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 Abrenuntias satanae

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John Constantine


MessageSujet: Abrenuntias satanae   Mer 8 Fév - 1:07

Abrenuntias satanae ?  





Omnis Spiritus Imonde !
• Antichambre de l'enfer- Là ou ça sent le sapin...


L'odeur de soufre m'attaque les narines, et avant même que je n'ai eu le temps d'ouvrir les yeux, je sais déjà où j'me trouve. L'Enfer. L'endroit que je cherchais à tout prix à éviter. Putain de merde. Quand j'ouvre les yeux, la vision qui s'offre à moi ne m'étonne qu'à moitié. Je suis déjà venu ici étant plus jeune, quand j'ai cherché à m'buter pour fuir ce que je voyais. L'endroit n'est pas exactement comme on pourrait l'imaginer. Devant moi s'étend une ville. Ou ce qu'il en reste. Tout ressemble à un film post-apocalyptique. Les buildings sont en ruine. Tout est crasseux. J'aurais bien aimé vous dire que la végétation a pris possession des lieux, mais ici... rien ne pousse. Tout est noir, couvert de suie. Constament, il pleut des cendres chaudes, et quand le vent brûlant se lève, ce sont bel et bien des braises que l'ont voit voler ici et là.

L'atmosphère est irrespirable. Les odeurs sont infectes. Il fait tellement chaud que chaque pas demande un effort. Ici et là, sur les hauteurs on peut aisément entrevoir des créatures. Vaguement humanoïdes, elles se tiennent à quatre pattes, se déplaçant à la manière de Golum. Leur peau et leur chair semblent faites de roche et de lave. Des démons mineurs qui rôdent sur les hauteurs. Ce sont les gardiens ici. Ceux qui surveillent les âmes fraîchement arrivées.

Parce que c'est ainsi que ça fonctionne ici. Cette ville n'est autre qu'une sorte de Ghetto dans lequel sont stockés les morts avant qu'on ne les amène dans des endroits plus... adaptés. Quand des gens frôlent la mort et qu'ils disent avoir vu l'enfer, c'est cet endroit qu'ils voient en réalité. C'est un peu comme... la salle d'attente.
Dans la ville en ruine, les gens s'entassent et fuient. Il y a une forme de vie ici. On se croirait au moyen-age. Des gens parviennent à vivre sans jamais aller rôtir dans les Limbes. Comme dans notre monde, les forts dominent, les faibles subissent. Les forts ont des lieux où se cacher quand les démons viennent rafler les âmes. Les faibles eux, doivent payer pour éviter leurs griffes. Et c'est putain d'moche ici.

L'endroit sent le vice. Les gens sont maigres. Les gens sont sales. Couverts de suie. Souvent blessés. On assiste à des situations terribles. Dans les rues on enjambe les morts, on assiste un peu partout à des scènes désastreuses. Des viols en public. Des meurtres tout aussi exhibés. Ceux qui sont ici sont condamnés à l'enfer après tout. Il est impensable de les imaginer se comporter autrement qu'en monstres. Pour vous la faire courte : J'suis coincé dans une ville en ruine, où on y vit comme dans Mad Max. Les gens sont tous des enculés de première, et pour achever le tout, y a une armada de démons qui attend de me foutre la main dessus pour les tourments éternels. Et le pire dans tout ça... c'est que j'ai presque plus de clopes.

Bref, quitte à s'foutre dans la merde autant y aller avec le sourire. Ou un truc dans le genre. Y a bien un connard qui va pouvoir me filer des clopes. Volontairement ou non d'ailleurs.
Les mains dans les poches, la gueule de travers parce que l'odeur est vraiment infecte, je m'avance en foulant la cendre qui tapit le sol et je suis un grand boulevard en évitant soigneusement de regarder dans les petites ruelles qui partent à droite et à gauche.
Pourquoi ?

Parce que dans chaque petit recoin d'ombre, c'est la foire à la saloperie. Des mecs qui tabassent d'autres mecs. Des types qui violent d'autres types – ouais on est pas homophobes en enfer... - ou des nanas. Partout ça gueule, ça saigne, ça souffre. C'est l'enfer quoi. Enfin... l'antichambre de l'enfer. La salle d'attente avant d'aller dans le grand BBQ de Satan. BBQ ça porte bien son nom dans mon cas, parce que s'ils me foutent la main dessus, je donne pas cher du mien, de Q...

Au hasard d'un gigantesque croisement, je m'arrête, et je ferme les yeux. J'laisse mon esprit vagabonder, et je marche dans la direction que mon inconscient m'intime de suivre. Un truc que les magiciens font souvent. C'est comme ça qu'on suit son destin. Les mains dans mes poches, je continue ma route. Il fait toujours aussi chaud. La cendre qui dégringole comme des flocons de neige en plein mois de janvier pourrait presque me faire tousser... si seulement j'étais pas déjà habitué de la détresse respiratoire. Putain de cancer.
Au gré de mes pas, je me retrouve finalement dans une foule dense. Les gens ont l'air de clodo ; et de monstre à la fois. On se croirait dans un bidon ville, sérieux.

