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 A once upon a time

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MessageSujet: A once upon a time   Dim 29 Jan - 16:34

Je me couche sur le dos, mes doigts tapotent mon ventre nerveusement à la recherche d’une excuse de ce que j’ai pu faire dernièrement. Une femme qui vient de se faire plaquer est toujours forcément agressive. On ne va pas embêter une femme qui a une peine de cœur, c’est dangereux, vraiment très dangereux.

« Mouais, ça ne méritait peut-être pas non plus de lui casser un bras.. »

Je me tourne sur le côté en soupirant et m’entourant de mes bras comme pour me protéger du monde extérieur.. Sauf que parfois j’ai l’impression que c’est lui qui doit être protégé de moi.

« Je n’ai fais que me défendre.. »

J’enfouis ma tête dans mon oreiller étouffant des couinements plaintifs. Je ne me suis jamais autant senti fragile. Je ne m’étais jamais sentie aussi perdue, aussi malheureuse, je me sens seule et surtout je n’ai pas confiance en moi..
Soudain ma tante me manque. Métropolis me manque, la France me manque, la maison me manque, mon père me manque…
Je sors ma tête de mon oreiller et sans quelque chose qui roule sur ma joue, une morsure brûlante qui disparait à mon menton, des perles témoignant de ma peine.

Il y a deux jours, un jeune homme n’a pas compris les mots « pas le temps ». Il a essayé de m’arrêter de force en me prenant par les épaules et j’ai… mal réagit.

Un soupir m’échappe et je me lève d’un pas léger, aussi léger qu’un golem de pierre à vrai dire et j’attrape mon masque de Der Wolf. Les orifices représentant les yeux semblent m’appeler à enfiler le costume. Mes doigts le caressent comme un visage et mes yeux se perdent dans ceux du masque comme si deux personnes se faisaient face. Si différentes et pourtant si semblables se regardant comme dans un miroir.

Je m’arrache à une contemplation qui devient malsaine et enfile le costume pour une ronde banal. Les toits de la ville sont particulièrement calmes ce soir. Peut-être aussi parce que la fête se passe en bas mais je ne pense pas que descendre soit une bonne idée. Il suffit d’une seconde d’inattention pour que quelqu’un nous saute dessus sans crier gare.

Je décide tout de même de descendre au cas où qu’un civil n’ait pas la même chance que moi de pouvoir se mettre à l’abri en hauteur.

Avec souplesse je me laisse glisser le long d’un mur puis donne une impulsion dans les jambes pour attraper une fenêtre à quelques mètres du sol sur un immeuble en face, dans une petite ruelle et atterrir en douceur. Une fois à terre, un mouvement attire mon attention dans la rue en face de moi et je vois des ombres qui se glissent dans le centre commerciale Boles.

« Bah tiens.. Comme par hasard. »


Discrètement, je glisse silencieusement vers l’ouverture qu’ils trouvent et m’y engouffre un peu en retrait évitant d’être vu.
Une fois à l’intérieur de l’édifice je ne perds pas de temps à observer les lieux et me cache dans l’ombre d’un coin sombre. L’espace d’un instant, l’image du loup observant le Chaperon rouge, dans la forêt avant d’aller à sa rencontre pour ses intérêts peu avouables me frappe. Je me sens un peu comme le loup, un voyeur pervers observant des proies.
Je m’accroupis et ne perds pas le petit groupe du regard qui s’avance vers la bijouterie du centre commercial.

La différence entre le conte et la réalité c’est que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être. Je me demande pourquoi dans tous les contes pour enfants, c’est toujours le loup qui a le mauvais rôle ? Que ce soit dans Les trois petits cochons, le petit Chaperon rouge ou encore le loup où l’agneau, le loup est toujours l’animal symbole du mal et aussi de la gourmandise puisqu’il ne pense qu’à dévorer les autres personnages.

Un bruit de verre brisé me sort de mes pensées : ils sont en train de rentrer dans le magasin.

« Je n’ai pas compté combien ils étaient mais il est sûr que c’est déjà trop pour moi.. »

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Nyssa Raatko


MessageSujet: Re: A once upon a time   Lun 13 Fév - 17:51



A once upon a time

Je n'avais pas grand chose à faire ce soir là. La ville était constamment à feu et à sang et mes pistes concernant le Batman ou la Ligue étaient plutôt calmes du fait des agitations extérieures. J'aurais très bien pu sortir châtier de parfaits inconnus qui profitaient du chaos et me défouler un peu mais je n'étais pas du genre à taper les autres sans raison. J'avais été entraîné par des assassins pas par des brutes.

Je jetais un coup d’œil sur mon ordinateur en quête d'un contrat de dernières minutes mais là encore, rien ne semblait intéressant et je devais conserver le peu de batterie qui me restais. Je l'éteignis donc avant de le refermer. Pff, comme si même les petites frappes se pliaient à la loi du plus fort -ici le plus intelligent du lot.

