulement cet outil, comme tant d’autres, a été perverti. Il n’est alors resté qu’une seule solution. commença-t-il, sous ton regard intrigué et soucieux. Tout détruire. Était-ce la seule solution qui leur restait ? Il y a toujours une autre solution, à ton avis mais… pourquoi avoir choisi celle-ci ? S’il te parlait du Protocole 10, c’est que cet homme, McCauley et son garde chauve avaient un rapport avec tout ceci… Non ? Mais, plutôt qu’éclaircir tes doutes, la suite ne fit qu’en soulever davantage : C’est là que M. McCauley a fait une erreur. Il n’a pas voulu suivre notre précepte, et a fait appel à des forces armées extérieures. Des forces qui ont provoqué un carnage. Quand j’ai vu cela, je n’ai pas respecté sa volonté et j’ai agi selon ce que je pensais être juste. Contre les TYGER. D’autres personnes ont voulu s’opposer à ce projet insensé. Parmi elles, le justicier de Gotham. Dans un combat singulier, il a affronté M. McCauley. Depuis, ce dernier est porté disparu.

Tu n’étais pas facile à surprendre mais ces aveux eurent raison de toi.
Les yeux ronds comme des soucoupes, pupilles contractées en fines fentes, tu fixais le shinobi. Il ne te mentait pas mais il manquaient tellement de pièces dans ton puzzle. Tes petites mains agrippèrent le bord de la table, cessant de caresser les chatons. Cet homme, celui qu’on te disait avoir tout orchestré… qui était-il en réalité ? Qu’étaient-ils, tous ceux qui le suivaient, y compris ton ami ? À quel genre de groupe ou organisation faisaient-ils partie ? S’ils étaient capables de mener ce genre de projets… ils devaient être très influents, avoir la main mise dans pas mal de domaines et ce, à plusieurs niveaux hiérarchiques. Batman l’avait donc affronté… ?

Il est porté disparu pour le moment. Je ne sais pas comment il va. Même si je sais qu’il finira par revenir. Je crains cependant que tout ce temps passé parmi les hommes ne l’ait rendu fou. Bien que sage à l’origine, cet homme a perdu la lumière qui le guidait. Je ne peux plus le suivre et j’ai décidé à la place de tracer mon chemin avec l’aide de son enfant, qui garde en elle le vrai but que j’ai poursuivi depuis tant d’années maintenant.

Donc.. qu’entendait-il par « disparu » ?
Était-il vraiment mort, comme dans ton rêve ? Pinçant tes lèvres, tu te laissas aller contre le dossier de ta chaise, fermant un instant les yeux. Tu n’oserais jamais prétendre que tu connaissais ce visionnaire mais il te sembla tout à fait lucide, lors de votre rencontre. Il était sage et ouvert d’esprit. Tu ne doutais pas vraiment des propos de ton ami mais supposais qu’il pouvait y avoir autre chose. Quelque chose qui ne t’avait pas été dit pour X raisons ou, quelque chose qu’on ne lui avait pas dit, à lui, au nippon. Tu aimerais tant connaître les raisons et entendre les explications de l’aîné… Il n’y a que lui qui puisse vraiment chasser tes interrogations mais, bien entendu, il n’avait pas à se justifier auprès de ton humble personne. Non. Tu ne voulais savoir que par curiosité. Tu aimerais mieux le connaître, lui aussi, et le revoir.

Là, actuellement, si tu avais bien compris, c’était la fille de cet homme qui avait pris les rênes de ce… groupe, si tu pouvais le qualifier ainsi. Ton sourire s’était totalement effacé, laissant derrière lui un visage inexpressif et glacial. Lorsque tu ouvris tes yeux, ils furent les seuls à apporter un semblant d’expression à ton faciès. De plus, tes iris avaient repris une teinte rougeâtre mais… un brin plus sombre que celle qu’ils avaient d’origine. Les choses étaient très complexes, c’était bien le cas de le dire. Tout cela t’avait un peu secouée. Tu étais loin d’être calme, spirituellement. Tu avais trop de choses en tête pour que tes yeux puissent trahir vraiment ce que tu éprouvais. On ne pouvait y lire que de la confusion, de la tristesse et… quelque chose d’indescriptible, semble à de la confusion avec une pointe de colère sans pour autant l’être : de la frustration. Oui.. Un sentiment que tu n’éprouvais pas souvent mais qui, pourtant, était présent quand tu te sentais impuissante ou contrariée. C’était un sombre éclat qui faisait briller ton regard.

Tu n’arrivais toujours pas à comprendre comment pouvait-on sacrifier des vies innocentes pour en rayer tant d’autres pouvant jugées nuisibles. C’était comme sacrifier des fleurs pour tuer des mauvaises herbes. Gotham était certes un jardin plein de mauvais herbes mais... il y avait également des bourgeons qui peinaient à s’épanouir et qui, pourtant, pourraient faire des belles fleurs. Était-ce une sorte de purification, comme celle que vous aviez mentionné dans votre conversation, sur le balcon, le soir du gala ? Le feu pouvait être purificateur, permettant à ce qui parvenait à renaître de ses centres d’Être plus fort. Même si vous en parliez… rien ne pourrait justifier ce qu’il avait fait. Quelque part, ce n’était pas entièrement sa faute si les TYGERS avaient été des brutes… sauf s’il le savait d’avance et il les avait quand même contactés ou, va savoir quoi. Quoi qu’il en soit, l’erreur était réelle. L’aurait-il considérée comme telle ou l’aurait-il assumée ? Tu poussas un léger soupir avant de prendre la parole :

Je suppose que ce que j’ai vu dans mon rêve, c’était réel. M. McCauley est tombé de la grande tour qui dominait la zone de quarantaine, n’est pas ? soufflas-tu, serrant une main à hauteur de ton cœur – tu avais eu mal pour lui.

Tu te crispas en revoyant cette vision affreuse où l’aîné était empalé sur quelque chose de métallique. Ton autre main vint couvrit tes yeux un court instant, te faisant violence de te détendre. Tu n’aimais pas perdre le contrôle sur ton corps, sur toi-même. Encouragée par les ronronnements soucieux de tes chatons, tu soupiras à nouveau avant de découvrir tes yeux, regardant le shinobi.

Nous nous égarons, parfois. Dans les nuits les plus sombres, les étoiles ne peuvent pas toujours nous guider. Nous envisageons l’avenir mais que pouvons-nous faire du présent lorsqu’on ne peut avancer comme on le souhaite ? Rien ne saurait justifier cet acte, ceci dit. Je ne suis rien ni personne pour pouvoir en juger bien que cela ait été… un véritable massacre. continuas-tu, regardant au loin, vers le bassin où tu avais vu un mouvement : Seth, un crocodile, s’extirpait de l’eau lentement, avançant sur l’herbe pour prendre un peu le soleil. Cette femme qui a repris le flambeau doit être quelqu’un de fascinant et d’honorable. Elle doit avoir un esprit merveilleux comme feu son père l’eut, je suppose… J’espère sincèrement que vous pourrez atteindre vos buts -quels qu'ils soient - et qu’il n’y aura pas trop de pertes collatérales. Des innocents sont morts au nom de je ne sais quel idéal ou… pour préserver l’ego de M. McCauley, je l’ignore. Mais tout cela me donne l’impression d’être en temps de guerre… Une guerre qui se mène silencieusement, dans l’ombre et à grande échelle. ajoutas-tu, esquissant un sourire quasi imperceptible, empreint d’ironie.