Et puis, au milieu de cette foule, il y a une silhouette qui attire mon attention. Le dos d'une nana. Elle est propre, donc probablement qu'elle est ici depuis peu. Joli petit cul, si vous voulez mon avis. Mais ce qui est le plus... étrange... c'est l'aura qui émane d'elle. Il y a du Chat chez cette jolie pépé. Et dans le monde magique on sait tous que les chats sont un moyen parfait pour s'amuser à passer d'un plan astral à un autre. Les yeux de ces saloperies de félins sont capable de voir tout et n'importe quoi. Ils voient l'au delà. C'est pas pour rien que les sorcières ont des chats noirs. Je case une clope éteinte entre mes lèvres, et je finis par venir m'arrêter à la hauteur de l'inconnue, fixant la même direction qu'elle.

« Tiens, on a été une vilaine fille qu'on se retrouve dans l'antichambre de l'enfer hein ? »

Je la regarde toujours pas. J'suppose que j'ai capté son attention. J'espère du moins.

« Ton dernier souvenir c'est quoi ? Un bon bain chaud, un coup de rasoir sur le poignet ? »

Je recule un peu et me penche comme si je voulais regarder ses fesses, mais nan, c'est ses poignets que je regarde justement. Pas de marque de plaie. Elle s'est pas ouvert les veines... qu'est-ce qu'elle fout là ? Y a que les tarés, ceux qui ont vendu leurs âmes, ou les suicidés qui finissent ici... et les criminels pas repentis.

« Comment t'es morte, Poupette ? »


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Selina Kyle


MessageSujet: Re: Abrenuntias satanae   Ven 10 Fév - 23:42

Abrenuntias Satanae.
A peine son corps s’étale par terre, crachant sang et autres trucs non identifiables, que des médecins s’empressent d’attraper la jeune brune qui était littéralement en train de rendre son dernier souffle. Encore pensa-t’elle, c’est la troisième fois en… deux ? Trois ans ? Elle espérait au moins que cette fois c’était la dernière. Les néons clignotent, elle entend brièvement des cris autour d’elle, ça change de la dernière fois où elle était seule à agoniser lentement mais sûrement dans une ruelle dégueulasse. Au fond, la femme-chat espérait qu’ils ne la sauve pas, elle n’avait plus l’envie de se battre et encore moins de survivre à tout ça, il y aurait trop de chose à régler, trop de choses à réparer ou… ou elle pouvait juste se casser à tout jamais à Las Vegas, se prostituer -encore- et devenir riche en devenant la femme d’un riche milliardaire obèse, cardiaque et d’au moins soixante dix ans. Bref, avoir une jolie petite vie facile, largement envisageable quand on est une femme, qu’on a des seins et un cul mais aussi la capacité d’avoir peu d’estime de soi. Ça, Selina en était capable si à la clef, la récompense est pire qu’intéressante.

Voilà à quoi pensait Selina Kyle quand dans la pièce dans laquelle elle se trouve en réalité, trois médecins en panique sont en train de la faire sauter comme une grenouille à grand coup de défibrillateur.

Puis, perdue entre ses envies de Las Vegas et de suicide, Selina se sent soudainement… partir. Ah, le grand moment. Ça devient tout noir, les oreilles qui sifflent, fin. Puis respawn, comme d’habitude.

Mais cette fois, le respawn ne se passa pas comme d’habitude. Quand Selina ouvre les yeux, elle est étalée sur un sol brûlant et bizarrement, elle va bien. Elle ouvre les yeux et se relève difficilement, elle cligne deux fois et se frotte le visage avec le revers de sa main. Une fois debout, la jeune femme se met à tousser, l’odeur et la fumée lui prennent la gorge. Quand enfin le moment d’observer les alentours arrive et que, à sa plus grand stupéfaction, Selina se trouve dans un endroit totalement inconnu, elle ne peut que reculer, se retourner, fixer les hauteurs et constater que cet endroit est vraiment étrange. Tout ici respire le dégueulasse et l’ambiance, digne d’un samain organisé par les sorcières de Salem n’arrange rien. Selina commence à avoir un peu peur, peut-être que c’était ça le résultat de sa capacité de ressusciter ? Finir à errer dans un semblant de ville en ruines, seule et …

Pas tellement seule que ça, des cris se font entendre, des hurlants terrifiants et des grognements des plus atroces. Déterminée à aller voir ce qui se passe et à y mettre son grain de sel, Selina s’avance prestement et, en passant la tête pour voir ce qui se passait dans une ruelle, admire avec effroi un meurtre des plus crades qu’il soit. Ils étaient trois, l’un commentait comme un présentateur de chaîne sportive, l’autre prenait des photos et le dernier découpait avec minutie un quatrième visiblement encore vivant vu les cris qu’il faisait.