Tôt ou tard il faudrait que je me trouve un générateur de secours mais après tout je pouvais m'en passer et me remettre aux bonnes vieilles méthodes : les contrats directs où on se rencontrait en face à face. Soupirant de lassitude je décidais de partir faire un tour. Et puis si je me faisais agresser ce serait une bonne raison de me défendre. Enfilant ma tenue je sortis en prenant soin que personne ne me remarque.

J’habitais dans un quartier plutôt calme en temps normal mais étant aussi non loin du Diamond District, les voyous n'hésitaient plus à attaquer les plus riches en quête de nourriture et autres vivres.

Heureusement pour moi, je réussis à me faufiler sans encombre et regagnais les ruelles que personne n'empruntait plus depuis l'attaque de Nygma. Enfin c'est ce que j'estimais à vue puisqu'elles semblaient moins ravagées que d'autres. Les gens se contentaient d'attendre leurs victimes dans les lieux les plus sombres ou de se livrer aux jeux cruels de l'Homme-Mystère pour survivre. Je me dirigeais donc vers le Financial District pour voir si un de mes indics du coin avait quelque chose à m'offrir.

Après quelques tours et détours je me rendis vite compte que plus aucun d'entre eux n'était dans le coin. Faisant partie des plus aisés pour la plupart, ils devaient avoir décidé de rentrer chez eux avec leurs familles et de n'en sortir qu'en cas de réel besoin. Les autres devaient probablement raquetter les quelques chanceux possédant encore de quoi vivre.

Le seul qui devait être encore au travail par une apocalypse pareille était sûrement Neal. Je l'avais rencontré peu après mon arrivée à Gotham sur un contrat qu'il m'avait attribué. Depuis, il me renseignait quand cela concernait mes recherches et en échange j'avais promis de venir à son secours en cas de besoin. C'était un informaticien accro au hacking qui n'aurait quitté son antre pour rien au monde. Il avait même une sorte d'abri nucléaire rempli de rations de survit en cas de guerre ou de famine, comme ça devenait le cas à présent. Je mis donc le cap vers son repaire. L'entrée de celui ci se faisait à ma connaissance par les sous sols du centre commerciale Boles. Comme ça si des tueurs assoiffés de son sang venaient à sa poursuite il pourrait se mêler facilement à la foule pour fuir. Bon son plan était un peu dépassé puisque personne ne venait plus ici depuis l'attaque de Gotham. Néanmoins le connaissant il devait se garder une porte de sortie secrète dont il ne m'avait jamais parlé.

J'esquivais facilement les racailles du coin puis finis par arriver sur les lieux. Le centre était bouclé de partout même si visiblement des personnes avait trouvé malin d'ouvrir une brèche dans l'un des rideaux de fer. Je me rendis donc vers celle ci, glissant à l'intérieur telle une ombre. Néanmoins je me figeais rapidement. Je n'étais pas seule, il y avait du bruit. Me cachant derrière un ancien kiosque je put voir une dizaine de malfrats armés de toutes sortes d'armes converger vers la petite boutique de bijoux encore debout.

Mon sens affirmé pour la traque m'indiqua également une sorte de faille. Quelque chose clochait, quelque chose d'autre hormis ces hommes était dans les parages. En effet dans un recoin sombre un peu à l'écart se trouvait une forme qui épiait elle aussi le groupe.
De dos et dans le noir je ne put réussir à distinguer qui était cette personne ni même si c'était un « il » ou « elle ». Pour le moment j'allais attendre et observer ce qu'elle comptait faire. Avec un peu de chance elle se prendrait pour un justicier et irait s'occuper des hommes me permettant de passer discrètement.

Je n'arrivais pas encore à déterminer si c'était une alliée potentielle ou un ennemi de plus sur ma longue liste. Tout dans sa posture semblait indiquer qu'elle n'était pas étrangère au combat mais je ne pouvais être sûre de rien. Je devais prendre mon mal en patience et patienter sagement.

Me calant le plus confortablement, je vérifiais que personne ne pouvait me voir d'où j'étais et fixais mon regard sur le groupe et l'intrus à la fois.






Nyssa parle en #9F0010
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Roxane Jones


MessageSujet: Re: A once upon a time   Mar 7 Mar - 14:31



Il était une fois…

Gotham est une ville bien étrange. Dédale de buildings tellement hauts qu’on en perd le ciel de vue, il n’est pas rare de distinguer des silhouettes s’élancer de toit en toit, avec plus ou moins d’agilité… Chats équilibristes, chauve-souris bodybuildées… Une belle bande de singes et de clowns en collants, selon Hecate. Elle ne perd même plus son temps à lever le nez, d’ores et déjà, à peine arrivée, trop blasée à l’idée de voir filer dans un coin sombre un énième énergumène semblant sorti tout droit des rêves d’un drogué en mal d’opium… Un sac rassemblant ses quelques très maigres possessions, glanées ces derniers jours ici et là, sur l’épaule, elle avance en grommelant. Cette ville, par les dieux…, rumine-t-elle, cette ville et ces gens…, enchaîne-t-elle… Ce sont les gens qui font la ville, n’est-ce pas ? Et il semblerait que l’amazone ait développé avec eux, avec elle, une sorte de relation d’amour haineux, de haine amoureuse.

