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 In case of emergency, call 911.

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Roxane Jones


MessageSujet: In case of emergency, call 911.   Mer 5 Avr - 15:25



Dead tonality

Privés de leur petit confort, les hommes deviennent fous… Peuplade d’assistés ! peste Hecate pour elle-même. Si elle en avait le temps et l’occasion, elle râlerait toute affaire cessante sur ces créatures dégénérées que sont devenus les humains. Babouins tires-au-flanc et stupides… Elle ne les porte pas dans son cœur, et à juste raison. Outre le crash de son avion, qui l’a déjà fort mal disposée à leur égard, ils ne l’ont confrontée qu’à un spectacle de dégradante, révoltante, anarchie. Exception faite du premier d’entre eux qu’elle a rencontré, qui s’est avéré le plus civilisé (et le plus étrange pour elle au demeurant), ceux qui lui ont succédés n’ont été que de viles monstres, pas même suffisamment légitimes pour être comparés à des animaux…

Malheureusement pour elle, outre l’absence d’oreille attentive, Hecate n’a pas le temps de s’épancher et de laisser libre-court à son fiel, puisqu’elle-même court. Certains diraient qu’elle prend la fuite. En ce qui la concerne, elle s’estime en train d’opérer « un repli stratégique ». Toute arrogante soit-elle, elle ne l’est pas encore suffisamment pour s’estimer de taille face à une vingtaine d’individus aux armes diverses et imprévisibles, quand elle-même ne dispose dans son arsenal que d’une hache de premiers secours et d’une barre de fer. Si elle se maudit toujours d’avoir laissé son arc dans son aéronef, force lui est de constater que, de toute façon, il ne lui aurait pas été d’une grande utilité dans l’immédiat…

[…]


Il lui faut une bonne demi-heure pour semer ses poursuivants. Au moins ils ont, au moins ils sont prêts à céder, constate-t-elle, amère. Pourtant, la noblesse de l’espèce aurait voulu que ce soit le ratio inverse qui soit en application. A croire que Gotham défie les pronostics, et ce, dans tous les domaines. Après dix minutes accroupie derrière la benne d’une ruelle, elle ose sortir le bout de son nez. L’agitation née de sa poursuite par le petit groupe est toujours audible, mais dans les blocs avoisinants. Du sac à dos, volé deux semaines auparavant, rassemblant toutes ses maigres possessions, elle sort une veste à capuche qu’elle enfile, dissimulant ainsi aux regards les multiples entailles plus ou moins cicatrisées qui cisaillent ses bras nus, et la rabat sur sa tête. Rééquipant le sac, elle prend son élan, saute, se donne plus d’élan encore via la bene et parvient à attraper la dernière marche des escaliers de secours de l’immeuble à sa droite. Rapide et agile, elle se hisse jusqu’au sommet du building dans une discrétion relative, au moins suffisante pour ne pas attirer l’attention de ses poursuivants. Une fois parvenue sur le toit, se sentant dans une sécurité relative, elle gagne le centre du large espace, uniquement cassé par la sortie de quelques cheminées silencieuses faute d’électricité, et fournit le dernier effort nécessaire pour hisser sa carcasse d’amazone sur le toit du toit, ce plus maigre espace qui domine l’escalier intérieur jusqu’ici de l’immeuble. Ainsi, si quelqu’un monte, elle doute que son premier réflexe sera d’inspecter cette position et elle aura quelques maigres secondes d’avance qui lui donneront l’avantage. Evidemment, si n’importe qui arrive de n’importe où ailleurs, son avantage devient un handicap. Elle est très exposée ici. Mais ses poursuivants ne semblant pas nourrir d’intérêt pour les hauteurs et lui apparaissant comme la menace la plus immédiate…

S’asseyant en tailleur, elle s’empare de son sac et en ôte un peu de son maigre larcin : une boîte de conserve. C’est absolument infâme, et elle n’est pas certaine d’à quel moment les humains ont oublié le goût de la vraie nourriture et accepté de manger ça, mais puisque c’est soit disant nourrissant et que ses possibilités de chasse sont limitées, il lui a fallu s’adapter. Posant la boîte devant elle, elle sort également un tournevis et une petite masse, tous deux rouillés, à l’aspect déplorable, et tape du deuxième sur le premier pour ouvrir la conserve. Une fois fait, elle range ses outils et commence à manger. Avec les doigts. Les couverts, ça n’a jamais été sa tasse de thé, à l’exception des couteaux, inutiles dans le cas présent.

Engloutir, du reste, est d’avantage l’acte auquel elle s’adonne, car elle est affamée. Ecœurée par le goût abominable de l’aliment, froid qui plus est, elle n’en laisse pourtant rien, trop angoissée à l’idée de s’affaiblir. Musculeuse, elle sait que si elle ne se sustente pas à intervalles un peu plus réguliers que la normale humaine, elle tombera en état de faiblesse plus rapidement. De ce fait, les raviolis ne font pas un pli, et en moins de dix minutes, la boîte format « familial » est vide. Sans élégance, l’amazone essuie de sa bouche les quelques reliefs de sauce tomate qui s’y sont égarés d’un revers de manche. La boîte, elle la pose un peu plus loin. Abandonner ses détritus l’horripile, mais Gotham lui apparaissant comme étant la plus grande fosse de la planète… Elle allait repartir quand un bruit dans son dos attire son attention. Ses réflexes sont excellents. En une seconde, elle est face au danger, couteau à la main et accroupie, en position d’attaque, prête à frapper… Elle serra la mâchoire. Au moindre signe d’agressivité, elle taillera dans le vif, et sans la moindre hésitation…