Oui. Une guerre où les vies innocentes étaient sacrifiées pour le bien d’une majorité. Quoi qu’il en soit, tu vis du coin de l’œil que la soudaine présence du crocodile intimidait les clients qui occupaient une table en extérieur. Cette petite distraction te permit de changer de sujet, de penser à autre chose. D’autant plus que le grand reptile croisa ton regard avant de décider de s’approcher. Tu pris doucement les trois chatons, les posant sur ta chaise avant de contourner la table. Seth était un animal noble et intelligent, mais imprévisible. Un éventuel coup de dents ou de griffes d’un de tes chats ou chiens ne pourrait pas faire beaucoup de mal aux clients mais… si l’ancien habitant des égouts se mettait en tête de les attaquer pour on ne sait quelle raison, surtout ton ami… Ça, c’était une toute autre histoire.

Peux-tu m’excuser quelques instants ? demandas-tu au brun avant de hausser la voix, calmement pour t’adresser aux humains présents – un des clients traîna une chaise et se leva soudainement, faisant que l’animal claque de la mâchoire en guise d’avertissement. S’il vous plaît, je vous prierais de ne pas faire de gestes brusques ou de crier quand il s’approche ainsi. Il ne vous fera pas de mal si vous gardez votre calme.

Sur ces mots, tu t’approchas du reptile lentement avant de t’accroupir à ses côtés. Tu échangeas un regard avec lui, demeurant très calme et naturelle avant de poser une main sur le museau de ton compagnon écailleux. Veillant à ce que ta cape ne s’ouvre pas trop pour échapper aux rayons de soleil, tu le caressas doucement, glissant ta main tout le long de sa mâchoire supérieure puis entre ses yeux et sur son crane avant de revenir en arrière. Il aimait que tu le caresses entre les yeux, ça le détendait. De ce fait, il cessa de claque la gueule et arqua sa queue avec une certaine nonchalance. Son regard balaya rapidement les individus présents avant de se poser à nouveau sur toi : les clients finirent par quitter très lentement le jardin – au cas où. Même si tu avais l’animal sous contrôle, ils s’en méfiaient. Quoi de plus normal ? Les reptiles et les insectes ne sont pas des animaux très réputés pour être affectueux envers les humains ou les autres espèces…
Le croco en question:
 



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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Jeu 16 Mar - 22:53

Amy ne sembla pas prendre mal ou réagir exagérément à son annonce. Pour elle, peu importait quel métier il faisait, cela ne semblait ne pas la surprendre. Elle acceptait l’idée sans sourciller. En même temps, ce dernier comprenait qu’une vampire ne s’intéresse pas à ce genre de choses, même si ses recherches sur le nom de Lady Bifröst lui avait fait comprendre que même si petite, la demoiselle avait également sa part de célébrité, auprès de gens plus discrets que les médias habituels.

Les journaux adoraient parler du monde de la finance, surtout en évoquant des chiffres exorbitants. Que ce soit en profits ou en pertes. Les moindres mouvements de valeurs telles que celles du Dow Jones ou encore du Nasdaq variaient chaque jour, et savoir si retrouver demandait de la maîtrise. Une maitrise qui venait naturellement au Cooper. Depuis que la Ligue l’avait testé pour comprendre ses points forts, sa famille s’était rendu compte de son habileté hors du commun avec les chiffres, faisant que ces décisions qui inquiétaient la plupart des traders lui paraissaient être un jeu. L’argent qu’il gagnait se répartissait en grandes catégories. La plus importante d’entre elle allait dans des entreprises rattachées à la Ligue, afin de pouvoir aider cette dernière à se financer et combattre le crime organisé dans Gotham. Une seconde, assez conséquente elle aussi , passait en donations diverses, notamment dans des associations reconnues, dont prioritairement Protéger l’Avenir, celle dont il était le concepteur et qui était dirigé par l’un de ses plus proches amis, James Johnson. Enfin, la partie restante était là pour parfaire à son image publique de milliardaire et couvrait ses dépenses personnelles et l’illusion de son niveau de vie.

C’était tellement ironique que lui, un enfant ayant vécu dans la rue pendant des années soit aujourd’hui capable de cela. Certes, rien n’aurait pu avoir lieu si son chemin n’avait pas croisé celui de son mentor, mais Tobias appréciait de pouvoir aider le monde à changer en étant à la fois le glaive contre le crime et un bouclier pour une partie défavorisée de la future génération. Son amie se confiait à lui sur des éléments personnels, et cela lui fit plaisir. D’échanger sur une conversation banale. Pourtant même parler de couple le ramenait fatalement à cette nuit qui avait changé le visage de Gotham. Le shinobi perçu son interrogation silencieuse, et décida de se livrer un peu aussi. Même si cela signifiait allait en partie contre sa nature première de prudence. Il avait confiance en la fleuriste.


- Je suis avec quelqu’un, actuellement. Du moins, j’essaie. Je ne suis guère doué dans le domaine des sentiments. D’étranges circonstances nous ont réunis, et en l’aidant après une dure épreuve, nous nous sommes beaucoup rapprochés.


Il évita cependant de dire que cette épreuve était en réalité une mort… Puis que la femme concernée était revenue à la vie. Rien à voir avec la vampire, cependant.


- Seulement, je crois que tout est perdu maintenant. Elle était prête à accepter beaucoup de choses. Mais cette nuit-là a ruiné ce qui pouvait se construire. J’ai été obligé de tuer pour la défendre, alors qu’elle était gravement blessée, et cela l’a détourné de moi. Je vais devoir la revoir pour être sûr, mais j’ai peu de doutes sur l’issue de tout cela, malheureusement.

Selina savait qu’il était un assassin. Elle avait accepté son idée, et presque son appartenance à la Ligue. Mais le Protocole 10 avait ruiné tout cela. Ce soir-là, Tobias avait énormément perdu. Un amour, un aveuglement, des frères d’armes… mais il avait renforcé ses convictions. Heureusement que tous deux pouvaient parler en japonais, évoquer cela dans la langue de Shakespeare aurait été plus complexe s’il avait voulu éviter de provoquer la panique des autres clients. D’ailleurs, quitte à parler de cette nuit, son ton se fit encore plus bas pour la suite.

Le fait de confier, dans les grandes lignes pour le moment ce qui concernait le plan de la Ligue qui s’était déroulé dans les mois précédents sembla laisser la jeune femme avec énormément d’interrogations. C’était logique, après tout. Tellement de points étaient passés sous silence. Certains, volontairement, d’autres parce que lui-même était loin de posséder toutes les réponses. Pourtant, Tobias ne pouvait s’empêcher de repenser aux TYGER. L’erreur était-elle involontaire de faire appel à cette méthode ? La réponse ne pouvait malheureusement être que négative. Les sorties, même souterraines, avaient été protégées par des membres de l’unité d’élite composant sa garde personnelle. Tobias avait dû affronter deux de ces derniers avec Selina, jetant toutes ses forces dans la bataille pour triompher. Deux personnes qui avaient d’ailleurs perdu l’esprit, et se pensant immortelles, profitant sans doute du secret de leur maître pour revenir à la vie. La demoiselle Die Rosenberg lui confia ce qu’elle avait vu grâce à ses dons, et cela sembla correspondre avec ce que leur avait expliqué Talia, lors de leur grand rassemblement.

- Je n’étais pas présent moi-même, mais cela semble correspondre oui. Sans doute est-il mort, ou a-t-il été mortellement blessé lors de cette chute. Mr MacCauley reviendra cependant, une fois de plus. Je crains cependant que son secret pour survivre ne finisse par corrompre son esprit et sa clairvoyance.

Le Corbeau s’en était rendu compte avec les années passées parmi les siens. Ra’s Al Ghul dominait la Ligue bien plus par la peur qu’il inspirait désormais, et le culte de la personnalité qu’il avait instauré.