« Hé ! Toi ! Par pitié aaaaaah ! Aide-moi ! »

Les trois types se retournent, fixe la brune et leurs grands sourires tapissent leurs visages noircis par la cendre. Pendant une seconde, elle eu l’envie de les attaquer, leur foutre une volée. Puis, en tâtant ses hanches à la recherche de son fouet, Selina constata qu’elle était encore en robe de chambre bleue, toute droit venue de l’hôpital et par extension, en petite tenue dessous. Son sang ne fait qu’un tour et oubliant sa volonté justicière, elle fuit à toute vitesse poursuivie par trois hommes armés jusqu’aux dents. La cendre qui tombe à la Silent Hill, l’odeur de souffre, n’aide pas la pauvre demoiselle qui galope, pieds nus sur un sol brûlant.

Rapidement, elle se retrouve perdue dans une foule de personnes, ils ne font rien, n’ont l’air de rien, il n’y a qu’elle qui semble encore ‘en vie’. Haletante, elle se retourne, ils ne sont plus là. Pourtant les cris sont omniprésents, des silhouettes affreuses filent sur les toits. Mais bordel, c’est quoi ce bled ?

Reprendre son souffle semble difficile, mais elle se redresse, fixant l’horizon de la même façon que ceux qui l’entoure. A peine ferme t’elle les yeux qu’une odeur connue lui vient au nez, celle du tabac. Puis une voix résonne derrière elle. Persuadée que c’était l’un des mecs qui l’avait poursuivie, elle ne bouge pas, prend une grande inspiration et l’écoute. Il dit des choses bizarres,vraiment bizarres. Comment il sait qu’elle est morte ? Complètement confuse, le premier réflexe de Selina fût celui d’une jeune femme, à moitié nue, perdue au milieu d’une ville totalement inconnue qui venait de se faire courser par trois tueurs en série : elle se retourne et envoie sa jambe entre celles de celui qu’elle pensait être l’un de ses agresseurs.

C’est en prenant le temps de l’observer, une fois retournée qu’elle constate qu’il ne semblait ne rien à avoir avec ces types.

« Oh merde. »
Conclut-elle, se penchant près de l’homme en lui touchant le bras. « Je… je suis désolée mais… » Pourquoi devait-elle s’excuser ? Parler de cette façon dans le dos des gens, c’était bizarre. Comme tout cet endroit d’ailleurs. « Je erm. » Au delà de lui avoir littéralement exploser ce à quoi il devait le plus tenir au monde, Selina était d’avantage dérangée de sa dernière question.

« Mais erm, attendez, je suis morte ? »
Elle soupire. « Encore ?! » Elle recule d’un pas, l’air las. « D’habitude je ne croise pas de mec en tenue d’inspecteur Colombo, en fait je ne croise personne. » En fait, la situation semblait complètement improbable alors, elle s’autorise quelques blagues vaseuses. « Ne me dit pas qu’on vient me chercher jusqu’à dans mon cercueil pour me passer les menottes… hum ? »

C’est quoi son histoire d’antichambre là ? D’habitude y a rien. Elle se réveille juste comme la belle au bois dormant. C’était soit une mauvaise blague, soit une très mauvaise blague. Soit une très méchante punition.

« Ouais… c’est une blague en fait. »
Elle se met à rire doucement. « Je peux pas être morte, sinon tu le serais aussi mon gars. » Puis elle se remet à rire. « J’ai vraiment une tête à me suicider ? » En fait, elle ne sait pas tellement à quoi elle ressemble à l’instant même, elle avait un maquillage parfait à la base et une manucure soignée. Puis lui vient le souvenir de ce qui l’amenait à l’hôpital ce soir là, elle touche son ventre, relève sa robe bleue et constate avec un certain dégoût qu’elle a toujours la plaie béante qui lui transperce le côté droit.

« Oh merde. » Elle soupire. « Je suis vraiment crevée. »
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John Constantine


MessageSujet: Re: Abrenuntias satanae   Sam 11 Fév - 0:21

Abrenuntias satanae ?  





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• Antichambre de l'enfer- Là ou ça sent le sapin...