A son corps défendant, Hecate aime Gotham. C’est un territoire inconnu, inhospitalier, qui regorge de nouveaux défis, de challenges variés, de choses nouvelles restées hors de portée pendant tous ses millénaires de retraite sur Themyscira. Pour cette raison, pour tout ce qu’elle représente, l’ancestrale metahumaine adore Gotham. Et en même temps (et peut-être est-ce là le signe qu’elle l’aime vraiment), elle la hait d’une façon assez viscérale. Les rues sont sales, les gens peu soigneux, égoïstes, vicieux… La ville peut, selon elle, servir de vitrine à tout ce qui se fait de plus méprisable et révoltant chez l’espèce humaine, espèce dont les mœurs lui échappent totalement et dont la faiblesse générale l’agresse. Comment, selon elle, ont-ils pu coloniser autant de territoire en étant aussi fragiles ? Aussi résignés ? Aussi… Humains ! A ce stade, il est intéressant de relever à quel point il est facile pour l’amazone d’oublier qu’elle-même a été humaine à un moment, et que ce sont les Dieux qui ont décidé pour des raisons qui leur appartiennent de la départir de cette faiblesse qui la rendait aussi éphémère que ceux qu’elle méprise aujourd’hui.

Quoiqu’il en soit, le pas blasé, Hecate avance. Vers où ? Aucune idée. Vers une opportunité. Au final, la vie se compose de ça, des fenêtres ouvertes par les Dieux, qu’il faut savoir saisir quand elles se présentent… Circonspecte, l’amazone lève un œil torve vers le ciel… Qui ne rencontre que la grisaille du ciel. Le support d’Artemis ne sera pas pour ce soir. Peut-être que si elle n’avait pas perdu son arc dans le crash, la déesse aurait baissé son regard sur elle, mais le doute subsiste… Les Dieux avaient-ils encore la moindre influence sur les humains ? En arpentant les rues gothamites, confrontée de près à la misère du monde, à l’anarchie qui règne d’autant plus depuis que l’un des cinglés technicolore a trouvé utile de débrancher la prise, elle en doute… Gotham est l’une de ces zones de non-droit où tout ce qu’on a, on ne le doit qu’à soi. En soi, ce mode d fonctionnement convient parfaitement bien à l’amazone, mais lors de sa rencontre avec le premier des gugusses en collants, celui avec les noir et bleu, lui a bien fait comprendre que les choses ne sont pas sensées se passer ainsi dans le coin.

Raison pour laquelle elle s’interpelle, au détour d’une rue qui à ses yeux est identique à la précédente, de constater une grille fracturée qui ne devrait pas l’être. Ses sourcils se froncent. Elle regarde un peu partout, à gauche, à droite, personne… Puis lève les yeux tout en tendant l’oreille. Pas d’alarme. Normal, sans électricité. Mais où sont les guignols en collants ? Elle n’est pas là depuis très longtemps mais elle a compris comment ça marche… « Oh mince, je me suis coupé le petit doigt avec une feuille de papier ! Au secours ! » et Tadaaaaaa ! débarque un quelconque énergumène avec un nom d’oiseau pour faire un bisou magique. Mais là, aucun signe de la cavalerie. Curieux.

Sans faire de bruit, elle dépose son sac près de la brèche observée. N’importe qui à l’extérieur peut la voir faire, mais ça l’inquiète beaucoup moins que ce qui est potentiellement en train de se tramer à l’intérieur. Une fois fait, elle jette un œil et, ne voyant rien (parce qu’en plus, c’est vachement sombre là-dedans, on y voit comme à travers une pelle), elle entre. « OHE !! Y’A QUELQU’UN ?! » Elle crie, campant ses mains sur ses hanches. Voilà, donc ça au moins, c’est fait. Et oui, il y a quelqu’un, elle le sait puisqu’en dépit de sa puissance annonce, elle a entendu du bruit, bruit qui s’est immédiatement tu ensuite…

En revanche, ce qu’elle entend qui n’augure rien de bon, c’est le claquement très significatif d’une arme qu’on enclenche, en réponse à ses cordiales (et discrètes) salutations. Remerciant ses excellents réflexes, elle se jette de côté juste avant qu’une salve de balles ne vienne arroser la position à laquelle elle se trouvait la seconde d’avant. Oui, y’a quelqu’un… se répond-elle à elle-même, s’empressant de se fondre dans les ombres des couloirs déserts du centre commercial, plongés dans la pénombre, et de progresser, sans bruit, dans l’idée de prendre les assaillants à revers. Ça risque d’être sport, très chaud même, mais ça va l’obliger à se montrer inventive. C’est parti…






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I'll put my armor on, I'll show you that I am unstoppable.
crédit : code par quantum mechanics || image/gif par Tumblr
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