- Je crois qu’il n’y a pas besoin d’être quelqu’un pour savoir que tout cela a été un massacre. Un carnage qui m’a obligé à combattre et éliminer des frères d’armes, pour pouvoir défendre ce qui est juste.


Non, n’importe qui pouvait le savoir. Lui-même l’avait pensé, et malgré son self-control, cette idée avait bien manqué de le faire vomir. Tant de vies innocentes perdues, alors qu’un assaut de leurs forces aurait été bien plus précis et efficace à son sens.

- Oui, elle est honorable et fascinante. Capable d’agir de la façon la plus adaptée à la situation, avec lucidité. J’espère aussi qu’il n’y aura plus de pertes, même si cela va être difficile.

Pas de leur fait, mais de celui de ceux qui étaient restés aveuglés par les choix de leur ancien leader.

- Sa fille a laissé la possibilité à chacun d’entre nous de la rejoindre, ou de partir. Beaucoup de ceux qui sont partis sont convaincus que notre ancien leader est le seul possible. Ils ne voient pas la dérive lente qui s’est installée dans notre famille.

En prime, la perte d’objectifs de cette partie de leurs membres risquait fort de les conduire à un affrontement, un jour où l’autre.

- Cela en est une. Une guerre contre la criminalité du monde entier, qui dure depuis des millénaires. Je suis un soldat, qui se doit d’agir dans l’ombre, pour préserver la lumière.

C’était étrange de lui en dire autant sur son rôle, tout en gardant le principal. Mais en même temps, ne plus être seul était agréable. Sous peu, il devrait retourner à son rôle, alors autant profiter de cet après-midi ensoleillé. Il retrouverait bien vite l’univers de la nuit et du combat perpétuel. Un crocodile finit par apparaître, faisant paniquer les autres personnes présentes dans l’endroit. Elle lui demanda de l’excuser un instant.


- Bien sûr.

Lui-même observa le reptile, restant parfaitement calme. Certes, ce crocodile était sans doute capable de blesser n’importe quel homme qui n’était pas prudent, mais lui, ne le craignait pas. Au contraire, il s’approcha de son amie et de son animal apprivoisé.

- C’est une magnifique créature. Autant je peux comprendre que tu aies des chats, mais j’avoue que je serais curieux de savoir où tu as pu trouver ce charmant pensionnaire.

Après le sérieux des sujets précédents, revenir sur ce point insolite apportait un peu de légèreté, même si cette dernière était rarement présente dans leurs rencontres, lorsque Tobias y repensait.
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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Ven 31 Mar - 20:27

Le shinobi était dans une situation amoureuse très complexe. Tu sentais qu’il aimait cette femme mais, également, qu’il perdait espoir en ce semblant de relation. Il disait avoir tué pour protéger sa partenaire et tu ne le jugeais point : tu en serais également capable, si la situation l’exige. Si cette personne était blessée et était prête à accepter Tobias tel qu’il était… qu’est-ce qui avait vraiment déclenché ces tensions ? S’en était-il pris à quelqu’un de l’entourage de cette femme ? Tu n’étais pas sur place, tu ne pouvais pas en juger et tu n’allais certainement pas le faire. Seulement, tu espérais que sa situation s’améliorera : tu ne voulais que son bonheur et tout ceci le faisait souffrir. Il avait pris des décisions délicates et assumé ses actions, se battant pour ce qu’il pensait être juste.

Être obligé d’agir ainsi, injustement, le dégoûtait.
Y avait-il d’autres de ses camarades qui regrettaient leurs gestes ?
Qu’en était-il de la fille de cet homme : avait-elle suivi ou questionné son père depuis le début ?

Ces derniers temps ont été difficiles pour beaucoup de gens, vous y compris. Arkham City et le Protocole 10 ont laissé des traces qui peineront à être éclipsées… même par le temps et l’oubli. Au même titre que l’égyptien que tu rencontras il y a quelque temps de cela.

Bon ou mauvais, c’était un homme que tu respectais et appréciais, malgré tout.
Sa mort te toucha plus que tu ne le laissais paraître : c’était comme si tu avais été sur place quand cela eut lieu, à cause de tes visions cauchemardesques. Encore est-il, bien que tu ne fis point de commentaires à ce sujet, il y eut quelque chose qui retint ton attention plus que le reste : « Mr MacCauley reviendra cependant, une fois de plus. Je crains cependant que son secret pour survivre ne finisse par corrompre son esprit et sa clairvoyance. ». Cela t’intriguait. Comment pourrait-il revenir à la vie s’il était mort ? Il était humain – du moins, à en croire son odeur – mais, il est vrai que tu avais perçu quelque chose de très étrange en lui : tu savais qu’il était plus âgé qu’il ne semblait l’être mais tu n’aurais jamais songé au fait qu’il puisse être un autre revenant ou un immortel… comme toi. Quelque chose que tu n’as jamais été capable d’identifier…

Qui était-il ?
Quelle était sa véritable nature ?
Depuis combien de temps existait-il ?

Revenir de l’entre-deux ou de l’au-delà n’était pas ni sera jamais facile. On pouvait facile se perdre, perdre une partie de nous ou… changer drastiquement mais, quel serait le moyen par lequel il reviendrait ? Quel moyen de réanimation pourrait le rendre fou ? Un pacte avec un démon ? Tu n’en savais rien mais ça te rendait curieuse. Tout comme tu étais curieuse envers celle qui partageait le sang de cet homme – tu avais envie de connaître. Elle semblait être une femme forte et pleine de convictions, inébranlable.

Par ailleurs, tu ne comprenais pas pourquoi leur famille s’était scindée. Tu ne comprenais pas ce genre de situations, déjà, au quotidien – tu le tentais, tu prenais du recul et les analysais mais tu revenais toujours aux mêmes conclusions et interrogations. Certes, on avait le droit de préférer telle ou telle autre personne mais, bien que les méthodes soient différentes, pourquoi s’éloigner d’un nouveau berger s’il souhaite mener le troupeau au même endroit que le précédent ? Puis, si leur ancien chef allait sûrement revenir, pourquoi remettre en question l’autorité de sa fille – même si elle leur donnait le choix ?

L’Esprit des Hommes est complexe.
Pourquoi s’entre-tuer s’ils peuvent s’entre-aider ?

À l’entendre, on pouvait croire qu’il parlait d’un culte ou une légion secrète, plus qu’une banale organisation para-militaire. En tout cas, Ils semblaient se batte pour la même cause depuis des millénaires. Les propos de ton cadet défilaient encore dans ton esprit, pendant que tu t’occupais de Seth. Le monde était déséquilibré. C’est pourquoi tu te battais pour essayer d’aider autrui à atteindre l’Harmonie. Ton cousin était moins altruiste que toi mais… ses méthodes étaient radicales. Vous n’étiez pas des justiciers. Vous ne vouliez pas l’être si cela impliquait d’agir inutilement. Il était plus connu que toi, plus craint. Il ne cherchait pas à faire ce qui lui semblait le plus juste, contrairement à toi. Il punissait ceux qui échappaient à la Justice. Encore est-il, là où nombreux souhaiteraient que l’ombre disparaisse, tu ne souhaitais seulement qu’il y ait un équilibre. S’il y avait de la lumière, il y aura toujours de l’ombre et vice versa. Si bien, tu ne considérais pas ceci comme une notion manichéenne. Il n’y avait pas que des extrêmes, que deux couleurs. Pour toi, l’Équilibre originel, l’Harmonie, était fait d’un peu de tout, de nuances. Si bien, les Ténèbres pouvaient être aussi blanches que la Lumière pouvait être noire. Toi, tu n’appartenais ni appartiendras jamais à la Clarté mais tu étais faite de claires ténèbres.