Bang ! Balls shot et me voilà à genou par terre avec les valseuses qui remontent jusqu'à la gorge, le souffle coupé, les larmes aux yeux et... et c'est l'enfer quoi. Mais ça va. Parce que justement c'est l'enfer les blessures modérées font mal mais ont la bonne fois de ne faire mal qu'un temps. On se soigne redoutablement vite ici. Pourquoi ? Parce qu'on peut nous refaire subir la même chose encore et encore et encore. C'est une petite ruse des fils de pute qui dirigent l'endroit. Coupe toi un doigt, il repoussera et on pourra te le trancher à nouveau. Le tout, c'est de pouvoir faire souffre ad vitam eternam. C'est l'enfer quoi.
Le pire dans tout ça, c'est que sa tatane de roustons m'a fait lâcher ma clope. La salope a roulé un peu plus loin. Merde elle a de la chance d'avoir un cul comme le sien et d'avoir ce côté félin. Sinon y a longtemps que j'aurais traîné ma peau d'âne ailleurs pour me casser d'ici avant de finir dans le bureau du Boss. Me faire fist fucker par un Satan et toutes son armée d'enculés, ça m'intéresse pas tellement, v'voyez l'idée ?

« Poupette ça c'est clairement pas le genre de truc qu'on fait quand on est un brin civilisée. » que j'lui glisse en finissant par me relever. J'ai plus trop mal, finalement. Hey je comprends Superman avec ses couilles d'acier. Même les salopes castratrices comme c'te gonzesse ne peuvent pas prendre l'ascendant sur lui... sympa comme projet.

« Te moque pas trop de ma tenue tu veux ? D'une parce que ce manteau de merde appartenait à Lucifer Morningstar et qu'il est... utile. De deux, quand on porte une chemise fendue ouverte sur un cul à peine couverte de dentelles dans un endroit où les gens tuent, cognent et violent comme ils le veulent, on évite de trop la ramener. »

Bon ça peut continuer longtemps c't'échange de vannes. Autant passer à la suite. La partie importante de tout ce bordel, voyez ? Le moment où elle capte que je me fous pas de sa gueule quand je parle de sa mort, et tout le tralala. Elle relève d'ailleurs sa chemise, et me montre une très jolie plaie après avoir joué à la plus maline en me sortant que moi aussi, j'suis mort dans ce cas. Sans blague ?
Je me contente de rouler les yeux vers le ciel orangé-flamboyant qui s'étend au dessus de nous.

« Les gens finissent pas ici par hasard. C'est les enculés qui vont rôtir en enfer. Les gens qui ont fait des petites conneries on s'en fout, ils sont pardonnés. Ceux qui finissent ici, c'est les putains de barjots... et les suicidés. Et t'as pas tellement l'air d'être une psycho. »

Mais à bien y réfléchir, si elle s'est pas buté... ça veut dire que je devrais me méfier d'elle. Dommage qu'elle soit si... féline. C'est la clé de ma sortie, je peux vraiment pas me tirer et la laisser solo ici. J'ai pas envie de rester dans le coin trop longtemps. Encore et toujours cette petite réticence à l'idée de me faire gang bang par tous les princes démoniaques de l'enfer.

« Ben bien sûr que t'es crevée. J'te l'ai dis, on termine pas ici par hasard. Et à voir la gueule de c'te plaie... j'en connais une qui s'est fait tirer... »

Fier de ma blague, j'affiche un sourire avant de reprendre mon sérieux. Parce que merde, la mort c'est pas un sujet sur lequel on doit déconner...

« Ici, on est relativement libre tu vois. C'est un peu comme la salle d'attente géante avant d'aller dans le cabinet du docteur. Et le docteur, c'est une armée de Choses que t'as pas envie de croiser. Un peu comme... un congrès de proctologues. Des proctologues de tailles gigantesques et qui sont probablement fait de feu, de glace, ou d'acide et qui ont la ferme intention de mettre leur gros doigt un peu partout sur... ou plutôt DANS nous. »

La métaphore médicale était louche à la base. Mais sur la fin j'dois admettre que j'me suis surpassé niveau truc louche. Bref, je me remets debout, je sors une autre putain de clope et j'enfonce mes mains dans mes poches en fixant un peu les alentours.

« Maintenant, il y a un plan B pour sortir d'ici. Et il passe par moi. Et le hasard veut que toi, Poupette, tu sois en mesure de m'aider à me barrer. Parce que pour une raison que j'ignore, le Destin m'a amené jusqu'à toi, et en plus de ça... t'as la même putain d'Aura qu'un chat... »

Je lève les yeux vers les soldats démoniques sur les toits, qui nous observent et nous gardent comme du bétail. Il va falloir qu'on bouge avant qu'ils nous repèrent. Qu'ils ME repèrent. Si y a une âme que ces enculés veulent c'est bien la mienne. Nergal, Satan, les Chevaliers de la Mouche, Abhallam, Abadon, Bâal, Belial... s'ils me choppent j'aurais l'impression d'être un herisson au milieu d'un camps de gitans. Et on va pas se mentir l'ambiance panier en osier ça me botte pas trop.