I'll put my armor on, show you how strong I am...
I'll put my armor on, I'll show you that I am unstoppable.
crédit : code par quantum mechanics || image/gif par Tumblr
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Tobias Cooper


MessageSujet: Re: In case of emergency, call 911.   Jeu 6 Avr - 12:20


23 Janvier 2003

Quatre-vingt-quatre jours… Cela faisait maintenant Quatre-vingt-quatre jours que la ville était sans dessus-dessous. Autant de temps depuis que Nygma avait agi de manière à couper toute l’électricité dans la ville et que les hommes semblaient soudain être retournés à l’état primitif… Retirez à l’homme moderne ce qui fait selon lui sa « civilisation » et la plupart d’entre eux ne deviennent plus que des personnes paniquées. Des gens qui dans leur peur se mettent à piller et à penser de manière individualiste. Chacun pour soi et Dieu pour tous, auraient dit certains. Seulement Tobias savait qu’aucune entité transcendantale ne viendrait les aider. Sinon cela ferait longtemps que la Ligue n’aurait plus à agir.

Cette obscurité avait cependant des avantages également. Premièrement, et d’un point de vue purement esthétique, il était agréable de remarquer pour une fois les étoiles à côté de la lune qui présentait son premier quartier dans le ciel. Dommage pour l’individu que ce dernier n’ait pas vraiment le temps d’en profiter. La population devenait dingue, et il fallait stopper le sphinx afin que Gotham retrouve un semblant de normalité, parce que si le blackout avait nuit à la majeure partie de la population, elle avait cependant procuré un avantage à une certaine partie d’entre elle : les criminels.

L’absence d’électricité signifiait absence de sécurités qui se servaient principalement de cette source d’énergie. Mais aussi absence de téléphone, et de moyens de faire appels aux secours. Une situation idéale pour ainsi s’en prendre à n’importe qui, car la police ne pouvait pas être partout et impossible pour elle d’agir comme à son habitude. La décision avait donc été prise par la Ligue de aussi laisser la majeure partie de ses agents sur le terrain. Certains, pour éliminer des criminels, comme lui vis-à-vis de ses cibles du protocole 10, qui n’étaient plus que deux désormais, et d’autres, pour se rapprocher du responsable de tout cela.

Le Cooper faisait partie de la seconde catégorie pour ce soir. Cela signifiait qu’il portait donc une tenue plus « civile » qu’en temps normal. Ainsi, habillé d’un jean noir, d’un pull gris foncé, de rangers noires, d’une doudoune sans manches de la même couleur, de gants et d’un bonnet, il ressemblait plutôt à un individu dont les habits sont prêts pour l’hiver, et qui lui permettent de se dissimuler plus ou moins.  A cela s’ajoute un holster dissimulé qui contient son Desert Eagle, et une sacoche, le long de sa jambe, avec un couteau de combat. Dans des poches intérieures de la doudoune se trouvent deux grandes, une qui est fumigène, et l'autre flashbang. Sur son dos, un sac adapté contient une ou deux autres armes, et des munitions, ainsi que des kits de premier secours, et de la nourriture séchée, pouvant se conserver plusieurs semaines.

La tenue idéale pour son identité du moment, et quelques ressources pour paraître être de bonne foi si par hasard une fenêtre s’ouvre sur son objectif : trouver l’un des nombreux hommes du sphinx et le persuader de le laisser rejoindre leurs rangs pour pouvoir ensuite faire s’effondrer tout cela de l’intérieur. Cela signifie aussi qu’il faut suivre de près les mouvements de différents groupes de criminels, et essayer, au jugé, ce qui n’est pas toujours simple, de comprendre qui travaille avec l’homme-mystère.

C’est à force de chercher que le trader tombe sur une course poursuite entre une vingtaine d’individus armés, et une jeune femme d’apparence. Les armes sont diverses et si certaines sont faites pour le corps-à-corps, d’autres sont des armes à feu, au sens figuré comme au propre si ce qu’il aperçoit dans le dos de l’un d’eux est bien un lance-flamme.  Même si la Ligue n’a pas vocation à être l’armée du salut, le fait de voir cela le révolte, et il poursuit par les toits, avec toute la discrétion possible, la course de cette femme.

Cette dernière réussit cependant à échapper à ses poursuivants, qui s’étaient répartis dans les blocs alentours. Sa sécurité était donc toute relative. Pour autant, si le groupe continuait à chercher, il finirait par lui remettre la main dessus. Nul doute qu’alors s’en serait fini pour elle, et que ces hommes ne devaient pas avoir que des pensées chastes la concernant. La plupart des citoyens lamda s’enfermaient chez eux à la nuit tombée et ne ressortaient pas avant que le soleil soit levé. Si cette femme était là, sans doute que le choix de la sécurité ne lui appartenait pas. Tobias était tout de même curieux de savoir pourquoi ces hommes en avaient après elle, si ce n’était pas pour l’attrait de la chair, et où ils avaient bien pu chopper de telles armes. Le meilleur moyen semblait cependant de voir avec l’intéressée. C’est pourquoi il passa d’un toit à l’autre, maudissant le bruit des objets qu’il avait dans son sac en atterrissant.


- Je ne vous veux aucun mal. J’ai vu ces hommes vous poursuivre dans la rue et je venais pour vous aider. Je vois cependant que je suis le premier à vous trouver. Tant mieux.


Ses mains étaient levées, pour démontrer la sincérité de ses paroles. Pour autant, ce dernier était tout à fait prêt à réagir et à stopper toute agression. Il voulait juste comprendre, et aider, si possible. Éviter dans le meilleur des cas une nouvelle perte civile. Tout en éliminant ces criminels si ces derniers arrivaient.
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