Le crocodile n’aimait pas te voir aussi distraite, il s’agita un peu, t’invitant à te rapprocher davantage de lui avec sa queue. Quelqu’un d’autre se serait méfié et s’en serait éloigné, toi pas. Tu savais qu’il n’agissait pas hostilement : c’était sa façon d’attirer ton attention. Le simple fait de t’écouter et t’obéir, en général, était un geste de respect envers toi. Il t’était redevable et ça, il n’était pas prêt de l’oublier.

C’est une magnifique créature. Autant je peux comprendre que tu aies des chats, mais j’avoue que je serais curieux de savoir où tu as pu trouver ce charmant pensionnaire. te demanda le nippon, observant le crocodile calmement – il s’était même approché de toi.

L’ambiance se détendit.
Vous aviez naturellement changé de sujet et un grand sourire, empreint de tendresse, étira tes lèvres. Tu te penchas un peu, caressant le flanc du reptile amphibien, avant de l’embrasser sur le museau – comme n’importe qui aurait fait avec un chien ou un chat. On n’aurait pas dit, mais Seth adorait être le centre d’attention mais seulement s’il était la cible d’éloges et d’admiration – sinon, ça l’irritait, plus qu’autre chose.

J’ai rencontré ce brave garçon peu après mon trépas, sur une plage près de Coventry, à la sortie des égouts. Puisqu’il était malade, les autres l’attaquaient alors, il chercha à s’isoler. Je l’ai recueilli, soigné et nourri. Il n’était qu’une petite boule d’écailles, à l’époque. Il a beaucoup grandi, depuis. Une fois guéri, même si je lui ai donné l’occasion, il a refusé de partir. expliquas-tu au shinobi, passant un bras autour du cou du reptile, t’appuyant contre lui avant de regarder ton cadet. Nombreux sont ceux craignent les reptiles et les insectes car ils pensent qu’ils sont incapables de s’attacher à autrui au point de passer outre leurs instincts. Ils ont tort, ils sont capables d’aimer et d’agir affectueusement – à leur façon. Ils sont protecteurs et de bonne compagnie même si j’accorde à autrui le fait qu’ils soient plus imprévisibles que les mammifères. ajoutas-tu, donnant l’impression que tu gardais un énorme doudou contre toi plutôt qu’un tueur de sang froid. Je n’ai jamais eu de soucis avec Seth ou avec les autres reptiles qui habitent avec nous. Il m’a mordu une fois, quand je l’ai recueilli, parce qu’il souffrait mais il a aussitôt lâché prise. Par contre, je peux être tranquille avec lui. Un cambrioleur a essayé d’entrer une fois et en le voyant dans le jardin, il est ressorti. Il m’a presque fait de la peine.

Tu ne pouvais pas t’empêcher de rire en y repensant – c’était méchant mais drôle. Ce soir là, tu avais entendu un bruit à l’extérieur et tu avais vu quelqu’un traîner sur l’un des murs qui entouraient le terrain. Tu n’as pas eu à faire quoi que ce soit pour qu’il prenne les jambes à son cou et, depuis, plus personne n’a retenté le coup.

Et toi, Tobias : qu’en penses-tu ? As-tu déjà eu des animaux ?
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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Mar 4 Avr - 8:37

La vie était loin d’être un fleuve tranquille, lorsque, comme Tobias, on se trouvait être un guerrier. La mort était partout autour de soi et touchait bien plus souvent ses proches que soi-même. En un certain sens, le nippon était heureux qu’Amy, qui était en dehors de la Ligue la personne dont il se sentait la plus proche, soit une vampire. Ainsi, lui n’avait pas tellement à s’inquiéter concernant sa survie, puisqu’elle était parfaitement capable de se défendre.

La situation actuelle l’interrogeait cependant. Comment tout cela allait-il se dérouler par la suite ? Sa famille était en train de se scinder, et cela semblait de plus en plus dangereux, lorsque l’on voyait les directions prises : ceux qui avaient décidés de suivre Ra’s étaient de plus en plus extrêmes dans leur manière d’agir, s’en prenant avec une efficacité mortelle à tous les criminels, sans distinction, et avec beaucoup moins de discrétion que la branche de Talia.

Un même objectif, mais des manières de l’atteindre bien différentes. Plus le trader y pensait, plus il voyait de différences en réalité. Non, actuellement Ra’s ou du moins ses suivants cherchaient à atteindre une sorte de perfection, qui ne pouvait pas être atteinte. La lumière générait forcément une partie d’ombre. Leur but était de garantir un équilibre, au niveau mondial, pour que l’humanité entière s’améliore. Cela en faisant comprendre aux plus grands criminels que nul ne pouvait échapper à la Justice impunément.

La Balance et le Glaive. Tout revenait toujours à cette idée. Le système judiciaire représentait cette balance, celle qui mettait les faits en questions. Seulement, à l’heure actuelle, tous les juristes avaient bien du mal à parfois aller jusqu’à condamner un homme parce que toute vie était précieuse. Certes, ce principe était vrai. Mais il fallait quelqu’un capable d’agir si une vie unique nuit à des centaines ou des milliers d’autres. C’est pourquoi la Ligue était le Glaive, même si personne ne pouvant accepter cela, ce dernier était obliger de frapper dans la nuit ou de manière secrète, comme un poignard dissimulé.

Son amie n’évoqua cependant pas l’ensemble des questions qui pouvaient se trouver dans sa tête, et l’ambiance redevint plus légère lorsque tous deux tournèrent leur attention vers l’animal de compagnie pour le moins singulier de cette dernière. Tobias ne jugerait pas cependant.

- J’imagine, en effet, qu’il n’a pas toujours mesuré cette taille. Pour autant, c’est un animal magnifique.

La suite des paroles ne le surpris pas vraiment. Oui, les gens avaient souvent des a priori sur bien des animaux, et notamment ceux qui pouvaient, d’une manière ou d’une autre, être des prédateurs, y compris pour l’Homme.

- il n’y a pas de raison pour qu’ils soient plus ou moins capables que d’autres d’aimer ou d’être aimés de différentes personnes. Comme pour les animaux plus communs, il s’agit surtout de les avoir dès petit, pour les habituer.


L’histoire pour le moins insolite concernant le voleur ne put que provoquer un rire chez Tobias. Lui-même se serait méfié à deux fois si alors qu’il allait descendre dans une cour, il avait aperçu un tel gardien. La frousse du cambrioleur était parfaitement compréhensible !

- Je pense qu’une histoire comme quoi une fleuriste gardait un crocodile dans son jardin a du bien vite faire le tour et porter aux moqueries avant d’être vérifiée et confirmée. Seth est largement assez dissuasif maintenant pour tenir tout curieux à l’écart oui.

La question sur les animaux le ramena un instant dans son passé. A la période la plus difficile de celui-ci, et qui avait pourtant été capitale dans la construction de celui qu’il était aujourd’hui. C’était étrange d’évoquer ce passage à nouveau, mais il ne pouvait pas répondre à sa question sans en donner le contexte.