« Bon... il faut qu'on se trouve un endroit à  l'abri des regards pour commencer. Et il faut qu'on pique des fringues à quelqu'un histoire de cacher ton boule. Pas que c'est désagréable, mais ça attire l'oeil. Et pas uniquement le mien. »


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Selina Kyle


MessageSujet: Re: Abrenuntias satanae   Sam 11 Fév - 1:10

Abrenuntias Satanae.
Lui rappeler qu’elle était en tenue de nana prête-à-violer, c’était vraiment pas sympa. Selina échange son regard mesquin pour une mine bien plus désappointée. Cependant, au-delà des remarques de Colombo, Selina s’attarde sur ce qui semble évident à ses yeux à lui : ils sont morts. Ils sont en Enfer. C’est cool. Selina ne peut que ravaler sa salive et cligner bêtement des yeux témoignant de sa totale incompréhension.

Elle ouvre la bouche, tentant de dire quelque chose, mais est rapidement interrompue par la ‘blague’ du type. Très drôle. Si seulement il savait qu’elle était une ex-prostituée, il serait encore plus content de lui. Cependant, ce qu’il explique par la suite intéresse d’autant plus Selina, simplement parce que d’habitude, ça ne se passe JAMAIS comme ça. Y a pas de salle d’attente, pas de trucs qui veulent te fister et encore moins de Satan qui t’attends sur ton transat, te proposant la mort ou le tchitchi.

Selina relève un sourcil. Elle le prend un peu pour un cinglé à lui parler de destin mais bon, quand on est une nana capable de mourir, dé-mourir, re-mourir et revenir, on a pas son mot à dire. Un peu par pitié, la jeune femme tâte sa poitrine et constate que ses chers docteurs ne lui ont pas enlever l’attirail nécessaire à tout fumeur de l’extrême. Elle tire d’entre ses seins un briquet et allume machinalement la cigarette de Colombo, le regard rivé sur lui, d’un air aussi blasé que tout ceux qui étaient autour.

« C’est pas une aura de chat mon chou, c’est juste que tu fantasmes sur les nanas en cuir latex qui volent des trucs aux gros méchants riches, se promène avec un fouet et ont des griffes et qu’on appelle Catwoman dans le journal. »
Elle soupire. « Moh, me dit pas que toi aussi tu collectionnes les photos de moi des journalistes à moitié floues où on distingue juste un semblant de doigt d’honneur ? C’est… sale. » Ca existe. Donc elle suppose. Après tout elle a un peu tout vu dans le genre dégueu.

Elle commence à marcher d’un pas rapide, parcourant du regard toutes les allées avant de se fondre en compagnie de l’autre dans une ruelle plus sombre. Elle ne sait pas où elle va, mais c’est sûrement plus rassurant que dans une foule de tarés zombies. Toujours en avançant, elle vole la cigarette de son interlocuteur et constate que peut-être, lui parler de quelques éléments à son sujet lui serait peut-être utile.

« Écoute Sabrina l’apprentie sorcière, vu comment tu causes comme ces illuminés qui mettent des messages dans les boîtes aux lettres, je pense que je peux te confier quelques petites choses paranormales ? »
De toute façon, cet endroit était improbable, elle était soit dans un rêve, soit dans un fantasme où elle finit comme esclave favorite d’Asmodée lui-même.

« En fait, je suis un peu contrariée parce que j’ai l’habitude de crever tu vois et, ça se passe jamais comme ça. »
Elle fronce les sourcils et continue d’avancer. « Ouais, j’ai un peu l’habitude de mourir, je sais c’est triste. » Trois fois. Elle ne connaît pas la date de péremption mais il faudrait peut-être songer à arrêter de déconner. « La première fois, je me suis faite jetée d’un building de quatorze étages et je me suis faite bouffée par des chats. La deuxième fois on m’a balancée d’un toit et là… Bah je me suis faites flinguée quoi. » Elle hausse les épaules. « Ouais puis à chaque fois bah, je meurs, il se passe rien et je me réveille deux, trois mois plus tard. Je ne me retrouve jamais dans ce genre de… film d’horreur. » C’était un peu l’impression qu’elle avait, alors oui, elle se permettait elle aussi le genre de blague lourde. « Ça veut dire qu’on sera les derniers survivants, condamnés à souffrir et nous battre pour un amour impossible quand tu te seras fait dévoré par un zombie ? Et alors tu me diras oooh Selina, tue-moi, je t’en supplie ! » Elle ne pouvait s’empêcher de mimer un très mauvais jeu d’acteur à moitié pliée de rire. « Et je te dirais, oh non, mon amour, il faut que tu survives, les secours vont arriver ! » Elle esquisse un sourire niais. « Roh aller. Détend-toi ! Les proctologues de l’Enfer ne vont pas massacrer ton adorable petit cul de gros méchant inspecteur qui tue des vampires avec ses gousses d’ails. »