- J’ai eu un animal de compagnie oui, si on peut dire cela comme ça. Nous n’avons jamais vraiment parlé du passé, mais je n’ai pas toujours été dans la situation actuelle. Si je combats les criminels aujourd’hui, c’est aussi parce que toute ma vie a été changée à cause de l’un d’eux. J’ai perdu mes deux parents très jeune, par la faute d’un yakuza et des guerres de clans internes à la ville où j’habitais. Jeune enfant, j’ai assisté impuissant à leur meurtre. J’ai hurlé de terreur et tenté de fuir cet homme, en allant sur le toit. J’ai trouvé par hasard une barre, et j’ai chargé ce tueur alors qu’il terminait de monter une échelle, pour me défendre. La surprise l’a fait lâcher, et il s’est effondré dans la rue en contrebas. Après ça, j’ai vécu plusieurs années dans la rue. A un moment de cette période, j’ai rencontré un corbeau alors que je terminais mon maigre repas, lui en laissant quelques miettes. Il est revenu jour après jour, jusqu’à ce que je réussisse à l’apprivoiser. Il a été le seul ami que j’ai vraiment eu à cette période-là. Ainsi que le seul animal que je n’ai jamais eu.

Elle devait maintenant sans doute faire le lien avec son surnom premier qu’il lui avait donné afin que s’ils se recroisent, chacun puisse savoir comment s’adresser à l’autre. De plus, cet animal le suivait toujours, en soi, puisque tatoué à vie dans son dos, en train de prendre son envol.


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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Lun 10 Avr - 0:05

« J’imagine, en effet, qu’il n’a pas toujours mesuré cette taille. Pour autant, c’est un animal magnifique. »

Effectivement, ton compagnon n’était pas aussi imposant quand tu l’as recueilli mais il n’était pas non plus petit, à proprement dire. Il mesurait un peu plus d’un mètre et il a eu le loisir de s’épanouir et grandir – chose qu’il continuera certainement de faire quelques années de plus. Seth était un mâle jeune et vigoureux, il allait devenir aussi imposant que ses congénères vivant encore à l’état sauvage dans les égouts de la ville. Les gens ne sauraient soupçonner qu’un tel animal puisse comprendre le langage humain et y accorder ne serait-ce qu’une once d’intérêt. Et, pourtant, c’était le cas : il appréciait les compliments sincères et détestait le sarcasme et la flatterie. Les moqueries, il y avait déjà eu droit et il s’en fichait du moment que ça n’allait pas trop loin. Le reptile avait une patience très limitée comparée à la tienne ou celles d’autres de tes compagnons mais il savait parfaitement se comporter. La preuve, tu avais eu des enfants dans le jardin et il ne leur avait jamais fait de mal. Il aimait la compagnie d’autrui mais, il appréciait tout autant d’être loin des autres, allongé sur l’herbe, profitant du soleil. Dans ces instants-là, il valait mieux garder ses distances, tout comme lors des périodes de rut où il devenait plus agressif. Tu savais que c’était la période parce qu’il battait l’eau du bassin avec sa queue et même durant ces temps-là, il refusait de quitter le jardin. Peut-être que si tu adoptais une femelle de son espèce il se sentira mieux et sera moins frustré.

Quoi qu’il en soit…
Tobias semblait partager ton avis au sujet des animaux. Certes, comme il l’avait si bien dit, ils étaient plus maîtrisables si on les côtoyait depuis leur enfance, comme les humains, mais tu trouvais qu’avec de la patience, de l’amour et de la compréhension, on pouvait tisser des liens avec la plupart des animaux et… peut-être des autres créatures. Parfois, on ne pouvait pas s’en rapprocher autant qu’on le souhaiterait et tout le monde ne pourrait pas jouir de ce privilège mais… tu estimais que la plupart des gens pouvaient être abordés sans que cela finisse en baston ou meurtre. Il ne fallait pas s’arrêter aux paraîtres, ne pas juger notre prochain sans le connaître, garder nos distances et faire preuve de respect même envers ceux qui ne le mériteraient point car, pour toi, tout le monde était digne d’être respecté et écouté jusqu’à preuve du contraire. Le Dr. Crane était un homme fascinant et pas tout le monde parvenait à se rapprocher autant de lui comme tu l’avais fait. Tweety aussi, et vous voilà ensemble – tu l’aimais plus que tout. Glenda, ton ex-camarade de cellule, était aussi quelqu’un de bien, malgré tout ce qu’on pouvait dire à égard. On a besoin d’un peu de tendresse dans ce monde de brutes.

Les humains ne ressemblaient pas seulement aux animaux mais ils en étaient. On avait juste tendance à l’oublier ou on vivait dans le déni, affirmant que l’Homme était supérieur au reste des créatures – ce qui n’était pas le cas. D’ailleurs, quand tu partageas ton anecdote avec ton ami, il en rit. Tu aimais son rire, cela lui allait tellement mieux que l’air sérieux et morose que vous aviez tantôt quand vous parliez du travail et des couples. Tu espérais sincèrement que les choses s’arrangeront pour lui et sa partenaire.

Je pense qu’une histoire comme quoi une fleuriste gardait un crocodile dans son jardin a dû bien vite faire le tour et porter aux moqueries avant d’être vérifiée et confirmée. Seth est largement assez dissuasif maintenant pour tenir tout curieux à l’écart oui.

De bon cœur, tu ris encore quelques instants, cessant progressivement.
Tu sentais que quelque chose dérangeait Seth, ça ne lui faisait pas mal encore mais ça le gênait. De ce fait, tu caressas le museau de ton compagnon, tapotant avec tes doigts l’un des latéraux de sa mâchoire inférieure. L’animal ouvrit sa gueule, comprenant ton geste et, grâce à cela, tu eux accès à ses gencives. Tu glissas tes doigts dans sa bouche, là où tu supposais qu’était la source de son malaise : enfoncé entre deux dents, un morceau d’os lui piquait la langue et la gencive. Avant que ça s’infecte ou que ça le blesse davantage, tu retiras soigneusement l’os partiellement broyé de sa cavité buccale. Il ne cilla point : tu ne lui avais pas fait de mal et il se sentait mieux. Il ferma son imposante mâchoire, venant blottir sa tête contre ton ventre et tes cuisses comme il avait l’habitude de faire quand il était plus petit.

Seth et tes autres animaux faisaient partie de ta famille.
C’étaient tes enfants ou tes frères et sœurs, tes confidents et tes amis. Ils n’ont jamais été des simples animaux de compagnie, ils étaient tous irremplaçables. À leur façon, ceux qui avaient les moyens, protégeaient jalousement votre petit fragment de paradis et ses résidents. Seth avait beau être imposant, il savait se montrer docile. Il était bien moins dangereux que ta chère Makka qui, malgré tes demandes, tentait toujours d’intimider ou attaquer les visiteurs de sexe masculin – autant tes amis comme ton partenaire : elle ne les appréciait pas, au même titre que Marcelino. Ce dernier était misandre et androphobe mais… contrairement à Makka, il préférait s’enfermer dans son terrarium quand Tweety était dans le salon. C’étaient des animaux bien plus petits que le reptile des égouts mais ils possédaient tous deux un puissant venin qu’ils n’hésitaient pas à user sur autrui quand tu avais le dos tourné. Seth évitait les conflits, lui.

Une chance que tu avais un don pour canaliser la faune et… les autres créatures en usant de l’empathie. Mine de rien, le simple fait de neutraliser les émotions négatives et les pulsions agressives en insufflant le calme et la joie ou, à défaut, la peur ou la douleur, te semblait être un pouvoir plus… important car pacifiste. Quelque chose qui effrayait maintes personnes, plus que ta nature ou tes maîtrises psychiques. Tu ne contrôlais pas leur esprit comme l’auraient fait tes congénères – tu les influençais, nuance. Nombreux étaient ceux qui croyaient encore que la violence était nécessaire ou qu’il n’y avait que les Forces de l’Ordre qui pouvaient éventuellement faire quelque chose pour cette sombre ville mais… ce n’était pas le cas. Un simple citoyen pouvait changer les choses, les faire tourner dans une autre sens et montrer la voie à d’autres personnes susceptibles de comprendre cela.

Malgré ce petit dérapage avec le cambrioleur traumatisé, il n’y avait eu qu’un seul autre cambriolage dans la boutique – ce qui relevait d’un grand exploit, au vu du quartier où vous vous trouviez. Que se passa-t-il ? Ce ne fut qu’un essai, les deux jeunes qui voulurent te braquer étaient désespérés, sans foyer, sans travail, endettés. L’un avait un enfant qu’il voulait protéger et l’autre, son père était à l’hôpital suite à un accident de voiture. À l’époque, ta boutique avait des horaires irréguliers à cause de tes soucis de santé mais tu avais toujours beaucoup de clients, malgré tout – ce fut l’année de ton trépas. Tu n’as jamais appelé le GCPD, tu ne leur as pas résisté. Tu les as calmés, cependant. Tu as parlé avec eux et tu leur as offert à manger. Tu as réussi à les mettre en confiance et ils se sont confiés à toi. Ce soir-là, tu fus seule face à deux jeunes hommes de ton âge, armés et désespérés mais rien ne se passa. Tu n’avais pas autant d’argent que tu en avais, à présent, mais tu leur donnas une enveloppe avec une belle somme – ce que tu avais pu rassembler pendant qu’ils mangeaient à leur faim – et tu la leur as donnée, tout comme deux boîtes avec des gâteaux. Ils ne s’y attendaient pas, ils pensaient que c’était un piège ou que tu leur voulais quelque chose, que tu allais les rapporter. Quand tu leur répondis, ils s’en voulurent d’avoir songé à te faire du mal ou à avoir tenté de te voler :

Ce n’est pas beaucoup mais cela vous laissera une petite marge. La vie n’est ni sera jamais simple mais… quand nous sommes dans un bourbier, nous ne pouvons pas nous laisser engloutir. Je comprends, ce genre de situations. Nous nous sentons impuissants, notamment lorsque ceux qui nous sont chers en souffrent. Je ne puis vous offrir que cela mais.. revenez quand vous voudrez, je pourrais au moins vous proposer quelques douceurs et un petit travail pour vous dépanner. J’ai besoin d’aide avec la boutique, je ne puis plus m’en charger toute seule. Ce qui doit être sera alors, laissez du temps au temps.

Tu ne leur avais pas seulement donné un coup de pouce…
Tu leur avais redonné de l’Espoir.

Ils n’en croyaient pas leurs yeux ni leurs oreilles.
L’un d’entre eux craqua pendant que vous parliez et pleura comme un enfant. Vous aviez parlé un long moment avant qu’ils n’aillent retrouver leur famille et leur faire part de cette rencontre pour le moins singulière. Ils figurent toujours parmi tes employés, d’ailleurs – ce sont les deux seuls hommes qui travaillent chez toi. Dès que tu as été en mesure, tu leur as monté le salaire et leurs familles respectives se portent très bien. Ce n’est pas à toi de t’en charger mais, si l’un de tes employés a un souci de santé, qu’ils ont besoin de voyager ou autres, tu le leurs payes. Et, selon toi, c’est normal. Un travailleur heureux est un travailleur honnête et consacré. Si les besoins basiques sont couverts, ils ont d’autres préoccupations ou en ont moins. C’est ta façon d’aider à faire de ce monde un monde meilleur, tolérant et solidaire : un monde harmonieux, d’une certaine façon. C’est un moyen… juste, de lutter contre l’inégalité et le crime – l’un de rares qui étaient à ta portée, de ton vivant. Un moyen vers lequel on ne se tourne pas toujours. On dirait que tu as tort d’accorder un vote de confiance à autrui, comme tu le fais, mais tu ne le regrettes pas parce que ton instinct ne te ment jamais – pour le meilleur et pour le pire. Tout cela pour dire que les gens ont beaucoup de préjugés et ne cherchent pas toujours à comprendre autrui.

En tout cas, quand tu demandas à ton ami s’il avait déjà eu des animaux de compagnie, tu sentis que tu avais touché un autre sujet sensible – d’une certaine façon. Tu espérais ne pas lui avoir apporté des mauvais souvenirs. Tu songeas même à t’excuser et lui dire que ce n’était pas grave, qu’il n’avait pas besoin de te répondre. Nonobstant, il le fit tout en se confiant à toi :

J’ai eu un animal de compagnie oui, si on peut dire cela comme ça. Nous n’avons jamais vraiment parlé du passé, mais je n’ai pas toujours été dans la situation actuelle. Si je combats les criminels aujourd’hui, c’est aussi parce que toute ma vie a été changée à cause de l’un d’eux. J’ai perdu mes deux parents très jeune, par la faute d’un yakuza et des guerres de clans internes à la ville où j’habitais. Jeune enfant, j’ai assisté impuissant à leur meurtre. J’ai hurlé de terreur et tenté de fuir cet homme, en allant sur le toit. J’ai trouvé par hasard une barre, et j’ai chargé ce tueur alors qu’il terminait de monter une échelle, pour me défendre. La surprise l’a fait lâcher, et il s’est effondré dans la rue en contrebas. Après ça, j’ai vécu plusieurs années dans la rue. À un moment de cette période, j’ai rencontré un corbeau alors que je terminais mon maigre repas, lui en laissant quelques miettes. Il est revenu jour après jour, jusqu’à ce que je réussisse à l’apprivoiser. Il a été le seul ami que j’ai vraiment eu à cette période-là. Ainsi que le seul animal que je n’ai jamais eu.

Ainsi, était-ce à cause de sa rencontre avec ce corbeau qu’il avait adopté cet alias ?
Les corvidés sont des oiseaux très intelligents. La plupart sont capables d’imiter des voix et d’autres sons et parler le langage humain, entre autres. Cramn, un corbeau qui passait beaucoup de temps chez toi, t’avait aidé à comprendre ses congénères. Il avait amené une femelle solitaire, il y a quelques mois, et avaient fait leur nid dans une partie sombre de la serre – où ils étaient tranquilles. Dire que, quand tu l’as adopté, il n’avait pas encore de plumes – seulement du duvet. Il était tombé de son nid et il était trop haut pour que tu puisses le remettre à sa place. Tu l’as donc pris en charge pour éviter qu’un prédateur le mange ou qu’il meure de froid dans la ancienne église de Ste. Ann. Tu aimais t’y rendre, même de ton vivant, malgré le fait que la zone où elle se trouvait fusse des plus dangereuses. Tu t’y sentais bien, en sécurité et personne ne te voyait souffrir, là bas. Les seuls à se rendre au Carré du Diable étaient les criminels et les mafieux pour régler des comptes dans ce sinistre jardin parsemé de statues d’anges pleureurs et animaux abîmés parmi des vieilles tombes délaissées.

Silencieusement, tu regardas le brun – compatissante.
C'était une très belle histoire mais tout aussi triste : il t'avait dévoilé en partie ce qui avait fait de lui qui il était, à présent. Il avait eu une enfance difficile, lui aussi. Bien plus que toi, à ton avis. Même si ton mentor t’exploitait et que le personnel de la maison te délaissait, entre autres, tu n’as pas jamais manqué de nourriture, tu avais un toit et un bon lit chaud. Certes, tu étais isolée et tu ne pouvais pas jouer comme ou avec les autres enfants, mais tu n’avais pas été présente quand tes parents biologiques ont été massacrés. Tu n’as pas eu à vivre dans la rue, non plus – même quand as quitté la demeure de ton tuteur légal, après ton arrivée à Gotham, et que tu as été un temps sans domicile fixe. Par ailleurs, revenant à l’histoire de ton ami, tu n’osais pas trop faire de commentaires à ce sujet, ne voulant pas tirer davantage sur les fils de sa mémoire… ni sur ceux de la tienne. Pendant un court instant, le souvenir de l’oiseau mort sur ton coussin et celui de ton cher Aleksander dans le hall, battu à mort par le majordome en chef te vinrent à l’esprit. Tu te redressas lentement, veillant à ne pas piétiner une patte ou trébucher avec la queue de Seth.