Elle avait beaucoup de mal à prendre cette situation au sérieux, simplement parce que se retrouver soi-disant en Enfer, tomber sur un mage vaudou blond qui examine la texture de sa petite culotte, ça ressemblait juste au scénario d’un nanard. Amusée, elle rend la cigarette à son pauvre camarade, y laissant la marque de son rouge à lèvres. « Et donc au fait, c’est quoi ton plan pour nous sortir de là, beau blond vaillant ? Tu veux me sacrifier en honneur aux Chevaliers de l’Apocalypse ? » C’était… trop… dur. « Tu n’avais pas besoin de tout ça pour me proposer du SM, tu sais ? » Re sourire niais. Elle n’en pouvait plus intérieurement.

Toujours avec un sourire entre le malsain et le glauque collé sur les lèvres, Selina décide de changer de sujet avant que l’autre ne pète un câble.
« Du coup, tu comptes trouver des fringues où, mon chou ? J’avoue ne pas connaître les meilleurs adresses des Enfers en matière de fringues, mais au moins, je peux te promettre le plus parfait des cambriolages si besoin. »
Elle n’était pas encore assez consciente de la situation pour avoir peur, c’était même peut-être mieux. Elle relève les yeux et fronce les sourcils. « C’est quoi les machins qui nous suivent depuis tout à l’heure ? »
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MessageSujet: Re: Abrenuntias satanae   Jeu 16 Fév - 13:43

Abrenuntias satanae ?  





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• Antichambre de l'enfer- Là ou ça sent le sapin...
J'plisse les yeux à sa réponse. Pas une aura de chat qu'elle me dit. La suite est un peu plus intéressante. Déjà parce qu'il est question de nana en cuir, c'qui pique forcément ma curiosité et éveille mon intérêt, mais elle se définit aussi et surtout comme une voleuse. Voilà qui explique probablement sa présence ici. Même si quelques larcins ne sont probablement pas en cause de sa présence ici. Je garde l'info dans un coin et je me contente d'un petit haussement d'épaules quand elle me parle des articles de journaux que je pourrais collectionner. Nouvel indice : elle est célèbre dans son job de voleur. Madame doit être une sorte de cambrioleuse réputée, un truc dans le genre. Pas le genre de conneries qui attirent mon attention en fait. Les gens qui piquent des trucs j'm'en branle un peu, pour être honnête.

« Désolé Poupette. Les dernières photos que j'ai accrochée à un mur sont celles de gens qui on été découpés par un taré. »

C'est salement plus glauque que des photos d'une voleuse, fusse-t-elle habillée de cuir.

« Catwoman hein ? » Tu parles d'un nom... « Tu peux m'appeler John, Châton. John Constantine... et crois moi ou non, mais j'suis une vraie légende ici. »

Je me penche un peu vers elle en la voyant avec un briquet pour qu'elle puisse allumer ma clope. Voilà qui me met un peu moins sur les nerfs. Mon clou de cercueil fumant entre les lèvres, je tourne les talons, et je fais en sorte de m'éloigner d'ici. Qu'on aille se planquer dans une ruelle où on ne sera pas trop épié par ces connards de Gardiens.
Le trajet nous sert à causer. Enfin nous... Elle cause disons. Des trucs surnaturels qu'elle dit. Je l'écoute me déballer son histoire. Jetée dans la vide, les chats, les morts...
C'est marrant. Je lui lance un regard un peu bizarre, l'air de dire «  ma pauvre t'es fêlée » histoire de la faire chier un peu, avant de balancer une fois de plus mes épaules. Non sérieux, c'est loin d'être la situation la plus glauque dont on m'a parlé. Il en faut sacrément plus pour me choquer avec le surnaturel il faut dire. Elle parle à un mec qui a lâché un démon sur une gamine de huit piges en pensant pouvoir l'aider... alors forcément ses résurrections et les chats...

« Ouais... c'est donc ça qui explique l'aura de chat... »

Ses dernières répliques me font rire un peu. J'lui lance un regard en coin quand elle me parle de cette fameuse histoire de proctologues infernaux. Elle n'a jamais été autant dans l'erreur que maintenant. Partout dans le monde du paranormal on sait que je suis dans la merde. Dans les augures, John Constantine rime avec Colis particulier à destination du diable.
Je réponds pas de suite. Ce sera pour plus tard les réponses en fait. Là d'abord, on doit s'trouver un coin peinard. Et lui trouver des fringues. Pas que voir ses dentelles me déplaise hein. Mais si moi j'ai un peu de retenue, les tarés qui rôdent ici en auront beaucoup moins.

« Comment te trouver des fringues ? C'est simple... en les prenant à quelqu'un. T'es une voleuse nan ? C'est le moment de te distinguer Poupette. Choppe la tenue d'un de ces connards errants et ce sera bon... y a peu de chance que j'puisse t'amener faire du shopping par ici, t'façon... »

Nouvelle bouffée de tabac. Je me contente d'un petit signe de la tête de lui montrer une proie parfaite. Un type relativement mal en point, tout seul dans une ruelle crasseuse, à moitié KO. Ouais, si on veut survivre ici, faut vraiment agir comme un gros fils de pute. J'lui laisse l'occasion de le faire, moi, je me dirige vers une porte rouillée que j'ouvre d'un bon gros coup d'épaule pour nous faire entrer dans une sorte de cave glauque mais à l'abri des regards. C'est une bonne planque pour commencer.

« Ces machins qui nous suivent. On les appelle des Légionnaires. C'est des démons mineurs. Ils sont là en temps que soldat pour les êtres majeurs qui dirigent ici et en tant que garde de cet endroit. »

Cet endroit d'ailleurs... parlons en. Et ça risque d'être long. Je me laisse tomber dans un vieux fauteuil calciné, ressors apparents, grinçant et puant... mais c'est toujours mieux que de rester dehors hein.

« Laisse moi te faire un topo réel de la situation avant d'aller plus loin. »

Pfiou ça va être long.

« Tu connais la Divine Comédie ? Bah le mec qui a écrit tout ça, Dante Alighieri est déjà venu ici. Quand il est revenu à la vie, il a pu décrire les Cercles de l'Enfer et ce qui s'y passe, façon romancée. L'enfer ressemble à une succession de cercles empilés les uns sur les autres, reliés les uns avec les autres par des... portails. Chaque endroit sert à un type de condamnation. Nous, on est à l'entrée de ce truc là. L'antichambre de l'Enfer. L'ante Enfer. La salle d'attente. Arrive le premier cercle : Celui dans lequel on condamne les gens qui ont abusé de la luxure. Ceux qui y sont amenés sont condamnés à se faire violer indéfiniment sans jamais pouvoir ressentir le moindre plaisir. Le second Cercle lui, est celui qui est alloué aux gens que les Dieux et les anges n'ont pas reconnus. C'est la zone la plus enviable. Les démons n'y sont que très rares, personne n'y est torturé et les gens qui s'y trouvent s'y ennuiront jusqu'à la fin du monde. Le troisième cercle est réservé aux gourmands. Ils sont plongés dans la boue et les déjections, condamnés à ramper dedans indéfiniment. Ceux qui refusent de ramper sont dévorés par des cerbères. Le quatrième cercle est réservé aux avares. Ils sont rendus fous et sont condamnés à s'entretuer en continu. Le cinquième cercle c'est le club med des Coléreux. L'endroit est un gigantesque marais maudit dans lequel mille démons traquent les âmes pour les déchiqueter. Le sixième cercle sert aux hérétiques. Et si tu veux rire, seuls les anges ont le droit de condamner une âme à finir là bas. Le septième est réservé à plusieurs gens. Les assassins, les suicidés, et les violeurs. C'est le cercle où les tortures sont les plus abominables. Tous les démons de l'enfer s'y rendent régulièrement pour malmener les âmes. On y est déchiquetés, réanimés, re-déchiquetés... »

Et là je parle en connaissance de cause...

« Le Huitième cercle est pour toi. Les menteurs, les usurpateurs, les trompeurs et... les voleurs. Les voleurs on les lâche dans une fosse pleine de serpents géants qui les broient. Quant au dernier Cercle, il est fait pour les traîtres que l'on condamne à devenir servant du Diable en personne. »

Voilà pour le topo de ce qui va probablement nous arriver si on se fait pécho par les démons qui rôdent sur les hauteurs ou si les furies viennent nous rafler.

« J'ai déjà été ici, et j'ai visité certains cercles. J'ai réussi à me barrer ce qui est... aux dernières nouvelles plutôt rare. C'est beau sur un CV. »

J'hausse les épaules.

« Mon plan pour nous barrer d'ici cette fois, c'est de réussir à accomplir un rituel. La vraie difficulté, c'est de trouver les ingrédients. Du sel, du fer, de quoi faire des bougies, du sang de démon, un miroir, de la corne de démon et... un chat pour nous guider. »

Elle, en gros.


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MessageSujet: Re: Abrenuntias satanae   Sam 18 Fév - 19:36

Abrenuntias Satanae.
Selina écoute attentivement ce que disait Constantine, elle regarde ce qu’il lui indique. Voler les fringues d’un pauvre type visiblement en très mauvais état, ça se voyait comme un nez au milieu du visage qu’il ne connaissait pas Selina qui dès aussitôt change sa mine joueuse en plus grave.