Parfois, les pires expériences mènes à d’autres bien meilleures. Tant qu’il y aura de l’ombre, la lumière brillera sous quelque forme qu’elle soit. commentas-tu, lui adressant un tendre sourire. Tu t’es fait un brave ami, les corbeaux sont des animaux merveilleux. continuas-tu, plongeant on regard dans celui de ton ami. Sais-tu la symbolique des corbeaux ? demandas-tu, marquant une courte pause avant de poursuivre : Même s’il est né dans la Lumière, il fait partie de l’Ombre. C’est celui qui renaît ou qui revient, un entre-deux, un messager de l’au-delà et l’incarnation d’un esprit qui erre entre les mondes. Si bien qu’ils ne soient point en cage, le ciel se les appropriera toujours, comme bon nombre d’oiseaux sauvages… Ils sont à la fois libres et prisonniers de leur Destin – ils en ont plus conscience que quiconque.

Veillant à ne pas faire tomber ta capuche, tu levas la tête vers le ciel, plissant les yeux et utilisant une de tes mains pour faire de l’ombre au dessus d’eux. Il y avait trop de lumière pour toi, tes pupilles n’étaient que des fines fentes et tu étais éblouie mais, malgré cela, tu tu forças un peu la vue. Tu aimais le ciel, les nuages. Tu n’as pas souvent eu l’occasion de voir la voûte céleste en plein jour, surtout de ton vivant. C’était un monde trop clair pour toi. Un monde dans lequel tu tentais te vivre et, pourtant, auquel tu n’appartenais pas. Fermant fortement les yeux avant de les masser délicatement avec la main qui te servait de visière, tu baissas la tête et t’éloignas du reptile et de ton ami pour te mettre à l’ombre, près de votre table.

Tu sais ? La première fois que j’ai éprouvé le besoin de porter un masque, j’avais pensé au Rossignol Philomèle mais… c’était bien plus complexe et il faudrait connaître le faciès des oiseaux de l’aube pour le en savoir la symbolique. Encore est-il, les corbeaux sont mieux représentés et inspirent une sentiment qu’un rossignol n’inspirera jamais : la Peur, une émotion puissante et revigorante, quoi qu’on en dise. Une faiblesse et une force, à la fois. expliquas-tu, profitant que les clients de la terrasse étaient partis à l’intérieur suite à l’approche de Seth.

Par ce discours, il était simple de comprendre pourquoi tu avais choisi un masque de Docteur de la Peste, un corbeau qui plus est. La peste, autre fois, fut appelée la Mort Noire et, avec elle, le symbolisme du corbeau pouvait pratiquement dévoiler ta nature pour ceux qui s’avéraient assez observateurs. Ce n’était pas un moyen de te protéger mais de protéger ton entourage, ceux qui t’étaient chers ou que tu appréciais suffisamment pour chercher à les éloigner de tes activités nocturnes. Tes pensées t’emportèrent pas si loin que ça, au jour de ta renaissance puis… à ton séjour dans l’Asile d’Arkham. Tu trouvais être plus… libre qu’avant, quant ton cœur battait encore, or, même si jugerait que tu étais encore plus prisonnière de la nuit, tu ne pensais pas comme tel. En dehors de ta nature et tes besoins, rien n’avait vraiment changé dans ta vie. Ton cousin t’avait comparée à une chenille qui s’était transformée en papillon. Cette métamorphose t’a libérée du mal qui te rongeait.

J’aurais aimé avoir un masque quand j’ai quitté la morgue mais… j’étais plutôt perdue et j’ai longtemps été dans le déni parce que je refusais de faire du mal à autrui, ne serait-ce que pour me nourrir. Plus que de mon vivant, j’ai tenté de mettre une certaine distance avec les humains – c’est toujours le cas – mais, tu es l’une des rares personnes qui est parvenue à passer outre. Nous sommes à la fois semblables et différents. Dès notre rencontre dans les jardins d’Arkham, j’ai su que tu étais digne de confiance sans même te connaître. Et Dieu sait que je ne l’accorde pas à n’importe qui aussi aveuglement. Je suppose que si nous ne sommes pas sur ta liste, on se sent en sécurité avec toi. terminas-tu, avec une petite pointe d'humour et en souriant davantage. Tes joues rosirent légèrement car, malgré ta franchise, tu n’étais pas habituée à t’ouvrir ainsi à quelqu’un. Merci d’être là, Tobias.

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MessageSujet: Re: Hisashiburi Desu   Jeu 13 Avr - 9:42

L’Homme… Un animal ou un être supérieur à ces derniers ? Une question qui aurait sans aucun doute mérité de servir d’accroche à un débat philosophique qui aurait pu durer des heures. Les uns argumenteraient sans doute qu’au vu de sa capacité de création, donc de pouvoir forcer la nature à suivre ses envies, et de langage, de communication avec d’autres membres de la même espèce de manière complexe, l’Homme était supérieur aux animaux. Les autres, tout en reconnaissant ces arguments, et le fait que cela place l’Homo Sapiens Sapiens comme un être plus évolué que d’autres, pourraient arguer à contrario que personne ne pouvait échapper à certains instincts comme celui de la protection, et de la reproduction. La civilisation, qui semblait ordonner la vie de grands groupes d’humains n’étaient qu’une manière d’éviter un désordre qui pouvait pourtant refaire surface dès que l’on retirait justement ces éléments de confort actuels.

Tobias l’avait vécu lui-même. Il s’était retrouvé, contre son gré, sorti de ce système de fonctionnement qu’avait été la société nippone. Dès lors, il avait dû recourir à ses instincts primaires afin de réussir à s’en sortir. Savoir trouver sa nourriture, fuir face au danger des autres « prédateurs » présents dans la jungle urbaine, devoir par moment démontrer sa force pour se préserver et lutter pour sa survie, jour après jour. Maintenant, il voyait toujours à travers l’écran de fumée que représentaient souvent les apparences des uns et des autres pour remarquer la vérité de l’individu par-delà le masque des apparences.

En comparaison, le lien avec les animaux était bien plus sincère. Eux ne cherchaient pas à dissimuler ce qu’ils pouvaient ressentir, et si la plupart n’étaient pas capables d’utiliser un langage aussi complexe que les langues humaines, tous avaient appris à se faire comprendre des humains qui se considéraient souvent comme leurs maîtres. Encore un terme d’ailleurs qui prouvait à quel point l’humain tenait à se sentir supérieur, et à laisser derrière lui son ascendance simiesque. Amy se rapprocha du crocodile, et d’un geste doux, lui retira un morceau d’os qui s’était bien mal placé. C’était tout de même surprenant de voir ce à quoi elle pouvait arriver avec des créatures considérées normalement comme des prédateurs, même pour les Hommes.

Mais n’en était-elle pas un elle-même, finalement ? En tant que Kyuuketsuki, ce que si l’on utilisait un terme basé sur la même racine scientifique que pour l’humain on pourrait nommer Homo Nocturnis, n’était-il pas au-dessus d’eux dans la chaine alimentaire ? La demoiselle avait besoin de sang humain pour se nourrir, et possédait des capacités supérieures à celles de tous les humains qu’il avait vus, Zatanna exceptée puisqu’elle possédait des dons magiques surprenants. Pourtant, c’était souvent avec des personnes qui sortaient de la norme que ses plus beaux liens s’étaient forgés. Peut-être à cause de ce que lui-même avait vécu, et qui continuait à avoir une influence aujourd’hui.