S’il y a bien une personne qu’elle ne volerait pas, ce sera un pauvre ou quelqu’un dans la merde, ce type avait vraiment l’air d’être le second cas et donc, pour des raisons éthiques, la brune préférait encore rester en tenue d’Eve et balancer son poing dans chaque mâchoire qui oserait la reluquer.
Alors qu’elle s’apprêtait à insulter l’autre de tous les noms possibles, ce dernier se mit à lui parler des trucs qui les suivaient, visiblement du style pas sympa et carrément… surréaliste. Selina avait vraiment du mal à y croire, des démons, des soldats, et encore, alors que Constantine s’installe dans un fauteuil dégueulasse, la suite est encore plus violente à gober pour la voleuse.

Au final, elle n’avait pas tout compris et en était plutôt contente, tout ce qu’il disait c’était la folie, Selina plissait les yeux, la bouche entre ouverte à l’écouter comme s’il était le gourou d’une secte. Le pire ? C’est que le type, visiblement sûr de lui et d’un naturel rassurant ne semblait pas dérangé de dire que c’était rare de pouvoir partir de cet endroit. La jeune femme était partagée entre deux sentiments : la joie d’avoir réussit à vraiment se foutre en l’air et une légère angoisse à cause de la description de ce qui l’attendait si elle restait. Gotham ou l’Enfer. Les deux se valent. Elle resta plusieurs minutes sans rien dire, à fixer le type qu’elle accompagnait qui ne semblait pas tellement stressé dans toute cette histoire.

Finalement, la seule chose qu’elle pense à dire à ce moment là ce fût :
« Et tu crois vraiment que y a une personne ici qui en se suicidant à emmené son sel ? »
Elle soupire et plonge sa tête entre ses mains, ce qu’elle pense ? « Putain, je serai pas là si j’étais restée une pute. » Pas faux. Quoi qu’elle aurait pu être massacrée avec les autres, mais elle s’imaginait bien mariée à un vieux riche accro au viagra. Ca lui rappelait ce que lui disait son mac travesti à chaque fois 't'avais du potentiel et moins de risque de te retrouver en taule ! C'est vraiment du gâchis.'

Tout ce qu’avait dit Constantine tournait dans sa tête, elle ne savait pas vraiment quoi penser et ça commençait vraiment à l’énerver. Après avoir fait les cents pas réfléchissant à comment elle pouvait sortir d’ici et comprendre ce que disait l’autre fêlé, Selina se résigne à croire ou plutôt gober les douces explications de l’exorciste. Elle s’avance finalement près de lui, bat des cils et va délicatement se poser sur les genoux de Constantine de une, parce qu’elle devait lui causer et bien se faire comprendre et de deux, parce que par terre c’était crade.

« John, mon cœur. »
Elle troque en l’espace d’une seconde sa mine charmeuse pour une mine plus dépitée. « Je sais que je passe pour l’inculte de service mais… comment comptes-tu trouver tout ton bordel ici ? Et j’ose espérer que le chat en question… ce n’est pas moi. » Ça elle l’avait brièvement compris qu’elle allait servir de table de spiritisme mais espérait que ne soit qu’une mauvaise interprétation. Elle soupire de nouveau. « J’espère sincèrement que tu es du genre à faire des blagues de mauvais goûts et que tout ce que tu as dit précédemment en est une bonne, parce que vraiment… » Elle esquisse un sourire léger. « Je préfère que tu me fasses croire que c’est une blague si c’est vrai ou je vais paniquer. »

La femme-chat se relève et va finalement s’adosser à un mur en tirant elle aussi une cigarette de son soutien-gorge ainsi que son briquet. Ce qui la rassurait tout de même, c’est que ce type ce soit arrêté sur elle plutôt qu’une autre, elle remerciait sa petite culotte, sans elle, elle irait jouer au docteur avec des démons et c’était… un peu bof comme idée.

« Du coup, je suppose que je vais devoir suivre attentivement tes instructions même si elles paraissent bizarres ? »
Elle lève l’index et ajoute. « Par contre il est hors de question que je vole les fringues d’un pauvre type en pleine agonie c’est… c’est cruel. Alors soit tu me supportes comme ça, parce j’ai rien d’autre la dessous. » C’était sûrement très dangereux mais risquer de se faire violer, se faire agresser par des types en chien, elle connaissait, ce n’était pas tellement ça qui lui faisait peur. Mais plutôt réussir à se barrer.

« Et tu sais où on peut trouver tout ce dont tu as besoin, si tu es déjà venu, non ? »

Ce serait un bon point pour lui.
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Abrenuntias satanae

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