Le shinobi écouta son amie lorsqu’elle évoqua la symbolique des corbeaux. Ce dernier la connaissait, mais la réentendre après autant de temps lui tira un sourire nostalgique. C’était toute l’histoire de sa vie, que l’on venait de résumer en quelques phrases. Cela l’amena forcément également à repenser à celui qui avait été son camarade durant ces années-là, jusqu’à ce qu’il suive Honda.

- Je connais cette symbolique oui. Tu as raison, ce sont des animaux merveilleux, et craints à tort. Au départ, c’est moi qui lui ai permis de se remettre, mais par la suite, c’est lui qui m’a soutenu. S’il voyait quoi que ce soit depuis les airs, il modulait un cri pour me prévenir, différent en fonction que ce soit de la nourriture ou un danger. Au final je lui ai du bien plus que ce que j’avais donné à l’origine.

Le trader observa lui aussi le ciel un instant.


- C’est en sa mémoire, que j’ai pris ce nom, et aussi parce qu’il m’a été donné par l’homme qui a été mon sensei, celui qui m’a sorti de la rue. A l’époque, j’avais passé tellement de temps sans parler avec un autre être humain que lorsqu’il m’a adressé la parole, je ne savais plus comment répondre. Ce corbeau était avec moi cependant, c'est ainsi qu’il a décidé de me nommer Karasu, en attendant que je puisse lui donner mon nom.


Un nom qu’il avait d’ailleurs oublié à force de s’entendre appeler Nezumi par les différentes personnes que le jeune garçon ou adolescent était forcé de voler pour survivre. Tellement enfoncé dans les profondeurs de sa mémoire qu’il avait fallu une tentative de manipulation mentale l’année précédente afin que cela émerge de son inconscient.


- Je suis né dans la lumière, passé dans les ténèbres par la perte de mes parents et revenu entre les deux mondes depuis que j’ai croisé mon sensei. Maintenant, je connais mon Destin, mais je sais aussi que cela me conduit à lutter jusqu’au moment où viendra ma fin.


Pour une lutte millénaire qui avait commencé avant lui et ne sera sans doute pas terminé avec lui. Tout comme son sensei, il acceptait l’idée de consacrer sa vie à une cause qui le dépassait. Tobias écouta la fleuriste évoquer son choix concernant le masque. Cela ne le surprit pas réellement.


- Le rossignol, un oiseau qui est souvent lié à deux états aussi puissants l’un que l’autre. L’amour et la mort. Souvent dans les œuvres littéraires, il est présent pour atténuer la douleur, et accompagner le héros de l’histoire, quitte parfois à se sacrifier. Même si la plus ancienne des histoires que je connaisse est celle de Philomèle et Procté, auquel cet oiseau doit son nom. Elles étaient les filles de Pandion, le roi d'Athènes. Selon le mythe, Procné, alors mariée à Térée depuis plusieurs années, souhaite retrouver sa sœur. Son mari alla donc la chercher, mais au cours de son voyage, il la viola et lui coupa la langue. Aussi, à son retour, il fit croire à sa femme que Philomène était morte durant le voyage. Mais Procné finit par découvrir la vérité et pour se venger, elle tua son fils et le fit manger à Térée. Aussi, pour échapper à la fureur de ce dernier, Procné se métamorphosa en hirondelle, et Philomèle en rossignol. ou l'inverse, tout dépend des auteurs.

Une histoire qui démontrait bien comment l’amour et la mort pouvaient être tous les deux reliés.


- La peur… C’est un sentiment étrange en effet. Une faiblesse, car elle peut paralyser celui qui se laisse dépasser par cette dernière, mais pourtant une force, car elle peut permettre à un être vivant de dépasser ses capacités pour sa survie. Elle distingue aussi les personnes les plus courageuses, celles capables de surpasser cet état pour avoir confiance et aller au-delà de ce que le commun pouvait penser possible.

L’assassin écouta la confession de son amie concernant son retour à la vie sous son identité de vampire. Oui, d'un certain côté, tous les deux étaient semblables. Lui aussi agissait de manière à éloigner les autres de ses activités nocturnes. Il savait percer le masque des autres, mais en portait un lui-même en permanence. Ajusté et invisible, mais le Corbeau était en réalité sa seule véritable identité.

- Je te comprends. Il n’est pas simple d’accepter que notre nature change, et que le monde que l’on connaît n’est pas nécessairement aussi vrai que celui que l’on découvre après notre changement. Notre mort, réelle ou métaphorique, nous a ouvert les yeux sur certaines réalités, que les personnes qui vivent uniquement dans la lumière ne peuvent pas percevoir, car ils sont aveuglés par la brillance de cette dernière et refuse de regarder l’ombre derrière eux. Puisque nous sommes nous, dans cette ombre, il est bien plus simple de posséder une vue d’ensemble. J’ai aussi eu beaucoup de mal à prendre une vie, la première fois.

Le jeune homme s’en rappelait encore très bien. De sa toute première mission. Celle qui ferait qu’il pourrait ensuite commencer à agir comme un des agents de la Ligue. Cet homme était un criminel en puissance, mais il lui a fallu le soutien d’Honda pour comprendre complètement que ce qu’il menait était une guerre, et que lui allait devenir un soldat, donc que non, agir comme il le faisait n’était pas un crime.


- Je ne suis jamais certain de ce que peuvent ressentir les gens qui sont avec moi. En effet, être absent de cette liste sécurise. Mais rares sont ceux, qu’ils y figurent ou non, qui connaissent cette réalité. Pourtant, je t’ai fait confiance aussi, immédiatement. Peut-être parce que nous sommes deux ombres, tous les deux. Nous ne nous connaissions pas, mais chacun a su la vérité sur l’autre, sur sa nature complète, sans les masques, justement. Je pense que c’est cela qui nous a rapproché.


Alors que la demoiselle rougissait, c’est Tobias qui avança et la prit dans ses bras. La première fois, l’année précédente, c’était elle qui avait eu ce geste envers lui. Aujourd’hui, c’était lui qui voulait par ce retour lui signifier son amitié, et lui transmettre sa gratitude.

- Merci à toi, Amerlyllian.

C’était toujours aussi étrange de laisser une partie de ses sentiments réellement s’exprimer. Pourtant, s’il y avait bien une personne dans cette ville que le ninja pouvait appeler son amie, de manière sincère, c’était bien elle.

- Tu es mon amie. La seule que j’ai sans doute réellement, qui ne soit pas liée de près ou de loin à ma « famille ». C’est vraiment précieux pour moi, alors sache que oui, si tu as le moindre problème, je te protègerais si tu n’es pas en mesure de le faire toi-même.

Il la relâcha doucement ensuite. Peu importe ce que les clients pourraient penser de tout cela, ou même si quiconque l’avait reconnu. Seul comptait ce moment qu’il avait l’impression de voler au temps.

- Nous sommes deux volatiles bien étranges. Pourtant, le corbeau que je suis et le rossignol que tu peux être s’accordent étrangement bien. Après tout, je n’ai jamais oublié le chant qui a amené à notre rencontre, auparavant. Tu as vraiment ce que l’on peut appeler une voix de rossignol. Tout comme le corbeau ne me quitte jamais.


Se mettant dans une partie du jardin moins visible pour les clients, Tobias retira son maillot blanc puisque sa veste en cuir était posée sur une chaise depuis un moment, puis montra son dos à son amie. Ses cheveux attachés ne cachaient plus rien de l’oiseau tatoué dans son dos, que l’on voyait en train de prendre son envol tout en semblant sortir de l’ombre.
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Hisashiburi Desu

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